Marseille

► Rencontres des Cuisines africaines En 2020, à l’occasion de la Saison Africa2020, la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA), les Grandes Tables-I.C.I et Chefs In Africa se sont réunis pour organiser des rendez-vous culinaires et artistiques à Calais, Tours, Dijon, Clermont-Ferrand et Marseille. Les événements des Cuisines africaines ont permis de questionner et explorer les identités culinaires de tout un continent. Au cours des quatre dernières années, de nombreux projets ont été entrepris pour poursuivre cette démarche : la publication d’un numéro de la revue Papilles, intitulé Stirring the Pot, Les Cuisines Africaines, l’organisation de tables rondes, des participations à des festivals (Village International de la Gastronomie, Omnivore, …) et des actions développées dans plusieurs territoires d’Afrique. En 2024, les Rencontres des Cuisines africaines rassembleront, pour une première édition, plus de 70 acteurs et actrices culinaires d’Afrique et de ses diasporas afin d’explorer les identités des cuisines africaines, célébrer leur richesse et développer des synergies communes. Au programme : des tables rondes explorant les grands enjeux des cuisines africaines, des ateliers pour découvrir et échanger, des entretiens avec des personnalités et des démonstrations culinaires autour de produits phares.
• Les Rencontres des Cuisines Africaines, les 1 et 2 mars 2024 à la Friche de la Belle de Mai à Marseille.

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Solidarité

► Dîners Sans Fourchette Le concept des dîners Sans Fourchette a été développé au profit des personnes victimes de troubles de la mémoire, des victimes d’Alzheimer, de sclérose en plaques ou de Parkinson. Dans l’évolution de leur pathologie, beaucoup de malades ne parviennent plus à se servir de leurs couverts et en viennent au geste premier, celui qui consiste à pincer l’aliment entre le pouce et l’index pour le porter à la bouche. Les malades ont aussi le droit de se régaler, d’aller au restaurant, de sortir, de rencontrer l’autre et de partager leur joie ; avec ces dîners, c’est le restaurant qui doit s’adapter à eux. Participer aux Dîners Sans Fourchette c’est contribuer à faire vivre l’association Mémoire et Santé qui les organise… pour sortir de l’isolement.
• À Paris le mercredi 28 février école de Paris des métiers de la table et le 6 mars ; à Toulon au lycée Anne-Sophie Pic le mercredi 13 mars : à Marseille le mardi 19 mars au lycée hôtelier J.-P.-Passédat ; à Sisteron le jeudi 21 mars à l’école hôtelière et le mercredi 3 avril à Marseille au restaurant Le République.

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Magazine

C'est la grande fête du bio partout en Provence

collage bioAllez, faites moi plaisir, oubliez définitivement l’image du consommateur bio coiffé de dreadlocks et venez participer à la grande campagne nationale « Manger bio et local, c’est l’idéal ». Ce grand rendez-vous de l’alimentation normale se déroule du 20 au 28 septembre  partout en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Au programme : une semaine d’animations savoureuses et variées, des rencontres avec des producteurs bio près de chez-vous et la découverte des circuits courts.

Pourquoi faut-il préférer le bio et les circuits courts ? Parce que l’agriculture biologique crée des emplois ! A surface égale, une ferme bio nécessite davantage de main-d’oeuvre qu’une ferme conventionnelle (2,4 unités de travail contre 1,5), participant ainsi au maintien d’une économie locale et rurale. A titre d’exemple, le secteur viticole emploie deux fois plus de personnes en exploitation biologique qu’en exploitation conventionnelle. En plus d’une main-d’oeuvre plus nombreuse sur les exploitations biologiques, l’agriculture bio favorise le développement d’un « écosystème économique local ». Ainsi, un exploitant bio sur quatre transforme sa production à la ferme, en totalité ou en partie. Cette activité génère donc une vraie plus-value pour l’attractivité touristique des territoires. La transformation des matières premières en dehors de l’exploitation est basée sur un réseau de PME dynamique et créateur d’emplois. Sans oublier le secteur de la distribution, avec notamment les magasins spécialisés qui se sont considérablement développés depuis ces dernières années.

Deux témoins, un chef, un vigneron

JC AUBERTINJean-Claude Aubertin chef du restaurant de l’hôtel La Mirande à Avignon : « Je travaille pour La Mirande depuis un an et demi. La famille Stein, propriétaire de l’établissement, souhaite faire découvrir les produits les plus vrais possible, présenter des produits les plus intacts, sans pesticides et sans adjuvants. Au restaurant, nous travaillons essentiellement avec des légumes et du pain bio. En viande, nous utilisons du bio quand nous le pouvons, mais cela dépend de l’offre. Nous privilégions plutôt les légumes et le poisson dans nos menus. Utiliser des produits bio locaux, sans intermédiaires, c’est plus facile. Les marchandises sont apportées direc- tement par les producteurs, ils nous disent ce qu’ils ont de disponible, nous commandons en fonction des besoins, puis nous composons nos menus. Parmi mes clients, ce sont les Américains, les Allemands ou les habitants des pays nordiques qui sont les plus sensibles à la présence d’un menu bio. L’objectif final à la Mirande serait de parvenir à faire du 100% bio et local en priorité ».


coulon beaurenardDaniel Coulon, viticulteur au domaine de Beaurenard à Châteauneuf-du-Pape :
« Chez nous, on est vigneron de générations en générations et par passion. Je vinifie en châteauneuf-du-pape blanc et rouge, mais également en rasteau et en côtes-du-Rhône. Je crois beaucoup en la biodynamie car je me sens plus proche de la nature, tout est peaufiné à la main et cela apporte une fraîcheur, une élégance et une minéralité dans la bouche qui rappelle le terroir. En biodynamie, la vigne est moins sensible aux maladies et aux insectes. Il en résulte des vins particulièrement digestes. J’exporte 50% de ma production et les reste est destiné aux particuliers français, aux cavistes et restaurateurs. J’aime travailler en local et j’en ferais plus si je le pouvais. La région est touristique et nous côtoyons de plus en plus d’amateurs pour notre vin biodynamique et local ».

Manger bio et local, c’est l’idéal, du 20 au 28 septembre 2014,
à la rencontre des producteurs bio près de chez-vous en Paca, infos complémentaires sur www.bioetlocalcestlideal.org
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