Carnet de cave

Le Mas de Valériole, une expérience 100% Camargue, authentique et sincère

mas de valeriole deux
Patrick Michel dans son chai

Sur cette terre, dite de l’île, entre les deux bras du Rhône, Patrick et son frère Jean-Paul Michel cultivent tout à la fois l’héritage familial, le riz, le blé dur et la vigne. « Notre famille est camarguaise depuis des temps immémoriaux, avance Patrick Michel, une branche remonte assurément au début du XVIIe siècle ». Au fil du temps, les deux frères se sont partagés l’exploitation : « A lui les céréales, à moi le vin » poursuit le vigneron né en 1962 à Trinquetaille, un quartier en lisière d’Arles. Au mas de Valériole, on travaille les trois couleurs avec une part de 40% pour les rouges et rosés et 20% pour les blancs : « Nous sommes classés en IGP Bouches-du-Rhône / Méditerranée et, il y a quelques temps, nous avons créé la mention territoriale ‘Terre de Camargue' », poursuit Patrick Michel tout en poussant la lourde porte qui conduit au chai. Les vins du domaine se répartissent en trois catégories ; il y a aussi les vins sans sulfites (les Rièges, Nature et Cocardier) et une kyrielle de propositions toutes aussi séduisantes les unes que les autres. « La vigne couvre 22 hectares en production auxquels s’ajouteront bientôt 10 hectares en plantation », détaille le maître des lieux, casquette vissée sur le crâne.

Marsellan, caladoc, merlot, cabernet-sauvignon et petit verdot composent les rouges et rosés du domaine ; le chardonnay et le vermentino (rolle blanc), suffisent aux blancs. « Difficile de dire quel vin a ma préférence mais je dirais le Cham Cham, sourit le gentleman farmer. Le rouge se compose de marsellan, sélection parcellaire et en barriques. Les volumes sont confidentiels, 1200 bouteilles en tout mais c’est un essai dans lequel je crois beaucoup et il faudra venir à la propriété pour en acheter ». Lyrique et défenseur d’une terre qu’il aime par dessus tout, Patrick Michel affirme que « pour comprendre cette région, il faut sortir des clichés touristiques. N’ayez pas peur de venir, de pousser la porte et de nouer contact avec les habitants. Pas très loin d’ici, il y a le bar des Salicornes, c’est là que vous rencontrerez de vrais Camarguais, vous y boirez le café avec eux, c’est là que vous pourrez aussi nous croiser avec mon frère et nos fils. C’est là que vous sentirez le pouls de notre région et respirerez toute son authenticité »… Bien noté !

Mas de Valériole,
Gageron, route D36B, 13200 Arles ; infos au 04 90 97 10 41. Site ici.

La sélection des bonnes bouteilles

Patrick a imaginé trois gammes de vins : la Réserve du gardian, des vins de consommation quotidienne et faciles ; la gamme Saint-Vincent, des vins plus aromatiques et volumineux en bouche ;  le Mas de Valériole enfin qui se décline aussi en trois couleurs. Si vous avez la chance d’aller au domaine, vous goûterez le blanc Saint-Vincent (chardonnay et vermentino) qui convient à l’apéritif, accompagne les coquillages et poissons grillés avec une belle attaque d’agrumes sur des notes de citron et une finale sur l’amande et le pain beurré. Le saint-Vincent rouge, lui, est fruité sur des notes de bourgeon de cassis, il fera merveille sur des charcuteries ou des viandes passées au gril.
Et puis il serait dommage de passer à côté du Cham-Cham rouge 2013 à la belle robe rubis rouge intense qui révèle un nez puissant d’épices et d’encaustique. Vous le caraferez au moins une heure pour exalter ses arômes et le servirez sur un menu gastronomique composé de civet, de viande de toro, d’un pavé de boeuf aubrac ou un tournedos au foie gras façon rossini.

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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