Carnet de cave

Avec Romain Larrieu, quelques bonnes bouteilles pour trinquer à la rentrée

Romain LarrieuA peine revient-on des plages que la saison des foires aux vins pointe le bout de son tire-bouchon dans les rayons des grandes surfaces et chez les cavistes. Dans la jungle des étiquettes, appellations et dénominations, pas facile de s’y retrouver. La bonne option, se rapprocher d’un sommelier ou d’un caviste qui vous expliquera à trier le bon grain de l’ivraie. « Tous les samedis, dès 10h30-11 heures, j’organise des dégustations en trois couleurs à la cave, explique Romain Larrieu. A titre d’exemple, aujourd’hui, je propose de découvrir un Vaccelli rosé 2016, un Vignerons parisiens blanc 2016 et un clos d’Alzeto rouge 2016 également. Et pour accompagner tout ça, il y a toujours des planches de charcuteries et fromages  pour respecter les accords ». Le caviste-sommelier de 31 ans qui exerce au sein du Auchan gourmand Prado depuis son ouverture voilà plus d’un an veut « faire le job, découvrir les vins, partager les découvertes » et la philosophie qu’il partage avec tous ses autres confrères cavistes. « Ma sélection est à 70% bio et biodynamique avec une centaine de références en corse, assure-t-il en balayant du regard ses étagères. J’ai beaucoup de petits trésors cachés, je manque de place, il ne faut pas hésiter à me demander ! »
Romain Larrieu bichonne ses clients et, outre les rendez-vous dégustation libre du samedi, il organise un jeudi soir par mois des rencontres entre un vigneron et ses clients, « j’invite aussi des brasseries car la bière plaît de plus en plus, analyse ce fils de l’Estaque. Ces soirs-là, je propose d’accompagner chaque vin d’un plat traiteur, on sert dans des verres Riedel et j’aime bien cultiver l’esprit club avec des liens amicaux tissés au fil des mois ».

La saison des foires aux vins est là (du 24 septembre au 8 octobre chez Auchan) et le caviste fourbit ses arguments : un château Grand Boise (rouge 2016) qui passera de 16,80 € à 13 €, de grands bourgognes avec des remises de 10 à 15 € comme ce volnay de Louis Jadot (rouge 2014) affiché à 36 €. A voir…

Les boosters de la rentrée

Ce n’est pas parce que votre N+1 vous harcèle sur le powerpoint de présentation qui devait être fini hier qu’il faut sombrer dans le Prozac. Au contraire, Romain Larrieu vous donne 3 occasions de renouer avec la bonne humeur.
On prolonge l’été : un rosé 2018 du château Grand Boise (côtes de provence, sainte-victoire) en biodynamie. « C’est, selon moi, le plus beau rosé que j’ai goûté cette année, c’est de la bombe ! A boire avec sa/son chéri au soleil couchant dans les calanques ».
On fête la rentrée : le Versus blanc, un cévennes 2015 chez GR vins. « Un chardonnay sur les contreforts des Cévennes; un vin très frais, très fin et très élégant. Une belle méinéralité ciselée. A boire avec ses potes de travail en afterwork ».
On soigne sa déprime : UNU du domaine Vaccelli, ajaccio en rouge 2016. « C’est le plus bourguignon des vins corses, ça tord le cou aux idées reçues sur les vins insulaires. Un millésime tout en finesse et délicatesse à base de nielluccio, de grenache et de sciaccarello, pour moi c’est le romanée-conti de la Corse à réserver aux gens qu’on apprécie le plus au monde ».

Auchan gourmand, centre commercial Prado, boulevard Michelet Marseille 8e arr.
Inscription à la newsletter de Romain Larrieu rlarrieu@franchise.auchan.fr

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Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.