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La sardine, invitée vedette du plus grand cours de cuisine MPG2019

2012-2019. Il aura fallu 7 ans pour que l’idée de Lionel Lévy prenne corps. Le 28 juin prochain, quelque 1050 personnes se donneront rendez-vous à 18 heures sur la place Bargemon, entre Vieux-Port et mairie, pour vivre le plus grand cours de cuisine jamais réalisé en public. « Il y a sept ans, on avait fait une démonstration à la foire de Marseille, au parc Chanot, et le succès avait été tel que l’idée d’une grande session de cuisine a vite germé » raconte Lionel Lévy, en charge de la restauration de l’Intercontinetal-Hôtel Dieu.
Et puis l’occasion offerte par MPG2019 s’est présentée.

sardine« Il fallait satisfaire quelques conditions, poursuit le cuisinier. Initialement, on avait pensé réunir de 4000 à 5000 personnes sur la Canebière mais les questions de sécurité se sont posées. Ensuite, on avait envisagé le Vélodrome mais les contraintes techniques étaient trop importantes et c’est là qu’on a pensé à la place Bargemon ».
Entre autres obligations, Lévy voulait que l’événement soit convivial, festif et fraternel : « On ne voulait pas de démonstration, pas de cours magistral. On ne voulait pas jouer au petit jeu des prouesses techniques infaisables… Je proposerai même des trucs et astuces dans un esprit de partage » explique le chef de l’Intercontinental. Pour enfoncer plus encore le clou de la confraternité, pas moins de 27 chefs ont d’ores et déjà accepté de se plier au jeu : Fabien Torrente, Gilles Carmignani, Christophe Negrel, Jean-Claude de Lanfranchi, Franck Paté ou Ippei Uemura pour n’en citer que quelques-uns. « Ce sera un ping-pong avec les copains qui seront immergés dans le public. On s’interpellera dans un esprit ludique et bon enfant », dit Lionel Lévy qui insiste sur l’esprit jeu et partage de cet après-midi.

La sardine en guest
Au chapitre des obligations inhérentes au bon déroulement de ce genre d’opération, la recette ne devait nécessiter aucune cuisson ni besoin électrique. La recette portera sur une sardine en référence au fameux poisson « qui a bouché le port de Marseille, oui je sais, ça fait un peu cliché », s’amuse Lévy. « J’expliquerai comment la dépiauter et la cuire sans source de chaleur ». Travaillée sur un condiment citron avec des olives noires et des câpres, la recette de sardine sera dégustée illico à la façon d’un toast. A ce jour, les inscriptions sont closes et les 1050 inscrits commencent à mesurer leur chance… Des tabliers, des petites bouteilles d’huile d’olive, des gadgets seront offerts aux valeureux participants. Pour l’heure, Lionel Lévy commence à ressentir la pression : « D’habitude j’aime bien les défis mais là, je me sens fébrile. Un voeu vieux de plusieurs années se réalise, j’espère que mon excitation sera contagieuse ».

Rendez-vous le 28 juin, à 18h place Bargemon. Le programme de MPG2019 ici.

Photo Dana tentis

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.