Restaurants en Provence

Radisson Blu : restaurant le Quai du 7e, terrain de jeu de Laurent Skora

le quai du 7eLaurent Skora est un cuisinier heureux. Celui qui fut, un temps, le second du restaurant de l’hôtel Radisson, en dirige désormais les cuisines à tout juste 37 ans. Dans un restaurant entièrement rénové et relooké, les espaces de circulation ont été repensés tout comme la carte, bien plus sudiste que par le passé, qui assume maintenant son ancrage marseillais.
Le chef propose un joyeux mélange de classiques, Sôcisse de Marseille-purée au bon beurre, croque-Monsieur béchamel au jambon de Marseille-tome de Savoie, et des grignotages de bon aloi, panisses salées et tartine de chèvre au miel et noix par exemple. Confirmant sa vocation d’hôtel d’affaires, la clientèle du midi déjeune face au Vieux-Port et se réjouit du va-et-vient des voiliers sous ses yeux.
L’oeuf à la marseillaise, poché dans une eau vinaigrée, sauce anisée à l’ail et lamelles de fenouil ouvre l’appétit avec ses parfums légers ; on y sauce un pain juste toasté arrosé d’un filet d’huile d’olive, on se régale d’un roux d’oeuf encore tiède et suave. Le risotto aux épinards et gorgonzola sera couvert de copeaux de parmesan juste pour surligner les arômes du fromage piémontais qui sert de liant à l’assiette. A 13 heures, le service bat son plein ; le personnel va de table en table sans se départir de son sourire : il faut aller vite et bien, le temps est compté.
Le plat du jour a du succès : les crevettes sautées au wok et riz basmati, sont arrosées de sauce au curry. Quelques lamelles de poivrons rouge, jaune et vert apportent une touche de couleur et des parfums d’ailleurs. Le chef a imaginé une île flottante croquante des éclats de praline et pistache surnageant sur une crème anglaise intense au caramel. Une jolie variante gourmande et dont on regrette qu’elle fut si rapide à manger. Avec le café gourmand, un gâteau au chocolat façon mi-cuit, un tiramisu et une crème brûlée, entre autres, donnent envie de prolonger le plaisir. Riche en propositions efficaces et appétissantes, le Quai du 7e a mis sa carte à l’unisson de son décor renouvelé. On y vient désormais pour y prendre un apéritif, grignoter un dessert en cas de fringale subite ou déjeuner et parler boulot avec des clients ; la vocation d’un restaurant d’hôtel réalisée…

Le quai du 7e ; Radisson Blu hôtel, 38-40, quai de Rive-Neuve, Marseille 7e arr. Résas au 04 88 44 52 46. Ardoise du jour 16 € ; carte de 25 à 30 €.

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Vite lu

Le Portugal à Marseille. Dans le cadre de la saison croisée France-Portugal de l’Institut français, les grandes Tables ICI vous proposent de (re)découvrir la cuisine portugaise avec deux événements : le grand Marché Bacalhau! et un dîner barbecue le lendemain sur le toit perché de la Friche.
☻ Bacalhau ! Le grand Marché du Portugal adopte les couleurs du Portugal : sélection de vins et spiritueux portugais, les fameuses pasteis de nata, les céramiques typiques et produits d’épiceries fines. Les cheffes Rosario Pinheiro et Jenifer Abrantes mettent à l’honneur la morue en plusieurs déclinaisons, Romain Chartrain (de Azul concept store) proposera des grands classiques de la cuisine portugaise, et Sonia Isidro servira une assiette végétarienne.
• Lundi 4 juillet de 16h à 22 heures à la Friche Belle-de-Mai
­☻ Le lendemain, 5 juillet, participez au grand dîner-barbecue pour 450 personnes ! 80 tables partagées et une vingtaine de barbecues géants seront montés pour cette soirée sur le toit-terrasse de la Friche. Gigantesque. La carte sera élaborée par Rosario Pinheiro, Jenifer Abrantes, Sonia Isidro, Sergio Vaz, Romain Chartrain (de Azul concept store) et Julien Reynouard pour la carte des vins. Le menu sera composé d’une salada de bacalhau com grão de bico, Chips de pele de bacalhau, salada de pimento assado, Pão com chouriço, Frango Assado com piri piri, Arroz Doce, Pudim et Línguas de bacalhau.
• Réservations impératives en cliquant ici.

Du gin en Bib. Le gin de la Distillerie de Camargue, le fameux Bigourdan, est désormais disponible en bag-in-box 3 litres. Et pourquoi un Bib ? Parce que c’est pratique, plus léger, plus facile à stocker, à expédier. C’est écologique, le carton ça se recycle plus facilement que le verre. C’est économique : la preuve : 68 € le litre en bouteille et 185 € le Bib 3 litres. Enfin, protégé de la lumière et de l’oxygène il est moins soumis aux effets de l’oxydation. Et c’est pour qui ? Pour les professionnels de la restauration, du bar, de la nuit, de l’événementiel. Les mariés de l’été, les fêtards, les peinards, les fidèles, les marins à quai, les alpins au chalet, les baigneurs sur le sable.
Dégustation et vente à la Distillerie de Camargue, 12, rue Frédéric-Mistral à Arles. Infos au 06 85 03 71 05.

Street Food festival, le bilan. Le SFF a fait le plein de festivaliers, de bons produits et de bonnes ondes sur l’esplanade de la Major, le week-end des 17, 18 et 19 juin à Marseille.  25 000 personnes sont venues goûter au meilleur des spécialités locales proposées par quelque 50 issus des quatre coins du département : 32 propositions culinaires sucrées ou salées, sourcées avec soin parmi les producteurs  locaux, 8 domaines viticoles, 7 brasseurs, 2 torréfacteurs. Le chef Pierre Reboul était également présent pour un cooking-show des plus étonnants et fidèle à son image, avec une cuisine singulière, énergique et généreuse.

Mazzia au 50 Best Les organisateurs du World’s 50 best restaurants ont annoncé ce 14 juin l’entrée du chef marseillais Alexandre Mazzia dans le fameux classement des 50 Best. C’est lors d’un repas servi ches Heston Blumenthal à Londres qu’AM a reçu le One to watch award, à savoir le trophée de « l’établissement à suivre ». Ces Oscars de la gastronomie sont décernés tous les ans par la revue britannique Restaurant qui a l’humilité de récompenser les meilleures tables du monde.