Restaurants en Provence

Et ce week-end on va où ? On va chez Toinou !

collage toinouLe temps des tablées entre copains n’a pas de saison et, ces jours-ci, c’est chez Toinou qu’on a envie de tirer la chaise. De Marseille, cours Saint-Louis, à Aix, sur la route du Tholonet, l’écailler historique affiche la forme des grands jours. Au pied de Sainte-Victoire, à quelques encablures de Palette, le restaurant accueille pour le déjeuner une très jolie clientèle en manque d’iode. Avec des prix très étudiés, on s’y régale de demi homards grillés tout juste sortis des viviers. Bien sûr, ici plus qu’ailleurs, le poisson est à son aise : thon albacore sauvage, dorade ou loup bio du Frioul, filet de poisson du jour et les traditionnelles moules (vapeur) frites tiennent la corde. Les assiettes ne sont pas cuisinées, juste apprêtées, les poissons simplement pochés, grillés ou saisis pour libérer le meilleur d’eux-mêmes.

Pour les fanas d’huîtres, toutes les grandes régions sont représentées : de Bouzigues aux Marennes d’Oléron, de Cancale à Isigny. Les rares spéciales Geay 1872 en n°2, 3 et 4 tout comme les prat arCoumn et la rose de Tarbouriech sont vendues à la pièce. Il y a du monde, beaucoup de monde, voilà qui rassure sur le débit et la fraîcheur. Le repas sera excellent. Le filet de cabillaud à peine cuit laisse de beaux pétales nacrés se détacher. Une surprenante salade d’algue parsemée de baies l’accompagne ainsi qu’une poignée de haricots vapeur et quelque pommes frites. L’assiette sonne juste, sans prétention, au bon rapport qualité-prix. Pour l’escorter, on chipera dans le plateau des voisins quelques oursins charnus qu’on savoure sans bouder son plaisir avec le rarissime beurre demi-sel Bordier, quasi-inconnu sur nos côtes. Le gras enrobe la puissance calcaire du coquillage, la noisette résonne en écho à la vivacité minérale des oursins. Un sans faute. Reste cette mousse au chocolat, dense, avec « des morceaux dedans » et un café noir qui va bien avec. Dire que le service est efficace serait insuffisant : il est aussi sympa. C’est peut-être pour ça qu’aux côtés des habitants du coin se retrouvent quantités de repas d’affaires.
De Marseille à Aix, Laurent Carratu trace sa route. Jusqu’où voudra-t-il aller ?

Poissons et plats chauds, de 12,90 à 20,40 € ; plateaux individuels : 12,90 – 27,70 – 41,90 € ;
plateaux pour deux : 53,80 – 92,20 et 119,90 €. 
Carte : 25 €.
Toinou, 58, avenue Henri-Malacrida à Aix ; 04 42 58 08 59. Autre adresse, 3, cours Saint-Louis, Marseille 1er arr. ; 04 91 33 14 94.

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Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.