
Un maître d’hôtel judoka ceinture noire ça ne court pas les rues mais lorsque le profil se décline au féminin, alors là, c’est rarissime. Discrète mais chaleureuse, femme de caractère qui laisse surtout entrapercevoir une candeur empathique, Adélaïde Cantrelle est le maître d’hôtel de la Villa Madie. « Je suis native de Picardie mais j’ai toujours vécu dans le Sud, raconte la jeune femme dans une salle de restaurant désertée au coeur de l’après-midi. A Nice, j’ai fait sport-études spécialité judo mais les études, ce n’était vraiment pas pour moi » sourit-elle. De nature tonique, Adélaïde, ne s’imaginait « ni secrétaire, ni caissière. Les postes assis, ce n’est pas pour moi, il faut que ça bouge » reconnaît-elle. Les métiers de l’hôtellerie et de la restauration se sont tout naturellement imposés ; BEP puis bac pro en poche, « je suis partie travailler chez Arnaud Donkele à la Pinède à Saint-Tropez. Je m’y suis énormément plu là-bas et puis j’y ai connu mon futur mari ». C’était il y a 8 ans. Depuis, Adélaïde et Aurélien ne se sont plus quittés, de Michel Guérard à la Réserve de Beaulieu. « L’adresse était prestigieuse, c’est là qu’on a connu Dimitri et Marielle Droisneau. Quand ils nous ont dit qu’ils partaient pour Cassis, on les a suivis » confesse la maître d’hôtel.
« Son sourire suffit »
En 2013, lorsqu’ils arrivent au pied du cap Canaille, le jeune couple sait qu’il y a un défi à relever : l’obtention de deux étoiles et les conserver. « Travailler ici, à l’intérieur en hiver, en terrasse l’été, est très agréable, poursuit Adélaïde Cantrelle. Et puis la cuisine du chef évolue en permanence ». Quant à la salle, elle s’accommode parfaitement d’une femme maître d’hôtel « même si il faut prouver toujours un peu plus qu’un homme. Certes, les relations sont moins tendues qu’il y a 40 ans, je me sens respectée mais une femme a peut-être moins droit à l’erreur ».
Aurélien seconde le chef Dimitri en cuisine, Adélaïde assiste Marielle dans la tenue de la maison : « Avec Aurélien, on a toujours bossé ensemble, ce n’est pas difficile pour nous. Comme on a peu le temps de se voir, parfois, une sourire, un regard suffisent pour que nous rendre heureux toute la journée ».
Peut-être Adélaïde et Aurélien auront-ils leur propre affaire un jour mais ce n’est plus un « rêve ». Si Adélaïde Cantrelle voue une passion pour son métier, elle ne cache pas non plus celle qui grandit chaque jour pour son « petit bout ». Julyan a 13 mois et monopolise désormais toutes ses pensées…
La Villa Madie, avenue du Revestel, 13260 Cassis ; infos au 04 96 18 00 00.

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
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