Restaurants en Provence

L’auberge de Noves, ça fait partie de la culture générale

auberge de Noves

Beau temps annoncé sur la Provence et soleil radieux sur l’auberge de Noves. Robert Lalleman a le sourire ; le chef va et vient sur cette terrasse qui évoque la placette d’un village provençal. Les tables sont dressées, les couverts s’entrechoquent, les verres tintent et la clientèle se laisse vivre au rythme du service. Depuis 1954, les générations se suivent dans cette belle maison lovée dans un parc de 15 hectares. Robert est le petit-fils des fondateurs ; de ses aïeux, il a conservé le goût du produit. Une sensibilité qui s’exerce dans le choix des plus belles pièces de viande, de poisson, de gibier. La maîtrise technique fait le reste. Robert Lalleman est allé à bonne école : Jacques Pic, Pierre Hiély-Luculus, la famille Troisgros, Alain Chapel. Non content de lui avoir appris à jouer du piano, ces grands noms lui ont aussi appris la sensibilité hôtelière.
auberge de NovesConscient que l’époque a changé, Robert Lalleman joue désormais une partition dans l’air du temps, débarrassée de tout ce qui fait horreur à la clientèle d’aujourd’hui. A Noves, on est affable et avenant. Le velouté de tomates s’accompagne d’un sorbet pomme verte auquel s’ajoutent quelques notes de basilic ; les sardines crues marinées aux herbes voisinent avec les frites d’aubergines du jardin. Ici ou là, quelques gouttes d’huile d’olive perlent d’or sur les préparations, le fruité vert réveillant les saveurs végétales des compositions. La cuisine avait besoin de s’échauffer, la voici en pleine performance : la queue de lotte rôtie au jus de viande est posée croustillante sur une anchoïade de légumes croquants travaillés à la mandoline. Jus et sauces s’interpénètrent révélant une saveur nouvelle, soyeuse ou voluptueuse, à chaque coup de fourchette. La pomme de ris de veau dorée est accompagnée d’un nectar de carottes à l’orange et beurre d’herbes du potager. La cuisine classique trouve là sa plus étonnante version contemporaine. Aimant les surprises, le chef donne à découvrir son vin rosé : “Un syrah monocépage, explique notre serveur. C’est un vin produit ici même sur quelques hectares de la propriété”. Etiqueté PPP, ce rosé annonce la couleur : “Ça veut dire patience, persévérance et passion”. D’une robe framboise , ce rosé de saignée évoque le fruit rouge, la cerise qui éclate lorsqu’on plante les dents dedans. Une pointe d’acidité rajoute à la fraîcheur, chaque verre en appelle un autre. Lalleman vigneron ? Et pourquoi pas ! Le nectar de poires au miel de lavande et fruits rouges sonne la fin du voyage là encore avec douceur, presque candeur. Robert Lalleman prend enfin le temps de visiter ses tables, on boit le café. Le gargouillis de la fontaine suggère une sieste en bord de piscine.
Alors faut-il y aller ? Oui si vous êtes à la recherche de qualité et de simplicité. Oui si vous aimez les restaurants et que vous fuyez l’hypocrisie codifiée en perte de vitesse dans les “grandes” maisons. Oui si vous ne connaissez par Robert Lalleman et l’auberge de Noves, parce que ça fait partie de la culture générale… Et oui, enfin, si vous souhaitez bien manger.

Auberge de Noves, route de Châteaurenard, D28, 13550 Noves ; réservations au 04 90 24 28 28.
Carte midi 50 € ; formules 75 et 85 € ; carte : 77 €.

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Vite lu

Les Grandes Tables à lire ! Les grandes Tables (réseau de restaurants à Marseille, Calais, Clermont-Ferrand) viennent d’éditer un livret titré 10+4. Ce 10+4 relate les trois dernières années  marseillaises d’aventures culinaires et artistiques qui s‘inscrivent dans la continuité de cette entreprise initiée en 2006 : raconter les cuisines dans leurs diversités et leurs actualités.
À Marseille à la Friche Belle-de-Mai, à La Criée Théâtre national et au Zef-scène nationale, à Calais au Channel-scène nationale et enfin à Clermont-Ferrand à La Comédie-scène nationale, les grandes Tables dialoguent avec les lieux culturels où elles sont installées et avec leurs territoires. Elles y conduisent des projets culinaires et y inscrivent la cuisine comme une discipline artistique à part entière, qui s’épanouit dans les conversations avec les autres arts. Ce 10+4 vous permettra tout à la fois de découvrir cette belle enseigne et tout ce que ses équipes ont fait toutes ces années avec la très modeste participation du Grand Pastis. A télécharger ici.

jeremy julien au Culti

Le Matière Brut investit le Culti C’est l’un des événements annoncés de l’été prochain : l’équipe du Matière Brut, conduite par Jérémy Julien, annonce son arrivée au sein même du bar-tabac du Roucas-Blanc (Marseille, 7e arr). Avec un vaste jardin, le Culti jouit d’un magnifique espace pour servir déjeuner et dîners dans une ambiance cool comme les aime Jérémy et en totale adéquation avec son répertoire culinaire. On vous en parle dès que la réouverture des restaurants (au moins des terrasses) sera effective.

Cassis, les volets rouges certifiés vert Arnaud et Cédric sont fiers et heureux d’annoncer le changement d’identité de leur maison : l’hôtel du Joli Bois devient l’hôtel les Volets Rouges – Cassis. Le duo a a profité de l’hiver pour se livrer à de nombreuses rénovations “afin de vous apporter toujours plus de confort, de quiétude dans notre bulle de nature au cœur du parc national des calanques, assurent-ils. Et d’ajouter : – Nous venons d’être certifiés par l’écolabel international Clef Verte, ce qui fait de nous le premier hôtel de Cassis à recevoir un écolabel”. Hôtel Les Volets Rouges – Cassis, D559 – route de la Gineste, 13260 Cassis ; infos au 04 42 01 02 68.