Carnet de cave

Trévallon, le rouge 1985, grande année pour Ostiane…

trevallon 1985Ostiane Durbach le confesse non sans modestie : « Je ne suis pas vigneronne, pas encore… En fait, je suis arrivée au domaine pour vendre ses vins mais mon intérêt s’accroît au fil des ans ». Ostiane, fille d’Eloi, a 30 ans. De plus en plus, on la voit au milieu des vignes avec son père en pleine taille ou durant les vendanges. Née aux Baux-de-Provence, titulaire d’un BTS commerce en alternance, la maman de Lauriane et Lilian, 3 ans et 8 mois, confesse n’avoir « jamais été attirée par la vie étudiante ». Travaillant à Trévallon à temps plein depuis 2009, elle est venue au vin par goût : « Jamais papa ne nous a demandé de lui succéder ; ici, chacun est libre de son parcours ». Ostiane travaille également avec son frère : « Bosser avec papa est facile mais travailler avec Antoine m’a appris à négocier, discuter, transiger » sourit celle qui veut que « Trévallon reste dans la famille ». Celle pour qui la franchise est tout à la fois une qualité et un défaut a une devise : « Ce sont les petits millésimes qui font les grands domaines ». Depuis 2012, une nouvelle cave de vinification et la réfection de tous les palissages prouvent l’envie d’avenir qui anime Ostiane et son frère Antoine.

S’il lui fallait choisir un millésime, ce serait le rouge 1985 parce qu’il est « celui de mon année de naissance, dit Ostiane Durbach. C’est un vin sans chimie, un vin bio comme tout le domaine depuis sa création en 1973″. Cet assemblage de cabernet- sauvignon (60%) et syrah génère un vin dense, éclatant et gourmand, remarquablement équilibré ; avec sa bouche veloutée, ce jus accompagnera la grande cuisine d’influence méridionale. Discrètement structuré, il offre une fraîcheur persistante et une force minérale surprenante. Ne le carafez surtout pas, vous l’épuiseriez. Au contraire, ouvrez simplement la bouteille pour l’oxygéner une heure avant dégustation et servez-le à 15-16°C. Il fera merveille avec un carré d’agneau des Alpilles grillé au thym-romarin ou une jolie daube de sanglier escortée de tagliatelles.

Tous les millésimes de Trévallon sont disponibles au domaine ; domaine de Trevallon, 13103 Saint-Etienne-du-Grès ; 04 90 49 06 00.

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Vite lu

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.