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Marseille signe un « pacte d’amitié chartreuse » avec les moines chartreux

Chartreuse

La ville de Marseille, en la personne de son premier magistrat, Benoît Payan, signera mardi 5 octobre prochain le Pacte d’Amitié Chartreuse. La ville rejoindra le club composé des cités de Saint-Pierre-de-Chartreuse, Saint-Laurent-du-Pont, Tarragone (en Espagne), Voiron et Entre-Deux-Guiers. Toutes ces villes et villages ont déjà signé un pacte d’amitié en 2017 avec la communauté des moines chartreux, témoignage de leur attachement à l’Ordre et à leur savoir-faire unique et préservé depuis 1764. Mais en quoi la ville de Marseille est-elle liée aux moines chartreux ?

Depuis 1084, les moines chartreux assurent leur propre subsistance. En dépit des vicissitudes de leur histoire (huit incendies, une expulsion de France quelques années avant la loi de séparation de l’Eglise et de l’État en 1905) et des crises de choléra, ils ont fait preuve d’adaptation, de résilience et ont, surtout, préservé les secrets de fabrication de leurs fameuses liqueurs. Par choix ou par contrainte, ils ont connu pas moins de sept lieux de production, et Marseille fut un haut lieu de fabrication de la chartreuse, cette liqueur emblème de leur ordre.

Chartreuse
Chartreuse

On savait Marseille ville de bières, de rhums et de gins mais pas de chartreuse… Et pourtant ! C’est en travaillant sur la rédaction d’un livre Chartreuse, la liqueur que les auteurs découvrent, dans les archives personnelles du Révérend Père de la Grande Chartreuse, des pans entiers d’une histoire oubliée, permettant de reconstruire l’histoire authentique, débarrassée des scories véhiculées par la tradition orale et les approximations. Une recherche exigeante a permis au groupe de travail de faire de vraies découvertes et de recueillir, en divers endroits de France, témoignages et affirmations d’anciens ne pouvant être mis en doute ou négligés. Ces précieux récits ont confirmé l’évidence d’une distillerie à Paris, mais aussi à Marseille, au 15, rue de l’Obélisque, actuelle rue Louis Maurel (à l’époque, l’obélisque installée à Mazargues, remplaçait l’actuelle fontaine Cantini, NDLR).

L’événement « Marseille 1921-2021 » de mardi célèbre le centenaire du retour des chartreux en France, symbolisé par la mise en route de leur distillerie à Marseille en 1921. À cette occasion, les différents acteurs marseillais de la gastronomie, des spiritueux, du patrimoine, de la culture et de la Ville de Marseille, se retrouveront au siège de la Chambre de Commerce et d’Industrie, sur la Canebière, accueillis par le président Jean-Luc Chauvin, pour marquer de leur présence cet événement autour de la chartreuse.

A lire également, les vins des moines du Barroux.

Nos remerciements à Fernand Detaille/Fonds Gérard Detaille – Musées de Marseille pour le prêt des photos

Autour de la chartreuse, un cycle de balades et de conférences

Chartreuse
Mardi 5 octobre
De 10h à midi : balade historique, « Des Chartreux à la Chartreuse, des étoiles, des anges et une fée », par Bénédicte Sire. Une balade sur l’aventure de ces hommes et de ces lieux, du silence aux musiques divines, des moines aux artistes qui célèbrent cet ordre, de la frugalité aux délices de l’élixir. Cette balade va de l’église des Chartreux, avec ses somptueux décors, jusqu’au cœur de Marseille, en passant par le palais Longchamp et en ajoutant une dégustation de la liqueur dans un lieu particulièrement atypique, à la quincaillerie l’Empereur.

De 14h à 16h : balade gustative « La fée verte, chartreuse et autres spiritueux à Marseille », par Nathalie Cazals. L’épopée des distilleries marseillaises au cœur de l’activité du système industriel et portuaire. Plantes médicinales, élixirs d’apothicaires, absinthes, liqueurs vertes ou jaunes et « al-cohol » en tout genre font tourner la tête vers ces fabriques et ces entreprises qui marquent l’industrie marseillaise et le développement économique de la ville.

14h30/16h30 : Conférence à trois voix « La chartreuse à Marseille, il y a plus d’un siècle… » à destination des acheteurs de la cuvée, à l’auditorium du musée d’Histoire par Patrick Boulanger (historien et membre de l’Académie de Marseille), Philip Boyer (ancien directeur du musée de la Grande Chartreuse en Isère) et Guillaume Ferroni (créateur et passionné de liqueurs). La Chartreuse, ce nom qui rappelle tout à la fois un massif alpin et un ordre religieux est aussi celui d’une liqueur élaborée selon une recette ancestrale, restée confidentielle. Episode méconnu d’une saga internationale partie du Dauphiné : la présence dans les années 1920 d’une unité de distillation, d’embouteillage et de distribution installée à Marseille, rue de l’Obélisque. Les tois spécialistes s’attacheront, chacun à leur manière, à ressusciter le souvenir de cette implantation qui confirma, si besoin était, le rôle névralgique de notre ville-port.

Mercredi 6 octobre, la saint Bruno
De 15h30 à 17h30 : balade historique, « Des Chartreux à la Chartreuse, des étoiles, des anges et une fée », par Bénédicte Sire.

De 15h30 à 17h30 : balade gustative « La fée verte, chartreuse et autres spiritueux à Marseille », par Nathalie Cazals.

18h à 20h : conférence à trois voix « La chartreuse à Marseille, il y a plus d’un siècle… » à destination des acheteurs de la cuvée, à l’auditorium du musée d’Histoire par Patrick Boulanger (historien et membre de l’Académie de Marseille), Philip Boyer (ancien directeur du musée de la Grande Chartreuse en Isère) et Guillaume Ferroni (créateur et passionné de liqueurs). La Chartreuse, ce nom qui rappelle tout à la fois un massif alpin et un ordre religieux est aussi celui d’une liqueur élaborée selon une recette ancestrale, restée confidentielle. Episode méconnu d’une saga internationale partie du Dauphiné : la présence dans les années 1920 d’une unité de distillation, d’embouteillage et de distribution installée à Marseille, rue de l’Obélisque. Les tois spécialistes s’attacheront, chacun à leur manière, à ressusciter le souvenir de cette implantation qui confirma, si besoin était, le rôle névralgique de notre ville-port.

Du 5 octobre au 4 novembre
Sur les grilles du palais de la Bourse (9, la Canebière, 1er arr.) et sur le parvis de l’église des Chartreux, sis sur l’ancien emplacement du monastère chartreux de Marseille (rue Pierre-Roche) : exposition de photos données par la famille Detaille retraçant la présence des moines chartreux à Marseille qui y ont distillée leurs liqueurs… C’était il y a 100 ans à peine.

Infos au 04 76 05 81 77

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Vite lu

Le Portugal à Marseille. Dans le cadre de la saison croisée France-Portugal de l’Institut français, les grandes Tables ICI vous proposent de (re)découvrir la cuisine portugaise avec deux événements.
☻ Bacalhau ! Le grand Marché du Portugal adopte les couleurs du Portugal : sélection de vins et spiritueux portugais, les fameuses pasteis de nata, les céramiques typiques et produits d’épiceries fines. Les cheffes Rosario Pinheiro et Jenifer Abrantes mettent à l’honneur la morue en plusieurs déclinaisons, Romain Chartrain (de Azul concept store) proposera des grands classiques de la cuisine portugaise, et Sonia Isidro servira une assiette végétarienne.
• Lundi 4 juillet de 16h à 22 heures à la Friche Belle-de-Mai
­☻ Le lendemain, 5 juillet, participez au grand dîner-barbecue pour 450 personnes ! 80 tables partagées et une vingtaine de barbecues géants seront montés pour cette soirée sur le toit-terrasse de la Friche. Gigantesque. La carte sera élaborée par Rosario Pinheiro, Jenifer Abrantes, Sonia Isidro, Sergio Vaz, Romain Chartrain (de Azul concept store) et Julien Reynouard pour la carte des vins. Le menu sera composé d’une salada de bacalhau com grão de bico, Chips de pele de bacalhau, salada de pimento assado, Pão com chouriço, Frango Assado com piri piri, Arroz Doce, Pudim et Línguas de bacalhau.
• Réservations impératives en cliquant ici.

Du gin en Bib. Le gin de la Distillerie de Camargue, le fameux Bigourdan, est désormais disponible en bag-in-box 3 litres. Et pourquoi un Bib ? Parce que c’est pratique, plus léger, plus facile à stocker, à expédier. C’est écologique, le carton ça se recycle plus facilement que le verre. C’est économique : la preuve : 68 € le litre en bouteille et 185 € le Bib 3 litres. Enfin, protégé de la lumière et de l’oxygène il est moins soumis aux effets de l’oxydation. Et c’est pour qui ? Pour les professionnels de la restauration, du bar, de la nuit, de l’événementiel. Les mariés de l’été, les fêtards, les peinards, les fidèles, les marins à quai, les alpins au chalet, les baigneurs sur le sable.
Dégustation et vente à la Distillerie de Camargue, 12, rue Frédéric-Mistral à Arles. Infos au 06 85 03 71 05.