Restaurants en Provence

Muy Heng, le restaurant vietnamien et familial de la Joliette

Muy HengIl y avait autrefois dans le quartier de la Joliette quantité de restaurants sino-vietnamiens, généralement tenus par des familles, qui adaptaient peu ou prou leurs recettes aux ingrédients et goûts occidentaux. Avec les tentatives hasardeuses de gentrification du quartier, beaucoup sont partis, peu sont restés. Ils perpétuent leur histoire, refusant un second exil qui aurait arrangé bien des promoteurs. Le Muy Heng est de ceux-là. Ce samedi au déjeuner, beaucoup de Vietnamiens d’origine sont attablés. C’est rassurant, c’est engageant. On se dit qu’il y a là un bel indice de qualité. Vous n’échapperez ni aux lanternes rouges, ni aux divinités garantissant bonheur et prospérité à qui les vénère. Vous n’échapperez pas non plus aux Xiu Mai, aux Ha cao et autres canard laqué. Mais il y a des pépites bien cachées dans la carte qui doivent appâter les appétits : ici, on sert des Banh Xeo (crêpe vietnamienne croustillante), des Banh cuon (crêpes de riz au porc et champignons noirs), un riz boeuf loc lac (viande en dés, riz rouge et oeuf au plat) qui sortent des sentiers battus.
Sur quelles merveilles faudra-t-il se concentrer ? Suivez le guide et dégustez ces rouleaux de boeuf piquants (bo cuon), pimentés avec justesse contrastant la fraîcheur d’un rouleau de printemps et la chaleur des lamelles de viande cuite et roulée chaude. Les rouleaux végétariens sont eux aussi préparés dans l’instant, bien serrés, façonnés à la main avec dextérité. Ir-ré-pro-cha-bles. La sauce du poulet au curry, épaisse et joliment relevée, nappe une viande à la parfaite tendreté. La maîtrise des mélanges d’épices et la suavité vigoureuse de la sauce convient parfaitement à un simple riz blanc. Le riz (faussement) cantonnais convient à ce que les Européens s’imaginent en la matière, mais il est bon. S’il fallait ici répondre à une injonction, ce serait celle de déguster les fameuses crevettes au sel et poivre, à tremper dans une “eau” salée et poivrée elle aussi. Les queues sont croustillantes et les chairs charnues. On trempe, on mord dedans, on se régale en se léchant les doigts sans bouder son plaisir. Oubliez les desserts, optez pour un café. Alors faut-il y aller ? Oui car cette adresse nous conduit sur des sentiers rarement empruntés, oui parce que les portions sont copieuses et le travail d’une incontestable fraîcheur. Oui enfin car le rapport qualité-prix mérite qu’on délaisse les concepts imaginés à Paris et qui pullulent dans le quartier au profit d’enseignes humbles mais largement meilleures.

Le Muy Heng, 51, avenue Robert-Schuman, Marseille 2e arr. Résas au 04 91 91 01 30.
A partir de 12 euros. Carte de 16 à 20 euros.

2 commentaires

Cliquer ici pour écrire un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Infos express

Brunches du dimanche À partir du 27 septembre, et jusqu’à la fin de l’année, La Benvengudo propose aux gourmands (et aux lève-tard) un brunch concocté par la chef Julie Chaix. Sous forme de buffet, les hôtes disposeront d’une sélection de mets salés et sucrés, cuisinés à partir de produits locaux et de saison. Une pause gourmande parfaite avant de partir se balader dans le village des Baux-de-Provence. Brunch servi tous les dimanches de 11h30 à 15h, prix : 49 € par personne. Infos au 04 90 54 32 54.

Glenn Viel, chef du restaurant l’Oustau de Baumanière, aux Baux-de-Provence, a été élu « chef de l’année 2020 » par ses pairs à l’occasion de la 34e édition des Trophées du magazine Le Chef ce lundi 21 septembre. Né en janvier 1980 dans une famille de militaires, son aventure à Baumanière a démarré en 2015 quand Jean-André Charial, le propriétaire, l’a appelé pour redonner vie à ce restaurant mythique. Dès son arrivée, Glenn Viel a mis en place une cuisine écoresponsable avec le développement d’un potager bio, de ruches ainsi qu’une ferme pédagogique. En janvier 2020, il décroche sa 3e étoile. Il est aussi distingué au titre de la “gastronomie durable”, lancé par le guide rouge qui honore les restaurants ayant une démarche écoresponsable. Côté pâtisserie, c’est Brandon Dehan du même restaurant qui est distingué. Originaire de Noyon dans l’Oise, il avait été désigné jeune chef pâtissier de l’année en 2019 par le guide Gault et Millau. Ce sont les chefs référencés dans le Guide Michelin qui votent chaque année pour élire les meilleurs de la profession lors de cette 34e édition des Trophées du magazine Le Chef, seule élection des professionnels de la gastronomie française par leurs pairs.

Samedi 10 octobre « Plus beau village de France » du nord Vaucluse, Séguret organise toute la journée, une dégustation des vins du village, une découverte de nombreux artistes et créateurs du village, une découverte de boulange à l’ancienne avec démonstration en direct (confection de pains, de brioches et de tartes au sucre à l’ancienne dans le four banal du village). A 10 h, accueil au portail de la Bise pour la remise du programme de la journée. À 10 h, 11 h, 15 h et 18 h : visites guidées du village médiéval au départ du portail de la Bise. Durée environ 1h (3 € par adulte et gratuit pour les mineurs).
10 h 30 et 15 h 30 : atelier « la vie des Abeilles » suivi d’une dégustation des miels bio de Jérôme Busato au château Cohola à Sablet. A 11 h et 16 h : atelier « les 3 goûts de l’huile d’olive en Provence » à l’atelier les 3 Souquets à Séguret.  12 h : dégustation des bières artisanales de Jean-Pierre Meffre de Chante-Grenouille. A 16 h 30 : cooking show sur le thème des Traditions de Séguret avec présentation de plusieurs mini recettes (au restaurant Le Mesclun – durée 1 h, gratuit, 20 personnes max). 17 h 30 : petit historique sur le métier de santonnier avec explication des différentes étapes de création artisanale d’un santon avec Denis Voeux. Plus d’informations au 04 90 46 91 06.

Le GP sur les réseaux

Retrouvez-nous 24/24h en photos !

Abonnez-vous à notre newsletter