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La digue du large accueille le premier des dîners insolites de MPG2019

Cent trente convives, une longue table d’un seul tenant de plus de cinquante mètres, une brigade de neuf personnes pour 12 serveurs… Le premier des grands dîners insolites servi ce lundi 1er juillet sur la digue du large à Marseille est celui de tous les superlatifs. Initié à l’occasion de MPG2019, ce rendez-vous a fédéré les chefs Lionel Lévy, au nom de l’Intercontinental Hôtel-Dieu, Marie-Josée Ordener, pour les Grandes Tables de la Friche et Emmanuel Perrodin, cuisinier itinérant en charge de la direction artistique de l’événement.

Plus de 18 dîners insolites seront organisés tout au long du mois de juillet dans les Bouches-du-Rhône avec des cuisiniers de talent, de la valeur montante Laëtitia Visse à David Mijoba, de Gérard Guilli à Nadia Sammut. Quelque 16 toques, des sites magiques (ascenseur à bateaux de La Ciotat, l’abbaye de Montmajour, le château de tarascon)… Il reste de rares places, il est encore temps de les réserver.
19h, rendez-vous sur le Vieux-Port. Le bateau et son équipage accueillent les participants, lunettes de soleil et téléphones en main, prêts à photographier cette sortie majestueuse du Lacydon, entre Pharo et tour Saint-Jean. On longe le MuCem, la digue est là, toute proche. A l’arrivée, un verre de vin rosé donne le la, Peter Fischer n’est pas là mais il est sur toutes les lèvres… les vins de château Revelette accompagneront tout le repas.

Cake parmesan-poutargue, gaspacho de tomates noires-gressin-concombre à la grecque, le menu méditerranéen revêt un caractère particulier. La simplicité des intitulés rejoint l’évidence des saveurs. Pur blanc 2018, grand blanc 2017, Revelette irrigue le banquet. Deux keftés embrochées accompagnent une merveilleuse aubergine confite au miso-coriandre et une tchoutchouka délicatement pimentée : le public a le sentiment d’embrasser le monde face à un soleil qui tarde à partir et embrase l’horizon. Symphonie orangée, du ciel à l’assiette, la force des épices donne le tournis à moins que ce soit le rouge 2018, pur carignan, dont la rusticité épouse les contours d’une recette au caractère bien trempé.

dîners insolites

La brigade passe les convives en revue, les uns sourient, les autres applaudissent. Une troublante figue sauce anchois amande pose question, chacun y va de son commentaire, les conversations s’emmêlent, c’est un vrai banquet. Marie-Josée Ordener s’inquiète : – Tout va bien ? » Elle s’en va rassurée. Perrodin confie ses projets de cuisinier itinérant pour 2020, on l’écoute sagement. Lévy encourage sa brigade à aller à la rencontre de la tablée…
La cassolette de fruits et légumes au vin rosé et hibiscus marque la fin des agapes dont on mesure, a posteriori, la filiation antique. Fabrice Lextrait a le sourire, soucieux de croiser les disciplines artistiques, les politiques culturelles et la gastronomie, notre homme sent bien que la mayonnaise a pris. Les dîners insolites de Marseille-Provence gastronomie 2019 resteront dans toutes les mémoires.

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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