Restaurants en Provence

Le Môme, il sent bon le maquis

collage le momeDans la jungle des tables aixoises, celle-ci figure parmi les place to be du moment, réunissant toute la diaspora corse. Au fil des mois, le Môme s’est taillé une réputation sympa attirant tous les nostalgiques de l’île de beauté. A l’accueil, le patron avec un accent corse à tailler au couteau ; l’homme est serviable, courtois et s’inquiète du confort de ses hôtes. L’ambiance est jeune, sympa, souriante sans être fatigante. C’est rare les restaurants qui parviennent à cet équilibre délicat… Le patron propose une formule de planches à partager en guise d’apéritif : charcuteries bien sûr, fromages, confitures maison, et ici c’est promis, « le porc nustrale est né et élevé en Corse, nourri aux glands et à la châtaigne ». L’ardoise aligne les caciques du genre : brouillade au figatellu, crème brûlée de foie gras-pain d’épices chutney d’oignon set pain de figues, l’incontournable sauté de veau et sa polenta aux olives noires, le burger corsica et le figatellu avec la pancetta-oeufs au plat et pommes sautées. Autre bon point pour le resto : les intitulés sont conformes aux assiettes et les préparations ne sont pas prétentieuses. Il en résulte une cuisine familiale de bonne tenue, présentant un très bon rapport qualité-prix avec des produits convenables travaillés sur un ton juste. Ici comme dans de nombreuses autres maisons recommandables, le Fiumicicoli (AOC sartène) règne en maître sur les trois couleurs ; si le domaine est très à la mode en ce moment, on se réjouit de voir une étiquette arborant l’estampille bio dispenser la bonne parole.
Un crumble pomme-poire-cannelle et un cheesecake vanille bourbon-coulis de courge butternut et miel plus tard, arrive l’addition. Rien à redire, on y mange pour 25-30 € avec le sentiment d’avoir été considéré. Alors faut-il y aller ? Mais comment pouvez-vous encore poser la question ?!

Le Môme, 5, place Ramus, à Aix-en-Provence ; 04 42 22 16 39. Planches (à manger seul ou à partager), de 12 à 24,50 € ; carte 30 €.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Guide Fooding

Le nouveau Guide Fooding, édition 2023, qui sera disponible, partout en France, dès ce jeudi 17 novembre, dévoile son palmarès. A Marseille, le titre de meilleur Sophistroquet est attribué à Regain (Sarah Chougnet-Strudel et Lucien Salomon) et le titre de Meilleur esprit d’équipe échoit au restaurant l’Idéal (Julia Sammut, Aurélien Baron et Jérémy Nguyen).

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