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Chez Coogee on a le culte du bon café

coogeeYohan Fisel, 26 ans, aime le café. Le bon café. Au Coogee, son coffee shop situé boulevard Baille, il invite les Marseillais à découvrir « autre chose que les capsules » suisses. Cette passion pour le petit noir lui est venue sur le tard. Baroudeur invétéré, à 22 ans, il « plaque tout » pour partir vivre en Australie. Sans aucune préparation, au bout d’un mois, toutes ses économies sont parties en fumée. Le jeune homme, originaire de Gap, doit trouver un boulot, et vite. Il décroche un job au Max Brenner chocolate bar de Melbourne. Là-bas il apprend tout sur le café : « En fait, les Australiens aiment autant le café, que les Français aiment le vin. C’est une religion » explique-t-il.
De retour en France, il s’installe à Marseille et fonde le Coogee, en référence à la ville australienne où il travaillait. La boutique réunit tous les codes des coffee shops de Boston ou Atlanta : murs de briques rouges, vieux canapés en cuir, objets vintage disséminés ici et là, un vélo pendu au plafond et, le must pour les nostalgiques, une bonne vieille console Nintendo.

« Un lieu cool »
La philosophie de l’établissement ? « Un lieu cool, tranquille, comme à la maison. Ici, on prend notre temps, je peux pas te servir un bon café en 10 secondes ! » préfère-t-il avertir. En effet, le café est moulu sur place, à la demande. Expresso, cappuccino, mocca, ou latte… Yohan prépare toute sa carte à l’aide de sa machine Faema de 1965, une merveille chromée. Cerise sur le gâteau, demandez à l’artiste de vous faire une petite démonstration de latte art. Un cœur ou une tulipe prennent forme dans votre tasse : sourire garanti. Par ailleurs le café est torréfié à Marseille, à Saint-Just plus précisément, par la maison Luciani : « Travailler avec André Luciani, c’est génial pour moi. Il a des années d’expérience dans le café, c’est devenu un ami et je ne sélectionne jamais une nouvelle variété sans lui » explique le jeune homme.

Côté pâtissier, Yohan revendique également quelques ambitions. Si un petit creux se fait sentir, on choisira parmi quelques très bons muffins et cookies faits-maison. Avec une mention spéciale pour les muffins chocolat blanc-framboise et caramel au beurre salé. Lorsqu’il fait chaud, rien de mieux qu’un frappé bien frais à l’instar des recettes à la pastèque, au citron ou à la fraise : « le trio gagnant de l’été 2015″ affirme sans hésiter Yohan Fisel.
Avant de partir ? Une partie de Super Mario, la Nintendo n’attend que ça !

Kévin Dachez (photos K.D.)

Coogee coffee shop, 100, bd Baille, Marseille 5e arr. ; 06 86 57 52 22. Du lundi au vendredi : 7h-19h ; samedi : 10h-19h.

Vite lu

Une bouillabaisse marseillaise chez un fromager aixois Si vous habitez Aix, plus besoin de venir à Marseille pour y déguster le plat emblématique. Vous avez désormais la possibilité de commander une bouillabaisse chez le fromager Benoît Lemarié (55, rue d’Italie à Aix) et il suffit de venir la récupérer le lendemain… Mitonnée avec beaucoup de talent par Gilles Carmignani, restaurateur marseillais (la Table de l’Olivier, 56, rue Mazenod, Marseille 2e arr.), la bouillabaisse est cuisinée le jour même, signe ultime de fraîcheur et de qualité. Prix : 46 € par personne. Infos au 04 42 66 50 06.

La cuisine d’été de Sophie, de Sophie Dudemaine sortira en librairies le 2 mai. Voici l’été, ses barbecues, ses salades colorées… Que l’on se retrouve autour du gril ou d’une simple tablée quotidienne, les mois estivaux sont toujours la promesse de douces saveurs grillées, fraîches et vitaminées. “Apéro, grillades, tartes, salades, desserts… les légumes et fruits d’été côtoient les viandes et crustacés, pour offrir à chacun la joie de bien manger, tout simplement. Je vous ai préparé 90 recettes salées et sucrées, délicieusement ensoleillées” promet Sophie qui cite le rôti de bœuf en croûte de moutarde, les saint-jacques à la plancha et la salade de pastèque. Photos de Rina Nurra, 224 pages, La Martinière Ed., tarif : 24,90 €.

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