Vins rosés, vins d'été

Rosé 2021 du Mas de Pampelonne, un vin au goût de plage

Mas de Pampelonne

Pampelonne. Un nom mythique, celui d’une plage, mais aussi celui d’un vignoble, celui du Mas éponyme, fondé par Florentin Gal en 1886. Les 15 hectares de la propriété (dont 14 de vignes) sont restés dans le giron familial et ont traversé le XXe siècle, le domaine étant désormais administré par Camille Coste, quatrième génération d’une dynastie qui a fait des trois cyprès son emblème : – Dans la symbolique provençale, trois cyprès à l’entrée d’une propriété sont un symbole d’hospitalité. Ils représentent, l’accueil, le couvert et le gîte », explique-t-on à tous les visiteurs qui se penchent sur les étiquettes, l’œil interrogateur. Le Mas de Pampelonne a entamé sa conversion biologique et s’est fait l’apôtre des vendanges manuelles, le matin, très tôt, à la fraîche, condition sine qua non pour revendiquer le cahier des charges des Côtes de Provence.

Rosé de pressurage direct, élaboré à partir de grenache et de cinsault, ce vin présente une robe saumon brillante. Au nez, les notes d’agrumes dominent et l’attaque en bouche, iodée, rappelle que le vignoble longe la plage de Pampelonne ; il s’en trouve influencé par les embruns qui balaient le vignoble en même temps que l’ardence du soleil contribue à la belle mâturité des baies. Servi 10°C (ou avec quelques glaçons), ce rosé d’apéritif accompagnera pizza aux anchoix, anchoïade et même des rougets de Méditerranée grillés. On poussera même le bouchon sur les salades type taboulé ou crevettes-pamplemousse rose voire quelques fromages de chèvre à l’huile. Un vin simple comme l’été, rafraîchissant comme une plage varoise.

Mas de Pampelonne, 912 chemin des Moulins, 83350 Ramatuelle ; infos au 04 94 97 75 86 et au 06 23 31 24 45. Rosé Côtes de Provence AOP, 13,30 € les 75 cl.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.