Carnet de cave

Domaine de l’Olivette, un superbe rouge 2013 pour une table élégante

Domaine de l'OlivetteJean-Luc Dumoutier n’est pas un héritier, il est le dépositaire d’une terre où l’on cultive la vigne depuis 250 ans. Le domaine de l’Olivette se transmet dans cette même famille depuis quatre générations, c’est dire si on maîtrise les exigences du mourvèdre, le cépage star de l’appellation bandol. Sur les quelque 55 hectares de la propriété, sur des coteaux en restanques à la façon d’un arc de cercle, le mourvèdre a trouvé une terre de prédilection, brûlant sous le soleil pour parvenir à sa nécessaire maturité. Le rouge 2013 est typique de la production du domaine : issu d’un assemblage mourvèdre (80%) pour la structure et la puissance, grenache (15%) pour la rondeur et l’élégance, carignan et syrah. Dumoutier conduit ses vignes en agriculture raisonnée, il a proscrit pesticides et engrais organiques. Il limite également ses rendements à 37 hectolitres à l’hectare pour intensifier les arômes, conserver la plénitude et la richesse de son vin. D’une belle robe pourpre profond, le rouge 2013 sera servi à 17°C pour exalter ses arômes de fruits rouges bien mûrs (mûre), de réglisse, de sous-bois et d’épices. Les tanins sont fins, la bouche est pleine, longue et persistante soutenue par une belle structure. On servira ce 2013 sur des viandes braisées, sur des plats provençaux de caractère comme une daube-pommes vapeur. Vin de moyenne garde, il attendra sagement en cave l’automne et les repas de retour de chasse, l’hiver avec des plats de gastronomie.

Domaine de l’Olivette, rouge de tradition 2013, prix départ cave : 19,50 euros les 75 cl.
519, chemin de l’Olivette-le Brulât, 83330 Le Castellet ; infos au 04 94 985 885.

Abonnez-vous à notre newsletter

Suis-nous sur les réseaux

Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

Sébastien Sanjou au château Mentone. Le chef varois rejoint pour l’été le domaine viticole de Mentone et y ouvre « la Table de Mentone ». Dès les beaux jours arrivés, la table est dressée en extérieur, face au vignoble et aux forêts qui le bordent. La ferme-auberge promet de conjuguer convivialité et partage avec des menus d’esprit provençal composés avec les légumes et herbes fraîches du potager, les fruits des vergers, olives de l’oliveraie du domaine et les œufs du poulailler. Viandes et volailles, fromages et charcuteries sont, eux, issus de producteurs locaux. Les vins de la propriété, classés Côtes de Provence bio, accompagnent les menus. En mai et juin, ouverture du mercredi au dimanche au déjeuner et du mercredi au samedi au dîner.
Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.