Magazine

La Cantoche des sœurs Toche, maison de famille rue Haxo

Deux sœurs, une formidable complémentarité et une adresse qui fait (beaucoup) parler. La Cantoche a ouvert à la fin avril dernier et, en moins de deux mois, a largement contribué à remettre la rue Haxo sur les rails, après une très longue période de réhabilitation. « Notre style, c’est l’esprit famille, il y a un sentiment de générosité et de partage ambiant qui donne envie de tout manger » reconnaît Julia Toche, 30 ans, l’aînée au sourire bienveillant. Si la carte change tous les jours, elle s’articule toujours autour d’un sandwich, un plat de viande et de poisson, une suggestion végétarienne et un dessert. « J’ai immédiatement envie d’évoquer la salade de moules cuites-haricots verts, cerises, fenouil, herbes fraîches-citron confit et poutargue ou les pizzetta frites de Clarrisse, ma seconde » poursuit Julia en présentant un troublant financier aux amandes, ultra beurré, dodu comme un clafouti gavé de cerises.

« Et la glace au makroud, qu’on va servir demain, a été faite par une maman qui est venue tout exprès cuisiner ici… C’est cet esprit famille qui importe » enchaîne Louise. Côté fournisseurs, le ban et l’arrière-ban des Bouches-du-Rhône a répondu à l’appel des sœurs Toche : le Paysan moderne, Raisin Crème et la Laiterie marseillaise, Jamal Benhida de Saint-Rémy-de-Provence, les œufs et volailles de Michel… Idem des vins avec Sulauze, le château de Roquefort, « du nature, du biodyn’, du bio et même du raisonné, on ne s’interdit rien » poursuit Louise Toche.

« On est très bien ici »
« Avant de nous lancer dans cette aventure, on a travaillé 3 mois et demi au Café de l’Abbaye à Saint-Victor, ça a été un bon crash test pour nous, on voulait savoir si on arriverait à travailler entre sœurs, explique Louise. Et c’est maintenant qu’on se rend compte que la complémentarité est primordiale, bien au-delà des aléas du quotidien ». « On croit beaucoup dans le centre-ville, presque par réflexe, on cherchait un lieu dans le 7e mais finalement, on est très très bien ici, complète Julia. On a beaucoup de potes qui viennent, des commerçants voisins et c’est hallucinant le nombre de gens qui passent par ici ». Réhabilité par leur maman, le restaurant qui peut accueillir jusqu’à 100 couverts dedans/dehors, ressemble aux deux sœurs qui se réjouissent d’un lieu à leur image : sol habillé de terrazzo, bar en bejmat camaïeux de couleurs terra cotta, murs bruts et grosses gaines de ventilation apparente. « Au final, il y a beaucoup de gens bienveillants et amicaux qui nous ont accompagnées » confient les Toche. Et ce n’est qu’un début…

La Cantoche, 13, rue Haxo, Marseille 1er arr. ; infos au 06 67 72 92 88. Entrées de 8 à 9 € ; plats de 16 à 19 € ; sandwich 13 € + un à-côté ; desserts de 6 à 7 €.

Un parcours très formateur jusqu’à la Cantoche

Julia et Louise ont un réseau marseillais puissant mais ce n’est pas le plus important. Elles ont, surtout, une formation et une expérience solides et très complémentaires. Louise, pour commencer, a 25 ans et une formation de comptabilité et de droit. « J’ai toujours bossé dans la restauration, avec mon père pour commencer (le Via Mermoz et l’Aquarium, fac de lettres à Aix, NDLR), puis en Australie pendant un an à Bondi beach à côté de Sydney. J’ai ensuite aussi appris la gestion auprès de la Sodexo-entreprises à la CMA-CGM et chez Spok Lulli avec Christophe »
Julia, 30 ans, « cancre à l’école » a également séjourné à Sydney où elle a appris à faire du pain chez Iggy’s Bread. A son retour en France, CAP cuisine en poche, elle rejoint la brigade de Pierre-Antoine Denis à la Cantinetta, puis celle du Lauracée chez Christophe Negrel. Présente chez Julia Sammut dès l’ouverture de l’épicerie l’Idéal, elle n’en partira que pour ouvrir sa fameuse Cantoche.

Ajoute un commentaire

Ecris ici pour poster ton commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

Suis-nous sur les réseaux

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

Abonne-toi à la newsletter