Magazine

Charlène Estevao remporte le concours Roger Vergé aux Etoiles de Mougins

Charlène Estevao a remporté le concours Roger Vergé aux Etoiles de Mougins, ce dimanche 3 juin dernier. Une victoire au goût de revanche pour cette jeune femme de 25 ans qui travaille auprès de Lionel Lévy dans les cuisines de l’Intercontinental Hôtel-Dieu de Marseille. En proposant une version très personnelle d’une bouillabaisse revisitée, Charlène Estevao a suscité l’enthousiasme du jury présidé par Philippe Etchebest. « En janvier dernier, j’avais raté le trophée Masse qui se tenait à Marseille, reconnaît Charlène Estevao. Cette victoire résonne comme une revanche, j’ai donné le maximum en mettant toutes les chances de mon côté ».

Charlène Estevao

Née à Grenoble il y a 25 ans, Charlène Estevao a suivi 2 ans les cours de l’école hôtelière du clos d’or et 2 années ensuite en CFA. Elle est arrivée à Marseille en mars 2017 pour travailler à l’Intercontinental-Hôtel-Dieu. « J’étais en poste à la Palme d’or au Martinez à Cannes depuis 2 ans. Mon ancien sous-chef m’a demandé où je voulais aller et moi, je voulais rester dans le Sud et c’est lui qui m’a recommandée. J’adore Marseille, c’est une très belle ville, j’aime son ambiance, sa culture, sa nourriture. Ici, notre luxe, c’est de cuisiner avec de très bons produits »
Relevant le défi lancé par les organisateurs de l’épreuve, Charlène a souhaité « moderniser la bouillabaisse tout en conservant son caractère. J’ai préparé une vraie soupe de poissons de roche qui était belle et très rouge ». Signe qui ne trompe pas,  Etchebest en a même redemandé une fois la dégustation achevée… Tout le reste du plat, s’est décliné en cuit-cru : « J’ai voulu un tartare de rougets et daurade, un sashimi de saint-pierre côté cru. Côté cuit, j’ai imaginé une vive saisie au charbon puis saisie à l’huile d’olive, ail, thym et romarin ainsi qu’un chapon confit  à l’huile d’olive, là encore ail, thym et romarin » détaille la compétitrice. Jamais à court d’idées, Charlène Estevao a présenté sa pomme de terre confite en forme de calisson percé et rempli de rouille sans oublier la fameuse garniture céleri-oignon et carottes avec un gel de fenouil au pastis. « L’espuma de pain et la tuile de pain à l’encre de seiche ont remplacé les croûtons d’autrefois » sourit Charlène.
« En janvier, lors du salon Food in Sud, Charlène avait concouru au trophée Masse, se remémore son chef, Lionel Lévy. Et elle a buggé, elle est passée à côté pourtant j’étais persuadé de sa valeur, martèle-t-il. Ce concours à Mougins a été super dur, je suis très heureux et fier ». Un échec qui a fouetté l’honneur de la jeune femme : « C’est le chef lévy qui m’a proposé de participer au concours. Je suis allée dans son bureau, il m’a expliqué le projet et j’ai tout de suite accepté », raconte cette passionnée de foot qui a dû « arrêter parce que c’était difficile avec le métier » et de photographie. « J’adore aussi les voyages, complète-t-elle. A 18 ans, je suis partie seule avec une amie en Australier, j’ai mis le billet sur la table devant ma mère et je lui ai dit que je voulais partir… Il n’y a pas grand chose qui me fait peur ».

bouillabaisse Charlène Estevao

A Mougins, dimanche soir, Etchebest exhortait les candidats au trophée Masse à participer au jeu de M6, « Top chef ». Pour l’heure, Charlène Estevao en a parlé avec Lionel Lévy et se garde un temps de « pleine réflexion… Ça pourrait me plaire, il faut que je réfléchisse aux conditions. Je suis une fille qui aime les défis, je suis une battante dans la vie et j’aime affronter les difficultés ». Serait-ce une façon déjà de dire qu’on va la retrouver sur M6 ?

Ajouter un commentaire…

Click here to post a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Abonnez-vous à notre newsletter

Suis-nous sur les réseaux

Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.