Restaurants en Provence

Les bons garçons, ils sont tatoués et ils aiment bien manger

les bons garçonsLes habitués de la Cave du Rove se souviennent encore de la bonne humeur de Jean-Christophe et ne seront pas surpris de le voir, toujours aussi heureux de vivre, mais en duo cette fois, avec son inséparable Yoann, derrière le comptoir de ce repaire de quartier. La faune des hauts de Breteuil ainsi que le clan Vauban se croisent désormais chez Les Bons Garçons et refont le monde devant une ardoise proposant quelques tagliatelles de courgettes marinées à l’huile d’olive-citron, un simple bol de pois chiches bien cuits et un panzerotti (un chausson frit et farci de tomate et mozza au basilic) sur un coussin de salade. Les courgettes sont très bien amenées, la fraîcheur des assaisonnements le disputant au croquant du légume présenté sous d’abondants copeaux de parmesan. Tout aussi généreux et appétissant, le chausson est riche d’un fromage fondant tout nimbé des arômes d’un basilic au meilleur de sa forme en été.

Une rapide analyse de la carte des vins indique le caractère courageux des patrons et leur personnalité les incitant à sortir des sentiers battus. Des exemples ? Le rosé cuvée Colette du château Saint-Martin en côtes de Provence, doté d’une robe rose-melon et d’une épatante finale tout en longueur. Autre preuve d’un goût assumé pour le vin ? Le rouge cuvée Orélie des Vignerons ardéchois, un petit jus épatant pour l’été qui, de l’apéritif au repas, joue sur la gamme de la fraîcheur avec un nez explosif sur des notes de framboise.

Ce midi, le plat du jour présentait un médaillon de porc laqué au miel sur une écrasée de pommes de terre. Aucun regret, la joie perdure avec ces branches de thym qu’on devine ramassées il y a peu dans la rocaille lors d’une balade dans le maquis et jetées sur la viande, imprégnées des sucs de cuisson. Les bien nommés Bons Garçons remplissent les assiettes car ils respectent leurs clients et ont le souci de les voir revenir en servant sans râler même à 15 heures. La pana cotta a eu du mal à tenir tête au mi-cuit chocolat qui était en outre accompagné d’un petit dôme de chantilly. Un must pour accompagner l’expresso. Alors faut-il y aller ? Oui pour déguster ce surprenant bourbon Jack Daniels à la cannelle et au gingembre, oui pour la belle tenue des assiettes, l’esprit cool de nos hôtes et l’excellentissime rapport qualité-prix.

Les Bons Garçons, 18, bd Vauban, Marseille 6e arr. ; résas au 04 91 48 65 27.
Formule déjeuner 13 € – carte 20 €.

Vite lu

Marseille, la Mercerie coup d’envoi mercredi 21 février. Après avoir voyagé autour du monde, le trio dynamique du Paris Popup (restaurant nomade éphémère né à Paris) pose ses valises en plein quartier Noailles. Après avoir été séduits par le Sud et avoir installé avec succès leur restaurant d’accueil de chefs en résidence à Arles (le Chardon), le trio du Paris Popup investit Marseille. La Mercerie, 9, cours Saint Louis, 1er.

 Loft on the sea #1 On se retrouve le vendredi 23 février au sein de l’UNM avec vue imprenable sur le Vieux-Port dans un club privé, quasiment inexploité, qui n’a pas accueilli de soirée ouverte à tous depuis 2013. Aux casseroles, Ella, ex-Top chef, de retour en France après un foodtrip de 6 mois en Amérique latine. Forte de ses connaissances en nouveaux produits, on découvrira sa cuisine qui raconte de belles histoires, ses origines israéliennes, ses voyages, sa personnalité. « Bien que le métier de Chef de cuisine se traduise par du stress et un mode de vie assez rude, je vois la cuisine avant tout comme un mode d’expression, une échappatoire et une manière de donner du bonheur aux gens » assure-t-elle. Reno et The Ed seront aux platines, le sound-system Amadeus sera réglé par Yvan Le Bleu. La capacité est limitée à 250 personnes, entrée sur pré-ventesLoft on the Sea #1, Union nautique marseillaise, 34, bd Charles-Livon (7e arr).

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