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La Reboule à Avignon, une ferme urbaine grandeur nature

La RebouleUne ferme urbaine, c’est rare, mais une ferme urbaine sur une île c’est unique ! Sur l’île de la Barthelasse, entre Villeneuve et le palais des Papes, ce vieux mas raconte 300 ans d’histoires. La ferme la Reboule est entrée dans la famille Cappeau, il y a un siècle. Dans un défilé quasi-ininterrompu, le public défile chaque jour en quête de fruits et légumes frais, aux origines certifiées. Aujourd’hui, la ferme la Reboule propose environ 150 variétés de légumes à l’année. Pour exemple, « une vingtaine de variétés de courges, une centaine de variétés de tomates, mais aussi des légumes anciens tel que le panais, les topinambours… » liste Clément Cappeau, en charge de l’exploitation avec ses deux frères, Mathieu et Numa. Des produits originaux tels que le pâtisson sont mis à l’honneur, afin de faire connaître à la clientèle les produits du terroir. Le défi des trois frères : « Faire découvrir la diversité des variétés ».

La RebouleEn cette période estivale, la Reboule propose “des fruits tels que les melons, des fraises mais aussi des pêches et abricots de petits producteurs locaux. Nous n’avons ni pêcher ni abricotier, alors, afin de proposer une gamme diversifiée à nos acheteurs, nous nous fournissons chez des producteurs voisins, explique Numa. Pour ce qui est des légumes, tomates, courgettes, pâtissons, aubergines, oignons, fenouil, ils proviennent tous de la ferme”. Le produit phare de la Reboule c’est la tomate. Clément conseille de la cuisiner “en salade avec un oignon de Simiane, très doux et parfumé, puis assaisonné d’un trait d’huile d’olive et parsemé de feuilles de basilic”.

“La société évolue et les consommateurs préfèrent acheter directement chez le producteur. Il n’y a rien de plus gratifiant que de savoir que nos produits plaisent aux clients”.

La ferme est en agriculture raisonnée et en bio mais les Cappeau n’ont aucun label : “Nos engrais sont d’origine naturelle et lorsque nous sommes obligés de traiter nos produits nous utilisons des produits labellisés agriculture biologique” raconte Mathieu, dans un souci de “laisser faire la nature”. Chez les Cappeau, on trouve aussi le miel d’un apiculteur de l’île de la Barthelasse, des œufs fermiers de la région, du fromage de chèvre de Bagnols-sur-Cèze ainsi que des produits transformés, type soupe, réalisés avec les légumes de la ferme. La Reboule mène des actions de sensibilisation auprès des enfants. Lors de la visite du domaine, les trois frères accompagnent les écoliers dans les champs pour une leçon de sciences naturelles grandeur nature. Le but, “valoriser le patrimoine et développer l’exploitation” est désormais atteint.

Marie Riera / Photos M.R.

Ferme La Reboule, 1250, chemin de la Barthelasse à Avignon ; horaires des visites aux 06 77 36 29 71 / 06 71 08 28 15

La RebouleUne histoire séculaire

C’est l’arrière-grand-père de Clément, Mathieu et Numa qui a acheté ce mas, en 1910. “A cette époque, la zone était très inondable et pour échapper aux futures catastrophes naturelles, il a décidé de planter des vignes, seules aptes à résister aux inondations”, raconte Clément. Le papa de ce dernier reprend le vignoble, “il vinifiait dans l’actuel magasin qu’autrefois on appelait la cave”. Dans les années 80, les vignes sont arrachées et des pommiers, pêchers et des pruniers sont plantés. Durant cette même décennie, il crée sur place un stand de vente directe pour suppléer la vente en gros. Il développe l’activité en proposant davantage de tomates et salades. En 2007, Numa et Mathieu reprennent l’exploitation agricole. Ils étendent la vente en proposant leurs produits aux restaurateurs. Les vergers ont disparu, seuls subsistent des pommiers et quelques pruniers. Ils choisissent “de reprendre l’activité avec le maraîchage c’est-à-dire des cultures de légumes, et de fruits”. Quatre ans plus tard, Clément rejoint l’aventure au côté de ses deux frères. Tous les trois issus de parcours professionnels différents. Mathieu travaillait dans l’équitation, Numa a obtenu un BTS en viticulture et œnologie et Clément a fait un master en commerce et management ; il les rejoindra quatre ans plus tard.

M.R.

Vite lu

Un nouveau chef au Chardon Du 21 mars au 1er avril Mickael Arnaud prend possession du Chardon à Arles. Mickaël a appris la cuisine dans le Sud de la France et s’est formé chez Marc Veyrat à Megève à “la Ferme de mon Père”, enchaînant ensuite les postes de second puis de chef de cuisine dans plusieurs bistrots parisiens : la Fleur bleue, Café de l’Époque, la Closerie des Lilas, Chacun Fait, Alf et Billili. Il organise régulièrement des événements où il invite d’autres potes chefs comme lui. Son approche très naturelle de la cuisine, favorise la cuisson des produits frais et saisonniers. C’est au Chardon, du jeudi soir au lundi soir (19h30-22h30) et du vendredi au lundi midi (12h30-14h30) ; infos au 09 72 86 72 04.

ProWein 2019 37 domaines des appellations côtes-de-Provence, coteaux d’Aix-en-Provence et coteaux varois en Provence étaient réunies sur le stand du Comité interprofessionnel des vins de Provence à ProWein à Düsseldorf, leader des salons professionnels internationaux des vins et spiritueux. Près de 2 000 visiteurs se sont rendus sur l’espace libre de dégustation, soit une hausse de 100% par rapport à 2018. Un engouement des professionnels qui confirme la notoriété et les bons résultats des vins de Provence à l’export. L’export, 1er débouché des Vins de Provence avec 429 171 hl (équivalent à 57 millions de bouteilles) exportés en 2018 toutes couleurs confondues.

Conticini Salon du chocolat à Arles Arles accueille du 30 mars au 1er avril son salon du chocolat. Venus de tout l’Hexagone, pâtissiers, chocolatiers et biscuitiers se partageront 1700 m2 du palais des congrès. En tablettes, rochers, à tartiner, à fondre, au lait ou noir, le chocolat sera présenté sous toutes ses formes. En outre, des stands de vins doux, de champagne, des jus de fruits, arts de la table et autres sucreries compléteront l’offre. Démonstrations, ateliers, animations, défilés de mode ponctueront ces journées. Par ailleurs, le pâtissier Philippe Conticini sera présent le samedi de 10h à 16 heures et viendra à la rencontre des visiteurs qui lui poseront des questions à la fois pâtissières et professionnelles. Du 30 mars au 1er avril, de 10h à 19h, ave de la Première Division de la France libre ; infos au 04 90 99 08 08. Entrée : 5 € et 3 €.

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