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Pedro et Moïze garderont les jambons à votre nom et vendront du vin en vrac

Pedro et MoïzeUn petit dernier vient étoffer l’offre restauratrice de la rue Sainte : “Chez Pedro et Moize”. Dans un magasin qui vendait, il y a encore quelques semaines, des compléments alimentaires pour sportifs, trois copains ont décidé d’y installer leur concept. “Nous allons proposer du gardiennage de jambons, avance Pedro, 32 ans. Chaque cuisse sera marquée du nom de son propriétaire et sera conservée sur place”. A ce jour, la sélection s’oriente vers des porcs élevés et abattus en Italie, “afin de proposer une offre différente de ce qui existe” analyse Pedro. “A l’image d’une cave à vins, nous proposerons en outre un choix de 60-70 bouteilles issues de tous les terroirs de France ainsi que quelques flacons chiliens et israéliens, ajoute Moize, le cadet de 29 ans. Des vins en trois couleurs, des vins bio, nature et biodynamiques” pour répondre aux actuels modes de consommation.

Pedro et Moïze… et aussi Thomas !
Entre autres nouveautés, l’adresse renouera avec le vieil usage du vin vendu en vrac : “Nous proposerons des bouteilles vides consignées 1 euro, poursuit Pedro. Le vin sera commercialisé en vrac, au litre, proposé en trois couleurs, fluctuantes au fil des saisons, à l’instar du rosé qui cartonne en été”. Une coopérative des Bouches-du-Rhône, classée dans les côtes-de-Provence, devrait répondre à l’appel des trois amis. Pour le déjeuner, une carte proposant 4 entrées, autant de plats et de desserts, sera réactualisée chaque jour par Pedro qui animera la cuisine. Ancien de l’école hôtelière de Bonneveine, formé par Eric Sapet au Mas des Herbes Blanches dans le Vaucluse, Pedro a aussi appris le métier à la Part des Anges et à la Cave de Baille.
Moize, lui, est un ancien comptable “qui ne pouvait plus supporter d’être enfermé toute la journée” ; c’est en bossant, lui aussi, à la Part des Anges, qu’il s’est lié d’amitié avec Pedro. Quant à Thomas, c’est à lui que vont échoir “la comptabilité et la paperasse” : “Il sera là sporadiquement pour nous aider derrière le comptoir” assure Moize.

Sur une surface de quelque 44 m2, l’échoppe proposera 20-25 places assises : “Le but, c’est de contenter le client, pas de faire du chiffre et de se laisser déborder”, promettent les deux copains. Dans l’esprit d’un bar à vins, le comptoir sera carrelé et le sol parqueté ; 3 barriques de 50 litres et une cuisine vitrée feront partie du décor. Ouverture espérée : avril 2017.

Chez Pedro et Moize, 90, rue Sainte, Marseille 7e arr. 

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En bref

Le grand marché de la friche sera poulpesque A chaque nouvelle saison, les grands marchés mettent en vedette un produit et le lundi 7 octobre, pour la session d’automne, le poulpe fera l’objet de toutes les attentions. Ce soir-là, 40 producteurs de la région seront présents (fruits et légumes d’automne, des fromagers, viande de volaille et de bœuf, du vin et du pain, des épices et des infusions, des herbes aromatiques ainsi que du poulpe frais, séché, fumé, en conserve…)
En cuisine, Philippe Ivanez (Les Jnoun Factory / Gargantuart) cuisinier, artiste, plasticien et photographe fera chanter les supions, encornets, seiches sur sa plancha accompagnés de panisses frites nappées de black (encre de seiche, wasabi) ou orange mayo (paprika basque fumé). La brigade des grandes Tables préparera une marmite de daube de poulpe, pour rassasier les plus affamés. Au four à bois, une pizza de la mer. Au micro de Pierre Psaltis (Le Grand Pastis) et Jonah Senouillet (Radio Grenouille), on examinera le poulpe avec passion aux côtés d’invités et experts qui se succéderont à table de 18h à 20h. De 20h15 à 21h30, place au solo poulpesque et psychédélique de LpLpo, créature énigmatique qui se nourrit de courant électrique et de sons cabalistiques. Sans oublier la plongée sous-marine et lunaire avec les photos de Denis Cartet. Toutes les infos ici.

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