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Cafés Henry Blanc : Jean-Luc Blanc, torréfacteur 4e génération

Henry Blanc Jean-Luc Blanc“Mon père m’a donné un nom magnifique. Je ne veux pas être le “fils de” même si on est toujours le fils de quelqu’un mais c’est important d’exister en tant que Jean-Luc”. Il vient de poser sa tasse de café sur la table. Chaque jour, chaque semaine, chaque mois, chaque année, des dizaines de milliers de Provençaux posent leurs lèvres sur une tasse de café Henry Blanc. Héritier de l’empire, Jean-Luc se raconte : “Je suis né dans le café, c’est un produit noble, assène cet ancien des bancs du lycée Thiers qui a fui la faculté et a failli s’engager pour partir en Outre-Mer. Mon père m’appelait “Blanc”, et jamais Jean-Luc” poursuit-il.

Le groupe Henry Blanc ce sont 130 employés, un chiffre d’affaires de 17 millions d’euros, 9 boutiques Noailles et 7 en franchise, la couverture d’une quinzaine de départements.
“Mon père était tout à la fois un patron, mon meilleur ami et je lui voue un indéfectible respect, explique le torréfacteur. C’est toujours difficile de parler de soi, disons que je possède une vertu, celle de la fidélité. Je suis fidèle en amitié, la fidélité c’est une ligne de conduite”. Se reconnaissant volontiers “bavard”, Jean-Luc Blanc est aussi “très chiant et un peu égoïste : je travaille trop au grand dam de ma petite famille” sourit-il. Homme de commerce, bouillonnant d’idées et ardent défenseur de sa ville, Jean-Luc Blanc est aussi vice-président de la chambre de commerce : “Ma vie, c’est ma passion pour ce territoire. J’adore Pagnol mais il faut reconnaître qu’il a véhiculé une image caricaturale de nous, celle d’un Provençal un peu fainéant et j’essaie de casser ces codes. La caricature porte tort à nos entreprises” analyse-t-il. Désormais, la France compte cinq torréfacteurs de la taille du groupe Henry-Blanc : “Nous achetons notre café vert auprès de négociants à la bourse de Londres pour le robusta et à la bourse de New-York pour l’arabica. Ensuite, nous le torréfions à la Capelette, dans le 10e arrondissement de Marseille. Je revendique le titre d’entreprise paternaliste. Chez nous, on travaille pour une maison, pas pour une entreprise”.
Quant à l’avenir, Jean-Luc Blanc le confond avec celui d’Henry Blanc : “L’objectif, c’est de mieux vendre le produit et essayer de conforter nos positions. J’ai trois fils et j’aimerais qu’ils marquent la cinquième génération. Je suis content car mon aîné vient de rejoindre l’entreprise, on verra ensuite pour les jumeaux”.

Conseils pour un bon expresso

Henry Blanc, histoire d’un groupe, d’une famille

Il y a un an, la figure tutélaire des cafés Henry Blanc, celui dont le prénom s’écrivait Henri, fermait les yeux. Ainsi entrait pleinement en scène la 4e génération de torréfacteurs : “L’arrière grand-père de mon père évoluait déjà dans le café vert, c’était l’époque où Marseille était une ville de négoce”. Au meilleur des années 1920-30, Paul Blanc fonde la torréfaction Bonne Maman à la rue des Dominicaines. “Mon père, Henri, est né en 1935 et a été placé très jeune en pension à Timon David. Il a souffert  de cet éloignement familial. C’est lui qui a fondé Henry Blanc en claquant la porte de la famille quand mon grand-père a vendu les cafés Negresko à Jacques Vabre”. De succès en succès, Henri commercialise des machines Cimbali puis la marque des cafés Oasis. “Il a rencontré Michèle en 1978, alors secrétaire de direction à l’Olympique de Marseille, raconte Jean-Luc Blanc. Michèle a joué le rôle d’aiguillon pour mon père, c’est auprès d’elle qu’il a puisé l’énergie de remonter une marque financée par la vente de sa voiture et le prêt d’un ami”. L’entreprise prenant de l’ampleur, Jean-Luc rejoint son père dans l’aventure en 1984, “à l’époque, il y avait une centaine de torréfacteurs sur les Bouches-du-Rhône. Ils ont tous disparu” regrette-t-il. Avec le rachat de Torréfaction Noailles en 1987, la marque Henry Blanc joue la carte de la diversification : “C’est la famille Coquillat qui avait fondé Torréfaction Noailles en 1927” rappelle le patron du groupe Henry Blanc. “Désormais, Henry Blanc se voue aux professionnels, cafés, hôtels et restaurants et Torréfaction Noailles s’adresse aux particuliers, c’est notre marque vitrine”.

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Vite lu

► Le food truck de Marseille Provence gastronomie reprend la route pour une tournée solidaire du 26 novembre au 23 décembre dans une dizaine de communes des Bouches-du-Rhône. Le food truck fera étapes dans les villes et villages du 13 avec, à son bord, un chef sélectionné par la commune hôte. Dans un esprit de solidarité et de partage, les chefs cuisineront et vendront une soupe de leur inspiration et tous les bénéfices de la vente seront reversés à une association caritative locale. Provence Tourisme, organisme en charge de la promotion touristique du département 13, prouve-là son engagement et son soutien auprès des professionnels de la gastronomie et des associations pour un tourisme résolument positif. Quelques dates : 26 novembre à Allauch de 18h à 20h ; mercredi 1er décembre à Saint-Cannat de 8h à 14h ; vendredi 10 décembre à La Ciotat de 18h à 20h ; samedi 18 décembre à Venelles de 11h à 14 heures et le 19 décembre à Saint-Rémy-de-Provence de 11h à 14 h. Lundi 20 décembre à Mollégès de 19h à 22h ; mardi 21 décembre à Aix de 11h à 14h et jeudi 23 décembre à Aix de 11h à 14 heures. Infos sur le site dédié ici.

Menu de Noël à Hyères. Les restaurants ouverts les 24 et 25 décembre étant rares, signalons celui de l’hôtel de la Mer et de son restaurant, tenu par Tom Cariano à Hyères (83). Ce dernier propose pour le 24 au soir et le 25 au déjeuner, une formule à 88 € par personne (hors boissons) composée d’un velouté de courge-noisettes torréfiées et coupe de champagne Moët & Chandon, un ensemble terrine de foie gras-huîtres fraîches et gratinées au poireau et champagne-poisson gravlax, un poulet de Bresse farci aux champignons et sauce truffe, une sélection de fromages et la traditionnelle bûche. Infos et réservations au 04 94 66 41 81.

Sam Kitchen au Montevideo. Jusqu’au 10 décembre, Sam nous propose une carte bistrot-ripailles : soupe du jour, oeuf cocotte-foie gras, confit de canard pommes paillasson, saucisse-gratin de chou fleur, alouettes sans tête, baba au rhum et crème caramel sont proposés les mercredis, jeudis et vendredis avec une carte de cocktails. Et le dimanche 28 novembre, c’est jour de brunch. Entrées de 6 à 9 €, plats de 10 à 14 € et desserts à 4 €. Réservations par SMS 07 57 09 47 92. Le Montevideo, 3, impasse Montevideo, 6e arr. Parking Q-Park Breteuil.