Art de vivre

Bistrots de Pays : cinq nouvelles enseignes rejoignent la fédération

LES 5 NOUVEAUX BISTROTS 2018 Cette année, 5 nouvelles adresses de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur rejoignent les Bistrots de Pays.
Var : bar-restaurant du Lavoir « Chez Zaza », Isabelle Littardi, 200, chemin des Baïles, à La Bastide. Réservations au 04 83 11 13 88
Vaucluse : le Crillon, chez Isabelle Landry, rue du Brave Crillon, à Murs. Réservations au 04 90 72 60 31
Hautes Alpes : l’Auberge des Baronnies chez Julie Marchand et William Morin, quartier La Remise à l’Épine. Réservations aux 09 50 33 04 43 et 06 51 12 91 38
Auberge Gaillard chez Julien Petit et Nicolas Ribes, hameau de Molines-en-Champsaur à La Motte-en-Champsaur. Réservations aux 04 92 43 40 99 et 06 09 30 07 47
Au Bon Coin, chez Valérie Traineau, le Cros à Névache. Réservations aux 04 92 21 88 65 et 06 72 12 21 09
Avec le retour des beaux jours, l’envie de s’échapper, de rompre avec le rythme stressant du quotidien revient avec acuité. L’occasion pour les citadins de (re)découvrir le réseau des bistrots de pays, de vivre le temps d’un déjeuner au rythme d’un art de vivre typiquement français en péril. « Au début des année 1990, je remarquais que tous les lieux de vie sociale dans les villages s’éteignaient à petit feu, se remémore Bernard Reynal. L’école venait de fermer, l’église carillonnait dans le vide et le café-restaurant était menacé de fermeture faute de clients ». L’agent de développement territorial imagine alors un concept pour redonner vie aux bistrots, « hauts-lieux de convivialité villageoise » selon ses propres termes. En résumé : seule l’union pouvait sauver la dernière flamme commerciale des villages. En 1993, le label Bistrot de Pays est lancé dans les Alpes de Haute-Provence. Dix ans plus tard, le label réunissant de plus en plus d’adhérents partout en France, une fédération nationale des Bistrots de Pays est créée pour en assurer le développement.

Sélection et obligations

Mais n’est pas Bistrot de Pays qui veut ! « Ce n’est pas une franchise et c’est bien plus qu’un guide de bonnes adresses, avertit Bernard Reynal, devenu président de la fédération. Le Bistrot de Pays doit contribuer à l’animation et à la conservation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien ou la création d’un café de village multiservices de proximité ». Pour être éligible, il faut donc être situé dans une commune rurale de moins de 2000 habitants, être l’un des derniers commerces du village, être ouvert toute l’année, proposer des services qui ont disparu de la commune (dépôt de pain, tabac, vente de journaux, petite épicerie), proposer des documents d’information touristique locale et organiser au moins trois rendez-vous festifs et culturels par an. « Il faut en outre valoriser les produits du terroir et proposer une petite restauration à toute heure basée sur ces produits régionaux » avance encore Bernard Reynal.

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Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.