Carnet de cave

De son piton rocheux, Saint-Clément domine le château de Trians

château Trians

A quelques encablures de Brignoles, le domaine du château de Trians couvre 85 hectares parmi lesquels vingt-deux de vignes, dont les plus âgées revendiquent plus de 65 ans. Certifié bio depuis 2012, le vignoble fait l’objet de soins très particuliers : les engrais organiques sont constitués de fumier de mouton et de fientes de poules ; au printemps, les moutons pâturent entre les vignes pour entretenir l’enherbement et fertiliser les sols. Différents couverts végétaux (moutarde, luzerne…) sont semés pour fixer l’azote et le gaz carbonique avant un fauchage manuel pour créer un paillis naturel préservant de facto la biodiversité du sol très peu labouré et une part de son humidité. « Et comme si ça ne suffisait pas, nous offrons le gîte à quelques ruches pour leur rôle pollinisateur et avons planté des fruitiers, fleurs de talus et de jachère pour soutenir la diversité biologique » explique Emmanuel Delhom, propriétaire de Trians, avec son frère, Bertrand.

Cette cuvée Saint-Clément est composée d’un assemblage de raisins, 80% grenache et 20% syrah, vendangés de nuit. Elle présente une robe saumon clair et un nez très ouvert sur le fruit avec, pour les plus aiguisés, des notes vanillées, fumées et iodées. L’attaque en bouche est large puis le vin est gras, consistant et la texture dense évoque le velours (grâce à la syrah). les notes finales, tout en longueur s’évanouissent en notes salines et légèrement taniques. Un rosé de gastronomie qu’on servira à 10-12°C sur des viandes blanches en sauce, des brochettes d’agneau et des petits farcis.

Château de Trians, chemin des Rudelles, 83136 Néoules ; infos au 04 94 04 08 22. Saint-Clément rosé 2019, 18 € TTC les 75 cl.

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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