Vins rosés, vins d'été

Vins de Mirabeau : Etoile 2018, un rosé au firmament

MirabeauUn amour immodéré de la Provence, du vin et un couple. Voilà le triptyque parfait pour un conte de fée devenu réalité. Il y a 10 ans, après avoir mûrement réfléchi et pris leur décision, Stephen et Jeany Cronk abandonnaient la grisaille londonienne pour la falaise de Cotignac, dans le Var, en pleine Provence verte. Produire du vin, créer l’un des meilleurs rosés de Provence, voilà pour leur ambition qu’ils baptisent Mirabeau. Une marque qui incarne l’art de vivre provençal et qui porte ses fruits : les négociants exportent aujourd’hui 90% de leurs 1 200 000 cols sur 53 marchés… On est loin des 125 000 bouteilles commercialisées en 2011 sur 4 destinations ! Du négoce à la viticulture il n’y a qu’un pas et voici notre famille bien armée pour acheter un domaine, « c’est désormais quelque chose qui nous semble viable et plus qu’espéré » souffle-t-on laissant entendre que la concrétisation foncière se réaliserait dans l’année.
Pour fêter cette bonne nouvelle, on débouchera cette cuvée Etoile 2018, composée de grenache à 90% et de cinsault. Ce rosé de pressurage présente une robe litchi témoin de sa délicatesse et de son élégance. Avec un nez de pêche de vigne et de fleurs blanches, ce vin équilibré et harmonieux offre une bouche ronde et fruitée. Une belle tension en finale marque une longueur sur le fruit à chair ferme tout en fraîcheur. Comme tous les rosés de cet acabit, cet Etoile s’accorde parfaitement des cuisines sudistes, salade niçoise, taboulé, fatouch’ par exemple en veillant à ne pas trop citronner ni vinaigrer les sauces. Convenant tout aussi bien aux crustacés (langoustes, homards, crabes) qu’aux viandes grillées au barbecue, le rosé Etoile 2018 exaltera les saveurs de gambas à la plancha et de desserts aux fruits rouges comme les charlottes aux framboises et autres fraisiers. Une dernière idée ? Des tagliatelles de courgettes crues à l’huile d’olive et à la sauce soja parsemées de grains de sésame torréfiés… De quoi passer un bel été !

Mirabeau en Provence, 5, cours Gambetta, 83 570 Cotignac ; cuvée Etoile rosé 2018, 75 cl, 10,50 € départ cave. Infos au 04 94 37 40 02.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.