Restaurants en Provence

Le Sweet’s Lady, un comptoir, des p’tits plats et du bon vin

sweet's lady« C’est un bar à hôtesses » disait-on pieusement dans les années 1970 lorsqu’on passait devant le Sweet’s Lady ; les plus chastes (ou hypocrites) préférant changer de trottoir voire carrément changer de rue. Le rideau de fer est tombé, emmurant ce bar avec ses souvenirs. C’est Greg Gassa, le Burger’s banquet rue Molière voisine, qui a eu l’idée de réveiller la belle endormie. Cette figure du Marseille downtown a imaginé le concept : un endroit où on mange bien, des produits de saison, locaux et frais. Restait à imaginer une ardoise avec des ambitions qui, pour être simples, n’en sont pas moins nobles : en route pour une assiette de pancetta de noir de Bigorre, les sardines à l’huile, les asperges vinaigrette, la salade d’artichauts violets, le rosbif mayo et le croque-Monsieur !
Les assiettes sont copieuses, les oeufs mimosa surprenants de légèreté : un peu de craquant ici avec les baies rouges, un peu de douceur là avec ces jaunes presque mousseux. Laurent Munoz, ex-Velada, gère sa salle avec maîtrise et sourire ; il a appris auprès de Greg toutes les provenances : viandes de « la Feuille d’argent » et son boeuf de Charolles AOP, fromages de l’Art de la fromagerie, légumes de la star de la permaculture Jean-Baptiste Anfosso…
Le saumon gravlax suit sur deux belles tartines de pain, juste toasté, à base de levain bio déshydraté. La boulangerie aixoise voisine réalise là un pain exceptionnel et croustillant. La salade de jeunes pousses, fraîches, assaisonnée avec justesse à l’huile d’olives taggiasca de Portofino enfonce le clou. Alors faut-il y aller ? Dans cette bien nommée rue Glandevès, il fait bon ne plus quitter les trottoirs désormais. Il est même bon d’y stationner en prenant son verre de vin à l’apéro ; Greg a choisi des vins de vignerons à l’instar du MGO d’Henri Milan (Saint-Rémy-de-Provence) ou du Petit David, un bio des côtes du Rhône hautement fréquentable malgré son jeune âge pour son croquant et son fruité… On ne peut rêver meilleurs arguments. Côté assiettes, ça sonne juste entre les propositions et les tarifs qui redonneront le sourire aux bringueurs invétérés. Le centre-ville retrouve des couleurs, cette ouverture, il y a trois semaines, en est une preuve supplémentaire.

Sweet’s lady, 29, rue Glandeves, Marseille 1er ; résas au 04 91 61 45 95. Carte déjeuner/dîner : 20-25 €.

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Vite lu

Le Portugal à Marseille. Dans le cadre de la saison croisée France-Portugal de l’Institut français, les grandes Tables ICI vous proposent de (re)découvrir la cuisine portugaise avec deux événements : le grand Marché Bacalhau! et un dîner barbecue le lendemain sur le toit perché de la Friche.
☻ Bacalhau ! Le grand Marché du Portugal adopte les couleurs du Portugal : sélection de vins et spiritueux portugais, les fameuses pasteis de nata, les céramiques typiques et produits d’épiceries fines. Les cheffes Rosario Pinheiro et Jenifer Abrantes mettent à l’honneur la morue en plusieurs déclinaisons, Romain Chartrain (de Azul concept store) proposera des grands classiques de la cuisine portugaise, et Sonia Isidro servira une assiette végétarienne.
• Lundi 4 juillet de 16h à 22 heures à la Friche Belle-de-Mai
­☻ Le lendemain, 5 juillet, participez au grand dîner-barbecue pour 450 personnes ! 80 tables partagées et une vingtaine de barbecues géants seront montés pour cette soirée sur le toit-terrasse de la Friche. Gigantesque. La carte sera élaborée par Rosario Pinheiro, Jenifer Abrantes, Sonia Isidro, Sergio Vaz, Romain Chartrain (de Azul concept store) et Julien Reynouard pour la carte des vins. Le menu sera composé d’une salada de bacalhau com grão de bico, Chips de pele de bacalhau, salada de pimento assado, Pão com chouriço, Frango Assado com piri piri, Arroz Doce, Pudim et Línguas de bacalhau.
• Réservations impératives en cliquant ici.

Du gin en Bib. Le gin de la Distillerie de Camargue, le fameux Bigourdan, est désormais disponible en bag-in-box 3 litres. Et pourquoi un Bib ? Parce que c’est pratique, plus léger, plus facile à stocker, à expédier. C’est écologique, le carton ça se recycle plus facilement que le verre. C’est économique : la preuve : 68 € le litre en bouteille et 185 € le Bib 3 litres. Enfin, protégé de la lumière et de l’oxygène il est moins soumis aux effets de l’oxydation. Et c’est pour qui ? Pour les professionnels de la restauration, du bar, de la nuit, de l’événementiel. Les mariés de l’été, les fêtards, les peinards, les fidèles, les marins à quai, les alpins au chalet, les baigneurs sur le sable.
Dégustation et vente à la Distillerie de Camargue, 12, rue Frédéric-Mistral à Arles. Infos au 06 85 03 71 05.

Street Food festival, le bilan. Le SFF a fait le plein de festivaliers, de bons produits et de bonnes ondes sur l’esplanade de la Major, le week-end des 17, 18 et 19 juin à Marseille.  25 000 personnes sont venues goûter au meilleur des spécialités locales proposées par quelque 50 issus des quatre coins du département : 32 propositions culinaires sucrées ou salées, sourcées avec soin parmi les producteurs  locaux, 8 domaines viticoles, 7 brasseurs, 2 torréfacteurs. Le chef Pierre Reboul était également présent pour un cooking-show des plus étonnants et fidèle à son image, avec une cuisine singulière, énergique et généreuse.

Mazzia au 50 Best Les organisateurs du World’s 50 best restaurants ont annoncé ce 14 juin l’entrée du chef marseillais Alexandre Mazzia dans le fameux classement des 50 Best. C’est lors d’un repas servi ches Heston Blumenthal à Londres qu’AM a reçu le One to watch award, à savoir le trophée de « l’établissement à suivre ». Ces Oscars de la gastronomie sont décernés tous les ans par la revue britannique Restaurant qui a l’humilité de récompenser les meilleures tables du monde.