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Tous les parfums de la montagne de Lure en bouteilles

Le Pastis Henri Bardouin et l'Absente des Domaines et Distilleries de ProvenceSur les sentiers de la montagne de Lure, entre forcalquier et Banon, vous croiserez quelques chasseurs mais aussi des ramasseurs, le sac plein d’herbes. La montagne en regorge : farigoule, hysiope, thym ou psyllium noir… De cet atout, les paysans d’ici ont fait une richesse. Entre Lure et Luberon, la région compte une trentaine de distilleries parmi lesquelles les Distilleries et Domaines de Provence tiennent lieu de porte étendard.
L’entreprise est née en 1898 et s’appelait alors Distillerie de Lure. C’est une même famille, les Ferreoux, qui l’ont fait vivre jusqu’en 1974. Une série de ventes-rachats jusqu’en 1990 vont mettre l’entreprise entre parenthèses jusqu’à l’arrivée du propriétaire actuel, Alain Robert. Pour marquer son arrivée, la même année, Alain Robert lance le pastis Henri Bardouin, du nom de l’un des anciens propriétaires des Distilleries et Domaines de Provence. C’est une femme, Hélène Rogeon, oenologue de son état, qui va mettre au point la recette. Le succès est total : le Bardouin revendique une recette herbacée mettant en scène pas moins de 65 plantes et épices venues du monde entier. C’est un pastis qui ne s’appuie pas sur une note monolithique de fenouil-réglisse-badiane, il est ouvert, léger et pas anesthésiant pour le palais. Un pastis de dégustation en quelque sorte… post it notesLe Bardouin se vend à quelque 400 000 bouteilles chaque année, soit 0,5% du marché. C’est un pastis haut de gamme dont vous verrez l’étiquette sur les étagères des bars de palaces du monde entier. De Bombay à New York, de Londres à Kuala Lumpur ou Berlin, le Bardouin exporte, partout sur le globe, les arômes de la montagne de Lure…


⇒ Le retour de l’absinthe, cette grande Absente
Interdite par les autorités à la suite des ravages qu’elle causa à la fin du XIXe siècle, l’absinthe, la fée verte qui inspira tant de peintres, poètes, sculpteurs et artistes, est revenue en grâce. Les Domaines et Distilleries de Provence, commercialisent depuis quelques année une Absente, savant assemblage d’absinthe distillée, d’anis vert, de menthe et d’épices où aucune plante n’étouffe les autres. Une recette épicée et florale qui titre à 55° et se déguste pure sur de la glace ou allongée en cocktail, comme un avant goût des vacances dans les Alpes de haute-Provence.

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Vite lu

Une bouillabaisse marseillaise chez un fromager aixois Si vous habitez Aix, plus besoin de venir à Marseille pour y déguster le plat emblématique. Vous avez désormais la possibilité de commander une bouillabaisse chez le fromager Benoît Lemarié (55, rue d’Italie à Aix) et il suffit de venir la récupérer le lendemain… Cuisinée avec beaucoup de talent par Gilles Carmignani, restaurateur marseillais (la Table de l’Olivier, 56, rue Mazenod, Marseille 2e arr.), la bouillabaisse est cuisinée le jour même, signe ultime de fraîcheur et de qualité. Prix : 46 € par personne. Infos au 04 42 66 50 06.

La cuisine d’été de Sophie, de Sophie Dudemaine sortira en librairies le 2 mai. Voici l’été, ses barbecues, ses salades colorées… Que l’on se retrouve autour du gril ou d’une simple tablée quotidienne, les mois estivaux sont toujours la promesse de douces saveurs grillées, fraîches et vitaminées. “Apéro, grillades, tartes, salades, desserts… les légumes et fruits d’été côtoient les viandes et crustacés, pour offrir à chacun la joie de bien manger, tout simplement. Je vous ai préparé 90 recettes salées et sucrées, délicieusement ensoleillées” promet Sophie qui cite le rôti de bœuf en croûte de moutarde, les saint-jacques à la plancha et la salade de pastèque. Photos de Rina Nurra, 224 pages, La Martinière Ed., tarif : 24,90 €.

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