Restaurants en Provence

Entre Julien et le Bobolivo, c’est une histoire d’amour depuis 6 ans

bobolivoDepuis son installation, il y a 6 ans, Julien Pauly a pris ses marques au Bobolivo au point de faire corps avec ce bistrot de quartier, idéalement situé entre Vieux-Port et Panier. Le “Bobo”, comme on dit, compte parmi les quelques adresses proposant des viandes grillées au feu de bois. Incarnant au mieux l’endroit, Julien s’amuse pendant le service tout en jetant régulièrement un oeil inquiet sur sa salle. La saucisse de Marseille, l’andouillette servie sur des oignons caramélisés, le magret de canard règnent en maître. Au rang des incontournables, l’émincé de bavette persillade est servi, insiste la carte, “uniquement saignant”. Il a raison Julien, c’est la cuisson idéale, au-delà, c’est une catastrophe. La clientèle de bureaux en semaine au déjeuner, exige de manger vite et bien ; l’équipe s’affaire et s’en tire plutôt bien. Pour patienter ou partager une entrée, la composition de burrata et croustillants de gambas à la menthe voisine avec des croquettes au Kiri et de (très bonnes) moules persillade gratinées. Parmi les incontournables, la salade du Bobolivo avec ses gnocchis et son jambon cru reste une valeur sûre tout comme le dos de cabillaud nappé d’une vierge aux échalotes et herbes fraîches. La garniture dégoulinante de fromage fondant des boconcini réveille l’appétit. Quelques frites croustillantes, une petite salade… Mission accomplie. Entre deux couverts, Julien confesse qu’il réfléchit en ce moment à un dessert 100% marseillais ; sans rien dévoiler de ce furieux prochain délire, on peut imaginer qu’un mélange de caramel au beurre salé sur une glace nougat devrait susciter une hystérie collective. Pour l’heure, il faudra se contenter du très bon entremets “royal chocolat” fait sur place et pensé pour les cacaovores.
Alors faut-il y aller ? Oui si on aime les salles mêlant une clientèle d’habitants du quartier, quelques pros en costume et des jeunes bobos prenant leurs aises au Bobo. Oui si on aime les cuissons au feu de bois et les petites préparations fraîches du jour sans prétention. Oui si on aime bien Julien qui est un chic type.

Bobolivo, 29, rue Caisserie, Marseille 2e arr. ; réservations au 04 91 31 38 21. De 20 à 30 €.

Le Mas de Cadenet ouvre ses portes Pour célébrer la fin des vendanges, la famille Négrel vous ouvre les portes du Mas de Cadenet pour un repas champêtre et des ateliers autour du vin le 16 octobre prochain. Accueil à partir de 11h avec des ateliers des cépages (dégustation des mono-cépages tout juste sortis de fermentation) et des ateliers assemblage (jeux d'assemblages à la découverte des équilibres et personnalités des vins). Apéritif et repas champêtre à 12h30 : Cédric Aubert, du restaurant La Place à Puyloubier sera à la manoeuvre avec sa cuisine éco-responsable. Au menu du jour, un spectaculaire agneau rôti sur place, à la broche et au feu de bois et bien entendu du Mas de Cadenet pour l'accord parfait ! Le vignoble est ouvert à ceux qui le souhaitent pour une balade digestive. Mas de Cadenet, D57, 13530 Trets ; infos et inscriptions au 04 42 29 21 59.

Giuseppe Ammendola invité du Môle Passédat Le chef espagnol du restaurant Índigo cocina vegetal à Bilbao répond à l'invitation de Gérald Passédat et vient cuisiner toute la semaine du 11 octobre. Il proposera un menu végétal au tarif de 55 € par personne. Menu composé d'une mise en bouche (Truffe pas truffe, croquette de shiitake, caroube, émulsion à la truffe, salicorne), d'une entrée (betterave et célerie rave au vin rouge et jus d'orange, guacamole et pain grillé au sarrasin), d'un plat (risotto aux légumes du marché et aux algues, crème au beurre d’amande et fenouil, herbes aromatiques) et d'un dessert (caprese cacao et et aux amandes, ganache chocolat, framboise). Photo Richard Haughton. Infos et réservations ici.

A Aix-en-Provence, Jacquèmes tire le rideau. L'enseigne aura tenu 108 ans. Jacquèmes était la plus ancienne épicerie fine-caviste de la cité, implantée en centre-ville. Une boutique plongée dans le formol, un accueil épouvantable et une sélection qui ne répondait plus aux nouvelles tendances de la gastronomie expliquent le déclin de cette maison qui s'apprête à brader ses stocks dans les prochains jours. Si le coeur vous en dit... 9, rue Méjanes à Aix ; infos au 04 42 23 48 64.

Abonnez-vous à notre newsletter