Magazine

Opération Good France, la France a bon goût et le fait savoir

La France a bon goût et tient à le faire savoir. Pour preuve, l’opération Goût de France-Good France, a pour but de réunir quelque 1500 cuisiniers sur les 5 continents pour célébrer la gastronomie hexagonale le 21 mars. “Dans chaque restaurant participant, sous la forme d’un dîner, l’évènement rendra hommage à l’excellence de la cuisine française, à sa capacité d’innovation et aux valeurs qu’elle véhicule : partage, plaisir, respect du « bien-manger », de ses contemporains et de la planète” explique-t-on au ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

collage food france 1
Jean-André Charial, Christophe Martin et Dominique Frérard (de g. à d.)

Qui se cache derrière l’opération et de qui s’inspire-t-elle ?
Goût de / Good France est née l’an dernier, le 21 mars prochain, saluera donc la deuxième édition de cet événement co-organisé par Alain Ducasse et le Quai d’Orsay. Cette fête promeut l’art de vivre à la française, les produits des terroirs et valorise la destination France : “Plus que jamais, la gastronomie est un élément phare de l’attractivité touristique du pays” assure le ministère à Paris qui compte bien tirer parti de cet atout . S’inspirant d’Auguste Escoffier qui créait “les Dîners d’Épicure” en 1912, proposant le même menu, le même jour, dans plusieurs villes du monde et pour le plus grand nombre de convives, l’événement reprend cette belle idée en associant des restaurants partout sur le globe.

Il paraît que la dimension “éthique” est une composante de l’opération ?
Plus de 1500 chefs sur 5 continents imagineront chacun un menu inspiré du registre culinaire français. Les menus seront séquencés comme suit : apéritif et canapés, entrée, plat(s), fromages, dessert(s), accompagnés de vins et champagnes français. Chaque recette devra utiliser le moins de gras, de sucre et de sel possible, précautionneuse du “bien manger” et de l’environnement. Chaque restaurant fixera lui-même le prix de son menu et s’engagera à reverser 5% des ventes à une ONG locale œuvrant au respect de la santé et de l’environnement.

L’opération a bien marché l’an dernier ?
Plus de 100 000 convives autour d’un dîner français servi dans plus de 1300 restaurants (étrangers à 85%) et 150 ambassades sur les 5 continents ont été comptabilisés en 2015. Les ambassades de France à l’étranger ont accueilli quelques 5 000 invités à travers le monde. La presse du monde entier s’est faite l’écho de cette première édition avec plus de 5 000 articles dans 150 pays, des partenariats avec RFI et France Médias Monde, ainsi qu’une campagne d’affichage JC Decaux diffusée à Paris, dans 26 villes de province (Nice, Metz, Nantes, Toulouse…) et dans les aéroports de Paris CDG, New York JFK et Shanghai Pudong.

Comment peut-on s’inscrire ?
Depuis le 28 janvier dernier, l’ensemble des restaurants participants est présenté sur le site www.goodfrance.com. Il suffit donc de mentionner sa ville ou son pays pour accéder à la liste des restaurants qui participent à l’opération. De nombreux cuisiniers ont d’ores et déjà intégré leur menu sur leur site web permettant d’imaginer le dîner qui sera servi le 21 mars. Il suffit ensuite de
réserver en contactant directement le restaurant de son choix. Les inscriptions restent ouvertes jusqu’au 22 février.

colalge food france 2
Ludovic Turac, Lionel Lévy et Guillaume Sourrieu (de g. à d.)

Et dans la région Provence, qui participe ?
→ A Marseille, les restaurants AM Par Alexandre Mazzia ; L’Epuisette de Guillaume Sourrieu ; Le Petit Nice de Gérald Passédat ; les Trois Forts de Dominique Frérard (Sofitel) ; l’Alcyone de Lionel Lévy (Intercontinental). Une Table, au Sud de Ludovic Turac.

→ Dans les Bouches-du-Rhône
Aux Baux-de-Provence, l’Oustau de Baumanière de Jean André Charial. A Martigues, la Cour du Théâtre de Pascal Willemart. A Cassis, la Villa Madie de Dimitri Droisneau. Au Tholonet, le Saint-Estève de Mathias Dandine.

→ Dans le Vaucluse
A Avignon, le Bercail d’Olivier Chaussy. A Cadenet, l’Auberge de la Fenière de Reine Sammut. A l’Isle-sur-la-Sorgue, le Petit Henri (Grand hôtel Henri) d’Olivier Bouzon. A Vaison-la-Romaine, le Moulin à Huile de Richard Bagnol.

→ Dans le Var
A Sillans-la-Cascade, les Pins de Yannick Bourgeois-Faucon. A la Cadière d’Azur, l’Hostellerie Bérard et spa de Jean-François Bérard. A La Celle, l’Hostellerie de l’Abbaye de La Celle, de Benoît Witz. A Callas, l’hostellerie des Gorges de Pennafort de Philippe da Silva.

→ Dans les Alpes de Haute-Provence
A Manosque, la Braise de Gérald Jourdan. A Les Mées, l’Auberge des Pénitents de Jean-Pierre Matrat. A Moustiers, la Bastide de Moustiers de Christophe Martin.

Le GP sur les réseaux

Retrouvez-nous 24/24h en photos !

Notez-le

Le premier livre de Mérouan Bounekraf intitulé Accords, Mets et Vannes est sorti ! Chef trentenaire connu depuis sa participation à Top chef en 2018, et actuellement aux côtés de Julia Vignali, sur M6, en 2e partie de soirée du Meilleur Pâtissier, Mérouan est un cuisinier de talent. Il combine sa passion à un sens de humour prononcé, faisant le show et abordant avec légèreté des recettes sérieuses et techniques. Il se présente comme un cuisinier comique et prouve que dans la profession, on peut être très rigoureux et blagueur. L’auteur est aussi un compétiteur dans l’âme qui manie la langue avec talent, panache et humour. Son péché mignon ? Les jeux de mots qui foisonnent dans l’ouvrage. Dans ce livre joyeux, Mérouan retrace son parcours enrichissant et ses rencontres, il raconte ses débuts, passés 5 années durant, dans une brigade conduite à la dure, dont il garde malgré tout de bons souvenirs. C’est un livre bienveillant comptant 35 recettes classiques retravaillées (avocat-crevettes commis d’office, bi-joues de bœuf, poisson-panais ou encore cigar’misu), un cadeau gourmand et drôle qui se fera une jolie place au pied du sapin.

• Accords Mets et Vannes, Larousse Ed. 144 pages, prix : 16, 95 €.