Restaurants en Provence

Bistrot du midi, on se jette dans les bras de Georges

GeorgesQuand une adresse est bonne, on n’y débarque pas les mains dans les poches. Ainsi de ce fameux bistrot du coin dont le cahier de réservations a été pris d’assaut et qui affiche complet à 11h55 ! Bien mieux qu’une étoile au Michelin, le plaisir des clients et les espoirs d’un bon repas doivent mettre du baume au coeur de Michel Marini qui s’agite en cuisine. Derrière le comptoir, Ilan Loufrani gère clients, serveuses, bières et livreur de café en même temps. Le grand soleil de ce mois de mars réchauffe la terrasse de Georges agencée sur le boulevard Chave. L’ardoise annonce les bonheurs du jour : poireaux grillés, coulis d’épinards au beurre noisette-chou blanc et butternut aux agrumes et cacahuètes, salade césar sucrine et volaille Label Rouge-lardons et oeufs de poule bio croûtons et parmesan, magret de canard IGP en parmentier à la patate douce et rôti-endives braisées cacahuètes et jus corsé.
Bistronomie saisonnière, du bio à tous les recoins de carte, du pain au vin, des légumes et viandes labellisées : on comprend pourquoi ça se bouscule au portillon. On tire la chaise, on commande un verre de vin rouge (le Beaujeu IGP Arles bio) ou de blanc (dom. Bourdic en vin de pays du Gard) et les sourires illuminent les visages. Une preuve supplémentaire que l’on est ce que l’on mange…

Les spaghetti maison à la crème d’ail aux herbes fraîches, anchois et câpres méritent de déjeuner au comptoir. L’assiette est plantureuse, coiffée d’une poignée de roquette et de beaux copeaux de parmesan. Chaque fourchette est voluptueuse, lourde et dense. Acidulées, salées, herbacées, les saveurs se bousculent portées par une cuisson de la pasta parfaite. Inspirée par Sting et Police qui animent la salle, la cuisine proposait ce jour un cheesecake coulis de framboises. Rien à dire, c’était bon, le biscuit étant comme il se doit friand et beurré. « Ça vous plaît le cheesecake ? » s’inquiète Ilan. « Ben… c’est anglais » répondra-t-on en une pirouette pour éviter de polémiquer des heures sur la pertinence d’un dessert anglais à Marseille.
Alors faut-il y aller ? Mais oui bien sûr ! Car Georges incarne toutes les  valeurs que l’on aime. Un plat, un dessert et le café est offert. Cette générosité qu’on dévore dans les assiettes n’est pas feinte et rien que pour ça, Georges mérite qu’on se jette dans ses bras !

Georges-Bistrot du coin, 115, bd Chave, Marseille 5e arr. Réservations au 09 84 30 53 28. Déjeuner midi 20 €.

Abonnez-vous à notre newsletter

Suis-nous sur les réseaux

Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.