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Christian Peyre et le confort bourgeois du domaine de Bournissac

A l’époque où les papes “bullaient” à Avignon, un grand prélat avait investi ces lieux pour en faire une villégiature de bon goût. Les époques se sont succédé laissant place à une hostellerie cultivant le style bourgeois campagnard. Aux commandes, deux copains et associés, Alain Marty, côté salle, et Christian Peyre, côté cuisine. Depuis 2008, à l’instar de l’étoile du berger qui guidait les mages vers l’étable, une étoile guide les visiteurs affamés en quête de grands plats de tradition comme la bouillabaisse. En été, protégées par la ramure du chêne centenaire, les tables nappées de blanc s’agencent en terrasse. En hiver, on réserve devant la cheminée pour en savourer la douce chaleur et le crépitement du bois. Christian Peyre n’emploie pas le mot locavore, il le met en application, rendant hommage aux producteurs de Noves, Molleges, Saint-Andeol ou Cabannes. Régularité et grandeur, il y a quelque chose de réconfortant dans cette maison qui, finalement, porte bien son nom.

La Maison, domaine de Bournissac, montée d’Eyragues, 13550 Paluds-de-Noves ; infos au 04 90 90 25 25.

Christian Peyre

Christian Peyre en 5 mots…
Vivant, passionné, excessif, cartésien.

Votre plus belle émotion culinaire ?
Sans hésiter, je dirais le sauté de veau de Mamé Hélène.

Vous êtes rouge, rosé ou blanc ?
Avec le temps, je deviens rouge.

De quel domaine emporteriez-vous une bouteille sur une île déserte ?
Euh… le domaine Olivier Guyot Marsannay.

Un produit qui vous fait chavirer et comment vous le cuisinez ?
J’adore le pigeon que je travaille en cocotte.

Avec qui pour aller au restaurant ?
Ça peut être ma femme, des amis ou ma famille.

Comment séduire une femme au restaurant ?
En restant naturel, tout simplement.

Votre week-end idéal ?
C’est les pieds en éventail et au soleil.

Votre prochain mot ?
Vacances

Votre dernier mot ?
“Allez bonsoir, à demain”

Votre plus beau voyage…
Celui à venir : le Japon et un jour j’espère aller visiter le Pérou pour voir l’ancienne cité inca de Machu Picchu

Un livre de chevet ?
Les bras de Morphée ! (rires)

On trouve quoi dans votre bibliothèque iTunes ?
Ma bibliothèque n’est ni branchée, ni téléchargée.

Un snobisme agaçant au restaurant ?
Les clients qui se prennent pour celui qu’on n’est pas.

Votre dernier cadeau du Père Noël ?
J’ai eu Nala” un golden retriever magnifique.

Le Grand Pastis vous connaissez ?
Non pas encore mais je connais Pierre Psaltis…

Le Mas de Cadenet ouvre ses portes Pour célébrer la fin des vendanges, la famille Négrel vous ouvre les portes du Mas de Cadenet pour un repas champêtre et des ateliers autour du vin le 16 octobre prochain. Accueil à partir de 11h avec des ateliers des cépages (dégustation des mono-cépages tout juste sortis de fermentation) et des ateliers assemblage (jeux d'assemblages à la découverte des équilibres et personnalités des vins). Apéritif et repas champêtre à 12h30 : Cédric Aubert, du restaurant La Place à Puyloubier sera à la manoeuvre avec sa cuisine éco-responsable. Au menu du jour, un spectaculaire agneau rôti sur place, à la broche et au feu de bois et bien entendu du Mas de Cadenet pour l'accord parfait ! Le vignoble est ouvert à ceux qui le souhaitent pour une balade digestive. Mas de Cadenet, D57, 13530 Trets ; infos et inscriptions au 04 42 29 21 59.

Giuseppe Ammendola invité du Môle Passédat Le chef espagnol du restaurant Índigo cocina vegetal à Bilbao répond à l'invitation de Gérald Passédat et vient cuisiner toute la semaine du 11 octobre. Il proposera un menu végétal au tarif de 55 € par personne. Menu composé d'une mise en bouche (Truffe pas truffe, croquette de shiitake, caroube, émulsion à la truffe, salicorne), d'une entrée (betterave et célerie rave au vin rouge et jus d'orange, guacamole et pain grillé au sarrasin), d'un plat (risotto aux légumes du marché et aux algues, crème au beurre d’amande et fenouil, herbes aromatiques) et d'un dessert (caprese cacao et et aux amandes, ganache chocolat, framboise). Photo Richard Haughton. Infos et réservations ici.

A Aix-en-Provence, Jacquèmes tire le rideau. L'enseigne aura tenu 108 ans. Jacquèmes était la plus ancienne épicerie fine-caviste de la cité, implantée en centre-ville. Une boutique plongée dans le formol, un accueil épouvantable et une sélection qui ne répondait plus aux nouvelles tendances de la gastronomie expliquent le déclin de cette maison qui s'apprête à brader ses stocks dans les prochains jours. Si le coeur vous en dit... 9, rue Méjanes à Aix ; infos au 04 42 23 48 64.

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