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Stéphane Corda, le pêcheur-cuisinier de la barque au food-truck

stephane corda pour le Grand PastisPoissonnier, pêcheur, restaurateur… Stéphane Corda porte toutes les casquettes. Avec sa voix rauque et chaleureuse, ce Marseillais de 44 ans renoue avec la cuisine populaire et se fait porte-parole d’une cuisine authentiquement marseillaise. Sur son bateau, dans son food-truck, sa vie a le parfum des embruns et sa cuisine un goût iodé. « Je suis né dans le quartier du palais Longchamp, mes grands-parents étaient sardes et napolitains » avance-t-il pour raconter ses origines méditerranéennes. Adolescent turbulent, Stéphane se retrouve à 27 ans en quête d’un projet de vie : « J’ai décidé de faire l’école de la marine marchande pour devenir patron-pêcheur »...
Cuisinier autodidacte revendiqué, Stéphane Corda propose désormais des « prestations culinaires avec les produits de la mer » qu’il a lui-même pêchés : « Je sers les plats de ma grand-mère que je mangeais petit, la soupe de poissons, la bouillabaisse, les calamars farcis, le riz safrané aux seiches et favouilles, la soupe de moules » égrène-t-il avec un accent gourmand.

Le food-truck de Corda aux Goudes et chez les particuliers
Atypique, Stéphane se déplace avec son camion chez des particuliers qui font appel à lui pour des fêtes privées ; on le croise aussi pour « des apéros sur le parking du parc Bellefontaine,dans le 9e arrondissement ou sur la dernière esplanade avant l’arrivée au village des Goudes ».
La carte de Corda se lit comme un inventaire à la Prévert, l’accent en prime : poivrons confits à l’ail, scarole aux anchois, la vraie pissaladière à l’ail ou à l’oignon sans pâte servie sur des croûtons grillés à l’huile d’olive… Entre autres curiosités, Stéphane propose de découvrir l’huître de Camargue, une variété récente produite par un ostréiculteur ami de Port-Saint-Louis-du-Rhône, avec lequel il s’est associé. Palourdes, couteaux sauvages, moules de Carteau et escargots de mer du littoral complètent l’offre coquillages. Généreux, bon vivant et fier de son travail, Stéphane Corda réhabilite un patrimoine, il incarne à sa façon un témoignage, des habitudes alimentaires en péril. Avec lui, les arts et traditions populaires sortent du musée et se laissent déguster ; ne surtout pas s’en priver.

Tarifs variables selon les prestations : à partir de 35 € par personne.
Infos et contacts sur les rendez-vous food-truck au 06 77 17 27 19 et stephanecorda@yahoo.fr

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Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.