Art de vivre

Avec sa bière, Pizza Charly conforte son ancrage local

Pizza Charly

Il en rêvait et il l’a fait. Charly vient de lancer sa bière éponyme, aux couleurs de sa pizzéria emblématique du quartier Noailles. La concrétisation d’un rêve dont le jeune entrepreneur de 33 ans avoue qu’il ne s’arrêtera pas en si bon chemin : – J’ai toujours voulu brasser ma propre bière, explique-t-il. Je me suis rapproché des équipes de la Minotte, (Minot brasserie, NDLR) avec qui je partage une histoire commune. Ils ont toujours été des clients de Charly Pizza et des liens se sont noués. De bons clients, ce sont devenus de bons copains ».
De cette amitié résultent deux bières, une blonde « équilibrée, florale qui marche très bien avec la plupart de nos pizzas » avance Charly qui lui assigne le titre de bière craft, visant à réunir le plus grand nombre, « même les plus connaisseurs ».
Et puis il y a cette cuvée dont Charly dit que s’il n’avait dû en faire qu’une, c’eut été celle-ci, « une bière plus authentique, avec des goûts très marqués, une amertume revendiquée et une finale sur le biscuit… Une bière plus noble car elle est plus identitaire ».

« Ça me gonfle ces gens qui se prennent en selfie aux quatre coins du monde avec un gobelet Starbuck ou qui vont bouffer du McDo au Japon »

Charly

Au-delà de l’aspect sympathique de ces cuvées mousseuses, il y a la vision d’un monde et une réponse aux agacements de l’époque. « Depuis 2012 où j’ai repris les rênes de cette pizzéria, je me suis toujours employé à travailler local, explique Charly. Le local business, c’est mon truc et je vais essayer d’y tendre au maximum en me passant des marques globales ». Expliquant que ses farines proviennent de France à l’instar de ses fromages et viandes (poulet, bœuf charolais), le pizzaiolo pousse l’ambition jusqu’aux olives achetées de « Saint-Rémy jusqu’à Perpignan » et regrette de ne plus trouver d’anchois français.
« A terme, j’aimerais qu’on ne boive plus de Sprite ou de Coca au profit d’un Corsica Cola par exemple.  Je me sens tatoué au made in France, j’aime le 100% français et c’est mon ADN de défendre le local… » explique le chef d’entreprise qui, en lançant sa marque de bière enfonce un peu plus le clou du local. Le rêve a commencé et prend corps.

Pizza Charly, 4, rue des Feuillants, Marseille 1er ; infos au 09 84 20 79 62.

Ajouter un commentaire…

Click here to post a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Abonnez-vous à notre newsletter

Suis-nous sur les réseaux

Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.