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C'est la grande fête du bio partout en Provence

collage bioAllez, faites moi plaisir, oubliez définitivement l’image du consommateur bio coiffé de dreadlocks et venez participer à la grande campagne nationale “Manger bio et local, c’est l’idéal”. Ce grand rendez-vous de l’alimentation normale se déroule du 20 au 28 septembre  partout en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Au programme : une semaine d’animations savoureuses et variées, des rencontres avec des producteurs bio près de chez-vous et la découverte des circuits courts.

Pourquoi faut-il préférer le bio et les circuits courts ? Parce que l’agriculture biologique crée des emplois ! A surface égale, une ferme bio nécessite davantage de main-d’oeuvre qu’une ferme conventionnelle (2,4 unités de travail contre 1,5), participant ainsi au maintien d’une économie locale et rurale. A titre d’exemple, le secteur viticole emploie deux fois plus de personnes en exploitation biologique qu’en exploitation conventionnelle. En plus d’une main-d’oeuvre plus nombreuse sur les exploitations biologiques, l’agriculture bio favorise le développement d’un « écosystème économique local ». Ainsi, un exploitant bio sur quatre transforme sa production à la ferme, en totalité ou en partie. Cette activité génère donc une vraie plus-value pour l’attractivité touristique des territoires. La transformation des matières premières en dehors de l’exploitation est basée sur un réseau de PME dynamique et créateur d’emplois. Sans oublier le secteur de la distribution, avec notamment les magasins spécialisés qui se sont considérablement développés depuis ces dernières années.

Deux témoins, un chef, un vigneron

JC AUBERTINJean-Claude Aubertin chef du restaurant de l’hôtel La Mirande à Avignon : “Je travaille pour La Mirande depuis un an et demi. La famille Stein, propriétaire de l’établissement, souhaite faire découvrir les produits les plus vrais possible, présenter des produits les plus intacts, sans pesticides et sans adjuvants. Au restaurant, nous travaillons essentiellement avec des légumes et du pain bio. En viande, nous utilisons du bio quand nous le pouvons, mais cela dépend de l’offre. Nous privilégions plutôt les légumes et le poisson dans nos menus. Utiliser des produits bio locaux, sans intermédiaires, c’est plus facile. Les marchandises sont apportées direc- tement par les producteurs, ils nous disent ce qu’ils ont de disponible, nous commandons en fonction des besoins, puis nous composons nos menus. Parmi mes clients, ce sont les Américains, les Allemands ou les habitants des pays nordiques qui sont les plus sensibles à la présence d’un menu bio. L’objectif final à la Mirande serait de parvenir à faire du 100% bio et local en priorité”.


coulon beaurenardDaniel Coulon, viticulteur au domaine de Beaurenard à Châteauneuf-du-Pape :
“Chez nous, on est vigneron de générations en générations et par passion. Je vinifie en châteauneuf-du-pape blanc et rouge, mais également en rasteau et en côtes-du-Rhône. Je crois beaucoup en la biodynamie car je me sens plus proche de la nature, tout est peaufiné à la main et cela apporte une fraîcheur, une élégance et une minéralité dans la bouche qui rappelle le terroir. En biodynamie, la vigne est moins sensible aux maladies et aux insectes. Il en résulte des vins particulièrement digestes. J’exporte 50% de ma production et les reste est destiné aux particuliers français, aux cavistes et restaurateurs. J’aime travailler en local et j’en ferais plus si je le pouvais. La région est touristique et nous côtoyons de plus en plus d’amateurs pour notre vin biodynamique et local”.

Manger bio et local, c’est l’idéal, du 20 au 28 septembre 2014,
à la rencontre des producteurs bio près de chez-vous en Paca, infos complémentaires sur www.bioetlocalcestlideal.org
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Le Mas de Cadenet ouvre ses portes Pour célébrer la fin des vendanges, la famille Négrel vous ouvre les portes du Mas de Cadenet pour un repas champêtre et des ateliers autour du vin le 16 octobre prochain. Accueil à partir de 11h avec des ateliers des cépages (dégustation des mono-cépages tout juste sortis de fermentation) et des ateliers assemblage (jeux d'assemblages à la découverte des équilibres et personnalités des vins). Apéritif et repas champêtre à 12h30 : Cédric Aubert, du restaurant La Place à Puyloubier sera à la manoeuvre avec sa cuisine éco-responsable. Au menu du jour, un spectaculaire agneau rôti sur place, à la broche et au feu de bois et bien entendu du Mas de Cadenet pour l'accord parfait ! Le vignoble est ouvert à ceux qui le souhaitent pour une balade digestive. Mas de Cadenet, D57, 13530 Trets ; infos et inscriptions au 04 42 29 21 59.

Giuseppe Ammendola invité du Môle Passédat Le chef espagnol du restaurant Índigo cocina vegetal à Bilbao répond à l'invitation de Gérald Passédat et vient cuisiner toute la semaine du 11 octobre. Il proposera un menu végétal au tarif de 55 € par personne. Menu composé d'une mise en bouche (Truffe pas truffe, croquette de shiitake, caroube, émulsion à la truffe, salicorne), d'une entrée (betterave et célerie rave au vin rouge et jus d'orange, guacamole et pain grillé au sarrasin), d'un plat (risotto aux légumes du marché et aux algues, crème au beurre d’amande et fenouil, herbes aromatiques) et d'un dessert (caprese cacao et et aux amandes, ganache chocolat, framboise). Photo Richard Haughton. Infos et réservations ici.

A Aix-en-Provence, Jacquèmes tire le rideau. L'enseigne aura tenu 108 ans. Jacquèmes était la plus ancienne épicerie fine-caviste de la cité, implantée en centre-ville. Une boutique plongée dans le formol, un accueil épouvantable et une sélection qui ne répondait plus aux nouvelles tendances de la gastronomie expliquent le déclin de cette maison qui s'apprête à brader ses stocks dans les prochains jours. Si le coeur vous en dit... 9, rue Méjanes à Aix ; infos au 04 42 23 48 64.

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