Art de vivre

Un appartement d’hôtes signé maison Empereur pour raconter 190 ans d’histoires

Appartement d’hôtes, musée, mémorial… La maison Empereur, une quincaillerie mythique dans le paysage commerçant français depuis 1827, ajoute une nouvelle enseigne à sa panoplie déjà bien fournie. Depuis le mois de janvier dernier, un appartement, sis au deuxième étage de l’enseigne, accueille touristes en mal d’authenticité et de patrimoine. « C’est l’appartement historique de la famille, annonce d’emblée Laurence Guez qui incarne la septième génération à la direction de cette maison. Sur une surface de 90 mètres carrés, nous y avons raconté les 200 ans d’histoires de la famille ». Plus un appartement d’ambiance loué à la nuit qu’un musée, ce lieu fourmille d’indices aussi touchants qu’insolites : « Il y a, dans la cuisine, une cuisinière en fonte car c’était le grand dada de la 5e génération, raconte Laurence.  On y trouve aussi un faisan et un fusil de chasse car mon père, la 6e génération, adorait la chasse ». Et les anecdotes s’enchaînent : « Il y a un bel anneau scellé dans le mur qui rappelle qu’ici, au 3, rue d’Aubagne, de grandes écuries abritaient les chevaux de la ville »

Intimité d’une famille
« Tous ces petits clins d’oeil se retrouvent dans la gazette que nous avons publiée, poursuit Laurence Guez. J’aime bien les histoires liées aux objets qui racontent un passé ». Initialement, la patronne de l’Empereur avait racheté cet appartement pour en faire son bureau  mais « tout ici est tellement calme que je me suis sentie isolée du tumulte et du brouhaha du magasin » confesse-t-elle. D’où l’idée de cet appartement où l’on vient dormir une nuit, dans cette ambiance où le temps semble s’être arrêté : « Ce deuxième étage vous invite à entrer dans l’intimité d’une famille. Dans la chambre, il y a tous les portraits à chaque génération. Lorsque j’ai accueilli les premiers hôtes, j’ai eu un réflexe de pudeur mais, finalement, ici, je raconte 190 ans de patrimoine marseillais. C’était bien aussi de montrer le visage de maman qui a travaillé 50 ans dans ce magasin »
Loin de se résumer à une exhibition, cette mise en lumière attirera les amoureux du patrimoine, un public avide d’Histoire et d’histoires, des amoureux de la maison Empereur. « Je ne m’arrête pas là,  prévient Laurence Guez. Bientôt, il y aura dans le magasin, un espace d’accès gratuit pour présenter les plus belles archives de la maison ». Une mémoire qui dépasse, de loin, la seule rue d’Aubagne : ce témoignage, c’est celui de Marseille.

Maison Empereur, 4, rue des Récolettes, Marseille 1er.
Infos au 04 91 54 02 29. Tarif : 150 € la nuit.

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Vite lu

Le Portugal à Marseille. Dans le cadre de la saison croisée France-Portugal de l’Institut français, les grandes Tables ICI vous proposent de (re)découvrir la cuisine portugaise avec deux événements : le grand Marché Bacalhau! et un dîner barbecue le lendemain sur le toit perché de la Friche.
☻ Bacalhau ! Le grand Marché du Portugal adopte les couleurs du Portugal : sélection de vins et spiritueux portugais, les fameuses pasteis de nata, les céramiques typiques et produits d’épiceries fines. Les cheffes Rosario Pinheiro et Jenifer Abrantes mettent à l’honneur la morue en plusieurs déclinaisons, Romain Chartrain (de Azul concept store) proposera des grands classiques de la cuisine portugaise, et Sonia Isidro servira une assiette végétarienne.
• Lundi 4 juillet de 16h à 22 heures à la Friche Belle-de-Mai
­☻ Le lendemain, 5 juillet, participez au grand dîner-barbecue pour 450 personnes ! 80 tables partagées et une vingtaine de barbecues géants seront montés pour cette soirée sur le toit-terrasse de la Friche. Gigantesque. La carte sera élaborée par Rosario Pinheiro, Jenifer Abrantes, Sonia Isidro, Sergio Vaz, Romain Chartrain (de Azul concept store) et Julien Reynouard pour la carte des vins. Le menu sera composé d’une salada de bacalhau com grão de bico, Chips de pele de bacalhau, salada de pimento assado, Pão com chouriço, Frango Assado com piri piri, Arroz Doce, Pudim et Línguas de bacalhau.
• Réservations impératives en cliquant ici.

Du gin en Bib. Le gin de la Distillerie de Camargue, le fameux Bigourdan, est désormais disponible en bag-in-box 3 litres. Et pourquoi un Bib ? Parce que c’est pratique, plus léger, plus facile à stocker, à expédier. C’est écologique, le carton ça se recycle plus facilement que le verre. C’est économique : la preuve : 68 € le litre en bouteille et 185 € le Bib 3 litres. Enfin, protégé de la lumière et de l’oxygène il est moins soumis aux effets de l’oxydation. Et c’est pour qui ? Pour les professionnels de la restauration, du bar, de la nuit, de l’événementiel. Les mariés de l’été, les fêtards, les peinards, les fidèles, les marins à quai, les alpins au chalet, les baigneurs sur le sable.
Dégustation et vente à la Distillerie de Camargue, 12, rue Frédéric-Mistral à Arles. Infos au 06 85 03 71 05.

Street Food festival, le bilan. Le SFF a fait le plein de festivaliers, de bons produits et de bonnes ondes sur l’esplanade de la Major, le week-end des 17, 18 et 19 juin à Marseille.  25 000 personnes sont venues goûter au meilleur des spécialités locales proposées par quelque 50 issus des quatre coins du département : 32 propositions culinaires sucrées ou salées, sourcées avec soin parmi les producteurs  locaux, 8 domaines viticoles, 7 brasseurs, 2 torréfacteurs. Le chef Pierre Reboul était également présent pour un cooking-show des plus étonnants et fidèle à son image, avec une cuisine singulière, énergique et généreuse.

Mazzia au 50 Best Les organisateurs du World’s 50 best restaurants ont annoncé ce 14 juin l’entrée du chef marseillais Alexandre Mazzia dans le fameux classement des 50 Best. C’est lors d’un repas servi ches Heston Blumenthal à Londres qu’AM a reçu le One to watch award, à savoir le trophée de « l’établissement à suivre ». Ces Oscars de la gastronomie sont décernés tous les ans par la revue britannique Restaurant qui a l’humilité de récompenser les meilleures tables du monde.