Avec Marcello Pane e Vino, on s’amuserait à rebaptiser le cours d’Estienne d’Orves en piazza dell’arsenale, le caractère italien du quartier s’accommodant tout à fait avec la carte de ce restaurant ouvert l’été dernier. Sur les ardoises, s’entrechoquent le vitello tonnato avec le poulpe rôti, le spritz avec le limoncello. Au déjeuner, la terrasse se compose de tables deux couverts en majorité, des avocats, des employés de bureau, qui parlent travail dans une ambiance détendue.
En cuisine, Gilles Danthez propose le meilleur : un carpaccio arrosé d’un fin trait d’huile d’olive-basilic ciselé et parmesan, une saucisse italienne bien poivrée et parfaitement grillée accompagnée de frites fraîches de toute évidence préparées dans l’instant. Au Monsieur qui raconte son séjour à Athènes à la table voisine, son interlocutrice répond qu’elle « rêve d’y retourner ». Est-ce un effet du soleil qui caresse les tables ? Mais les conversations se font moins sérieuses. Maintenant, ce sont les touristes qui tirent la chaise tout heureux de profiter, aussi bien que les Marseillais, de cette arrière-saison. La carte proposait un dessert qui n’a de cassate que le nom : deux tranches de nougat glacé, posées sur une fine couche de génoise. Un nougat miellé et lacté où les éclats de fruits le disputent aux amandes et pistaches fraîches. Alors faut-il y aller ? Oui car au déjeuner, la formule est d’un bon rapport et le service rapide et très sympa. Oui car, le soir, c’est « gai comme un Italien quand il sait qu’il aura de l’amour et du vin » qu’on s’empare de la carte aux énoncés aussi chantant qu’évocateurs : piccoli calzone, le fameux petit calzone, la parmiggiana de la mamma Rose, fritto misto, beignets, petits farcis, pizza di verdura…
Sur les tables, on commente les vins rouges des Abruzzes (Montepulciano bio), de Campanie (Aglianico), de Sicile (Nero d’avola bio) pendant que d’autres lèvent le coude sur les blancs de la région de Venise (Lugana) ou ce Pinot grigio aux arômes salins, tout en tension, sur une pointe d’iode. Il semble que l’été ne veuille pas partir, qui s’en plaindra ?
Marcello pane e vino, 29, place aux Huiles, Marseille 1er ; déjeuner 15, 19 et 23 €. Soir, formules apéritives, antipasti de 9 à 13 €, piatti grandi de 14 à 16 €, vins au verre 6 € environ. Infos au 04 91 33 26 44.

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
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