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Le Tôqué à Caumont-sur-Durance, au plus près des producteurs

Il leur en a fallu du courage pour, à 26 ans, se jeter à l’eau et ouvrir leur propre restaurant. Mais l’audace a fini par payer et, 2 ans plus tard, Greg et Deborah Dandel mesurent le chemin parcouru. Bien avant que le Toqué ne fût un restaurant, il y avait ici même une agence bancaire. « Nous voulions nous mettre à notre compte, se remémore Greg Dandel, et nous avions répondu à un appel d’offres pour créer un restaurant dans le jardin romain du village. Mais ça ne s’est pas fait et quelque temps plus tard, la mairie nous a rappelés pour nous proposer cette ancienne agence bancaire, afin de la transformer en restaurant ».

Le Tôqué
Greg Dandel : « J’ai aussi travaillé chez Michel Philibert au Barroux, au Hiély-Lucullus et au Moutardier du Pape sur la place du palais à Avignon »

Trois mois et demi de travaux plus tard, le Tôqué accueillait ses premiers clients. Greg Dandel y sert « sa » cuisine, « avec des produits frais sélectionnés correctement, explique-t-il. Nous faisons très attention également aux assaisonnements. On a toujours travaillé les poivres de timut ou de sichuan par exemple, bien avant que ce soit la mode ». Et le jeune chef de raconter aussi ses essais sur l’acide, avec des vinaigres maison comme ses vinaigres de thym ou de champignons et ses recettes de réduction de vin rouge vinaigrée à la façon d’un balsamique… « J’essaie également de distiller de la fraîcheur avec des herbes issues du jardin, de l’oseille ou de la âche des montagnes, l’ancêtre antique du céleri » poursuit le jeune patron. Tous deux originaires de Haute Savoie, Greg et Déborah ont suivi les cours de l’école hôtelière de Thonon-les-Bains. La carrière de Greg l’a conduit ensuite chez Pierre Orsi (à Lyon, 6e arr.) une année durant  puis au Sept chez Anne-Sophie Pic à Valence. « Ensuite, j’ai essentiellement travaillé dans le Vaucluse, mais mes plus grands souvenirs sont chez Pierre Orsi, un patron qui m’a appris le savoir-être du cuisinier »

« Chez nous, ce n’est pas la messe »
Ne se contentant plus de l’évidence d’une cuisine saisonnière, Greg Dandel va plus loin : « Je vais directement à la source, chez Christelle à Cavaillon chercher les asperges, sur l’île de la Barthelasse à la ferme La Reboule et au Min bien sûr mais ce que je préfère c’est le contact chez le producteur lui-même, la fraîcheur est incomparable ». Greg et Déborah travaillent tous les deux, l’un en cuisine, l’autre en salle, ils ont tissé des liens avec une clientèle d’habitués, des gens du village et des alentours, une clientèle internationale qui, été après été, s’est laissé séduire par le foie-gras du Sud-Ouest mi-cuit monté en couches à la façon d’un opéra aux chutneys de pomme-passion ou poire-baies de cannelier gelée acidulée ou par la bouillabaisse en 3 poissons, maigre mariné cru, moelleux de congre et rascasse rôtie soupe comme une sauce…

« Chez nous on ne dit pas la messe, nous sommes un restaurant de village dans lequel on vient célébrer des moments importants » disent Greg et Déborah Dandel. Leur restaurant a été recommandé au Collège culinaire de France par un client fine fourchette qui jugeait le Tôqué digne de cette association. Il n’est pas de plus beau compliment.

Le Tôqué, 1, faubourg Saint-Sébastien, 84510 Caumont-sur-Durance ; infos au 06 24 25 00 98. Midi, plat du jour : 15 €, dessert du jour : 4 €.  Formules 35 et 45 €.

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Marseille

Farinette c’est fini. Quatorze mois plus tard, la boulangerie de Manon et Etienne Geney tire le rideau. « Nous avons vécu une année compliquée et la hausse globale des coûts, énergie et matières confondues, a fragilisé notre modèle économique, explique Etienne Geney. Nous n’avons pas voulu fragiliser la Maison Geney voisine et on a pensé qu’il valait mieux tout arrêter ». En dépit de cette annonce, l’équipe vient de terminer une série de tournages pour la « Meilleure boulangerie de France » (M6) et le couple Geney enfonce le clou : – On y a mis tout notre cœur, on n’a proposé que du bon pain, on a fait de gros progrès et on ne retire que du bien de cette expérience ». Toujours propriétaires du nom Farinette qu’ils ont déposé, les Geney attendent que « le temps passe » et promet : « On reviendra mais on ne sait pas quand ». Fermeture le 4 février 2023.

Marrou à Saint-Barnabé. Porté par le succès de ses implantations au Prado, à Castellane et à l’opéra, Marrou ouvre un espace traiteur-pâtisserie à l’entrée de la galerie Saint-Barnabé Village (95, rue Montaigne, 12e). Il sera possible de déjeuner sur place et de profiter du salon de thé à toute heure de la journée. Une terrasse et des places en salle sont annoncées. Les Marseillais de boboboom (présents déjà à Paris, les Emirats, Londres, la Savoie , Rio et New York) signeront la déco et le style de l’enseigne.

 

Ramatuelle

Raclette à Pampelonne. Fondée par la famille Manificat dans les années 70, L’Orangerie compte parmi les historiques de la plage de Pampelonne. Ce restaurant de plage est l’un des seuls de la baie à accueillir ses clients toute l’année, 7 jours sur 7. Pour cet hiver, le chef Daniele Negrini a eu l’idée de proposer une raclette… original face à la mer ! Côté tarif, ça reste raisonnable : 35 € par personne, pour deux convives minimum.
L’Orangerie,
962, chemin des Tamaris, 83350 Ramatuelle ; infos au 04 94 79 84 74.

 

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