Restaurants en Provence

La table à Deniz, ça fait des années que ça dure !

table a deniz plattable a deniz saladePas la peine de répéter qu’ici tout est frais du jour et préparé le matin pour être servi à midi puisque tout le monde le sait. Et ça fait des années, qu’au déjeuner, la Table à Deniz affiche complet. Mercredi, l’ardoise était alléchante : filet mignon de porc caramel aux figues, marinade de thon frais poêlé au citron-soja, pavé de boeuf grillé jus aux cinq baies… En salle, on discute, on lit Charlie Hebdo et on prend le pouls de la ville car ici, en toute discrétion, se croisent banquiers et juges, commerçants et architectes venus se faire dorloter. Le service est charmant, prévenant et très familial. Le suprême de pintade rôti sera servi sur des tagliatelles aux cèpes : viande souple et gorgée des sucs de cuisson, jus abondant, grosses lamelles de champignons, vous retrouverez tous les charmes de la cuisine de grand-mère. La salade tiède paysanne répond aux soucis de ceux qui veulent garder la ligne et la tarte au citron maison est acidulée à souhait et mériterait de plus grosses parts… C’est un sans faute de l’accueil au café. Comme un fil conducteur, le sourire de nos hôtes est permanent, les voix sont douces et la détente totale. Faut-il y aller ? Vous n’avez qu’à relire les lignes précédentes si vous avez encore un doute.

La Table à Deniz, 63, rue Sainte, Marseille 1er arr. ; résas au 04 91 54 19 74.
Formules déjeuner aux environs de 16 €.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.