Restaurants en Provence

Le Rowing club, à Marseille

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A peine, ou déjà, 8 mois que Christian Ernst a rejoint Gilbert Bitton au Rowing club. Un curieux attelage mais d’une redoutable efficacité. Bitton, égal à lui-même, accueille, embrasse, sourit et rit, occupe l’espace avec un professionnalisme qui ne s’érode pas au fil des ans. Ernst, grand costaud habillé de sa tenue noire brodée, passe de la cuisine à la salle et s’enquiert : « Tout va bien ? ». Les deux hommes se complètent à merveille et ça se sent. Oublions les tapas, c’est pour les radins ou ceux qui ne savent pas manger. La carte propose un pot-au-feu de foie gras en raviole ouverte-croustillant de légumes oubliés, une bruschetta de sanglier confit-émulsion de pata negra écume de genièvre velouté de courge, un jarret de cochon noir de bigorre confit 12 heures-gnocchi au piment d’espelette ou un quasi de veau rôti en cocotte croûte de noix et comté-légumes d’hiver… C’est intelligent, bien troussé et les intitulés ont les pieds bien ancrés dans leur terroir.

rowing3A midi, le duo de palamide (séchée et en sashimi) très bien assaisonné précède une lotte escortée de tomates ananas, green zebra baignées d’une écume d’oursin. Le jeu végétal (câpres, ail des ours) résonne sur la fleur de sel et l’iode du poisson. C’est intéressant mais l’assiette manque de température, tout est tiède et les saveurs s’en trouvent pénalisées. Le médaillon de saint-pierre est bien plus intense, Ernst l’accompagne de caviar de hareng et d’une déclinaison de carottes (pourpres, jaunes) et asperges cuites à la perfection. Un petit dessert ? Ils sont signés Sylvain Depuichaffray, le pâtissier de la rue Grignan. Le baba au rhum chantilly-fraises vaut à lui seul le détour. Ce qu’il faut en penser ? Que du bien. Le Rowing a trouvé sa place, son rythme et on s’y sent à l’aise. D’autant qu’avec les beaux jours, on va pouvoir profiter de la grande terrasse sur le toît avec une vue à couper le souffle sur le port et le Mucem. Quant aux tarifs, si on pouvait envisager quelques plats moins onéreux, ce serait un plus…

34, boulevard Charles-Livon, 13007 Marseille ; résas au 04 91 90 07 78.
Plat retour du marché 15 € ; ardoise 50 € ; carte 46 €. Pain 10/20 – café : 11/20.

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Vite lu

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.