Restaurants en Provence

Noël Baudrand : “J’ai pris mes marques au Relais 50”

baudrand Relais 50Octobre 2015, décembre 2016. Quelque 15 mois sont passés depuis l’arrivée de Noël Baudrand au Relais 50 avec, en guise de cadeau de Noël, le prix Jeune Talent 2017 que le Gault & Millau lui a décerné il y a quelques semaines. Comme lors d’une étape cycliste, le chef a envie de dresser un rapport d’étape : “Je suis heureux, j’ai pris mes marques ici et j’ai stabilisé une équipe soudée autour de moi”, avoue-t-il. En salle, les clients sont là ; à quelques minutes de l’envoi des premières assiettes, le chef s’inquiète : “J’ai fait évoluer la cuisine et le style, j’espère que ça se voit”. Comme s’il allait à confesse, le cuisinier précise : “Je retranscris mes envies, mes pensées et le besoin de gourmandise ; il y a un gros travail sur les textures”

Au-delà de la profession de foi, la table du Relais 50 raconte de jolies histoires très méditerranéennes. Pour preuve, cet épatant vin chaud baptisé “Retour du marché de Noël de Cassis” à base de blanc cassidain dans lequel s’épanouissent cannelle, badiane et écorces d’orange. Suit un rustique velouté de châtaigne dans lequel un oeuf fermier cuit à basse température apporte du velouté. Le maquereau de Méditerranée cru s’accompagne d’un coulis parfait de roquette et d’une très nerveuse glace au wasabi. Autre objet de la tentation, quelques noix de saint-jacques snackées sur un blinis au sarrasin sur un condiment mêlant des algues (salicornes) et des pommes granny. Ça s’amuse en cuisine et ça se voit en salle avec le sourire du personnel très amical et empathique. Un dessert ? Craquez et croquez dans cette mangue au caramel poivre timut bien équilibrée d’une glace au carambar et mousse de lait à moins que vous ne préfériez la poire en charlotte au chocolat et piment d’espelette. Un bonus ? Ce mini verre de chocolat fondu dans lequel quelques gouttes de poire apportent du relief, et le piment de la force.

Alors faut-il y aller ? Oui sans inquiétude pour la bonne humeur contagieuse de l’équipe, les assiettes qui osent, le chef qui met du coeur dans ses menus et un peu d’anis dans ses cannelés proposés avec le café…

Relais 50, 18, quai du Port, Marseille 2e arr. ; résas au 04 91 52 52 50.
Formules déjeuner 19 et 24 € ; menus 39, 50 et 65 €. Plats “classiques” de 17 à 26 €.

Infos express

Brunches du dimanche À partir du 27 septembre, et jusqu’à la fin de l’année, La Benvengudo propose aux gourmands (et aux lève-tard) un brunch concocté par la chef Julie Chaix. Sous forme de buffet, les hôtes disposeront d’une sélection de mets salés et sucrés, cuisinés à partir de produits locaux et de saison. Une pause gourmande parfaite avant de partir se balader dans le village des Baux-de-Provence. Brunch servi tous les dimanches de 11h30 à 15h, prix : 49 € par personne. Infos au 04 90 54 32 54.

Glenn Viel, chef du restaurant l’Oustau de Baumanière, aux Baux-de-Provence, a été élu « chef de l’année 2020 » par ses pairs à l’occasion de la 34e édition des Trophées du magazine Le Chef ce lundi 21 septembre. Né en janvier 1980 dans une famille de militaires, son aventure à Baumanière a démarré en 2015 quand Jean-André Charial, le propriétaire, l’a appelé pour redonner vie à ce restaurant mythique. Dès son arrivée, Glenn Viel a mis en place une cuisine écoresponsable avec le développement d’un potager bio, de ruches ainsi qu’une ferme pédagogique. En janvier 2020, il décroche sa 3e étoile. Il est aussi distingué au titre de la “gastronomie durable”, lancé par le guide rouge qui honore les restaurants ayant une démarche écoresponsable. Côté pâtisserie, c’est Brandon Dehan du même restaurant qui est distingué. Originaire de Noyon dans l’Oise, il avait été désigné jeune chef pâtissier de l’année en 2019 par le guide Gault et Millau. Ce sont les chefs référencés dans le Guide Michelin qui votent chaque année pour élire les meilleurs de la profession lors de cette 34e édition des Trophées du magazine Le Chef, seule élection des professionnels de la gastronomie française par leurs pairs.

Samedi 10 octobre « Plus beau village de France » du nord Vaucluse, Séguret organise toute la journée, une dégustation des vins du village, une découverte de nombreux artistes et créateurs du village, une découverte de boulange à l’ancienne avec démonstration en direct (confection de pains, de brioches et de tartes au sucre à l’ancienne dans le four banal du village). A 10 h, accueil au portail de la Bise pour la remise du programme de la journée. À 10 h, 11 h, 15 h et 18 h : visites guidées du village médiéval au départ du portail de la Bise. Durée environ 1h (3 € par adulte et gratuit pour les mineurs).
10 h 30 et 15 h 30 : atelier « la vie des Abeilles » suivi d’une dégustation des miels bio de Jérôme Busato au château Cohola à Sablet. A 11 h et 16 h : atelier « les 3 goûts de l’huile d’olive en Provence » à l’atelier les 3 Souquets à Séguret.  12 h : dégustation des bières artisanales de Jean-Pierre Meffre de Chante-Grenouille. A 16 h 30 : cooking show sur le thème des Traditions de Séguret avec présentation de plusieurs mini recettes (au restaurant Le Mesclun – durée 1 h, gratuit, 20 personnes max). 17 h 30 : petit historique sur le métier de santonnier avec explication des différentes étapes de création artisanale d’un santon avec Denis Voeux. Plus d’informations au 04 90 46 91 06.

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