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C’est signé, Marseille est liée aux Chartreux… et trinque à la chartreuse

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La ville de Marseille a signé, ce mardi 5 octobre 2021, le pacte d’amitié qui la lie désormais aux moines chartreux et à leur liqueur symbole : la chartreuse. C’est dans le salon d’honneur de la Chambre de Commerce et d’Industrie, sur la Canebière, que les maires des cinq villes et villages, déjà signataires de ce pacte (Saint-Pierre-de-Chartreuse, Saint-Laurent-du-Pont, Tarragone en Espagne, Voiron et Entre-Deux-Guiers) ont pris la parole avant de procéder à la fameuse signature. Benoît Payan absent, c’est Jean-Marc Coppola, adjoint en charge de la Culture qui a signé le précieux document sous l’oeil de Michèle Rubirola, première adjointe au maire et de Didier Jau, maire du 3e secteur dont dépend le quartier des Chartreux. C’est Nicole Verspiren, élue consulaire, qui représentait le président Chauvin pour la CCI-Aix-Marseille Provence.

“C’est une bonne chose de faire entrer Marseille dans ce pacte, en attendant Paris et Anne Hidalgo, dans quelques années peut-être, s’est risqué Emmanuel Delafon, le PDG des Liqueurs Chartreuse. Célébrer quelque chose dans le contexte actuel n’est pas facile mais demain, nous fêterons la saint Bruno, saint patron des Chartreux. A l’aube du deuxième millénaire, Bruno ignorait que son projet le dépasserait, et de loin, 1000 ans plus tard. Eh bien il en va de même pour nous aujourd’hui”.

La recette et le savoir-faire de la liqueur sont un absolu secret, connu de deux seuls moines

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Jean-Marc Coppola à la signature (à droite)

Après que chaque maire eut tôt fait de rappeler l’influence des Chartreux et de leur liqueur dans le développement de leur cité, Jean-Marc Coppola a pris la parole pour évoquer Marseille, “ville singulière, toujours secrète, parfois mystérieuse, recelant de nombreuses pépites. Ici, on pense plus Ricard, Picon ou Noilly-Prat et je pense qu’il nous faut reconnaître que nous faisions partie de ces nombreux Marseillais qui ignoraient que dans le quartier de Castellane, les moines avaient une distillerie au début du XXe siècle”.

D’un côté, les maires membres du pacte se sont dits honorés d’accueillir Marseille et, de l’autre, la ville mastodonte a insisté sur l’honneur qui lui était fait d’apposer son nom à côté de celui de Entre-Deux-Guiers et ses 1800 âmes. Clins d’oeil à la dégustation plus ou moins appuyée des uns, au talent de travailler la Chartreuse des autres (en truffe au chocolat, en granité citron-chartreuse), la signature a été souriante, heureuse et tous l’ont promis : on se retrouvera bientôt pour faire vivre le pacte qui lie les moines à ces villes qui, au fil des siècles, les ont accueillis pour les protéger des vicissitudes de l’Histoire.

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