
C’était une façon de boucler la boucle et de proposer un concept circulaire. Camille et Delphine, les fondatrices des Pissenlits, l’épicerie paysanne de Saint-Victor, ont eu la bonne idée d’aménager une cantine, une adresse qui mettrait en pratique tous les fruits, légumes et produits locaux qui ont fait la réputation de leur adresse. C’est donc dans une ambiance de copains, presque d’entre-soi, qu’on découvre cette Roquette avec cuisine et comptoir ouverts sur salle et semi-terrasse couverte sur rue. La vaisselle en métal émaillé et verres Arcoroc vont vibrer la corde sensible des souvenirs. Sur une ardoise peinte au mur, les suggestions du jour alignent des aubergines miso, une maigrichonne salade César et un très agréable céleri rémoulade opportunément agrémenté de lamelles de pomme verte et feuilles de basilic.
L’équipe puise dans son carnet d’adresses pour nous en proposer, sinon le meilleur, tout au moins une preuve de son bon goût. Pain de la boulangerie Salvator, sorbets du maraîcher Jérôme Laplane, yaourts et produits laitiers de la laiterie marseillaise voisine… Que du bon. Quant au plat du jour, des boulettes aux épices ratatouille-petit épeautre et pistou, elles arrivent froides à table. Peut-être une conséquence de la grande fraîcheur des produits, irréprochables dans leur sélection.

Au plus le service avance, au plus on prend ses aises. Il y a du monde au comptoir, les uns passent leur commande et repartent avec leur plateau, croisent les autres qui, à l’heure du départ, se dirigent vers la caisse. Certaines tables sont servies, d’autres vont se servir. Les desserts de saison, forcément, suggèrent le clafoutis de prunes ou les prunes rôties au miel. Le yaourt au miel et granola est un classique que la table voisine accompagne d’un expresso Luciani servi directement à table. Que faire : laisser ses affaires en plan et aller à l’intérieur pour passer commande ? Capter quelqu’un et demander son dessert ? Finalement, la « douloureuse » se limitera à une entrée et un plat pour 19 €.
Alors faut-il y aller ? Oui si vous raffolez des fruits et légumes. Oui si vous fuyez les restaurants conventionnels et leur préférez des tables fermières proposant une cuisine ménagère. Oui parce qu’on aime les Pissenlits (rue Sainte) et la Chicorée (rue Fontange) et oui parce qu’on aime manger froid.
Roquette, 102, rue Sainte, Marseille 7e. Environ 25 €.

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
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