Carnet de cave

La Doucillon parce qu’à Cassis, on fait aussi une bière

Une brasserie de 12 mètres carrés pour quelque 1000 bouteilles produites chaque mois… Si les débuts sont timides, l’enthousiasme des Cassidains est immense pour la microbrasserie la Doucillon, première du genre à se faire mousser sous le cap Canaille . A l’origine de cette bière cassidaine, il faut aller chercher un ingénieur dans le biomédical passionné par le houblon. “Mon fils brassait en amateur et produisait des bières qui avaient beaucoup de succès auprès de notre entourage, explique son père Jean-François Faberes. Et puis un jour, nous avons pris la décision de brasser en professionnels. Il n’a pas quitté son métier, alors c’est moi qui fabrique et qui met en oeuvre le cahier des charges des recettes et de la méthodologie qu’il a élaborées”.

Longtemps à Cassis, les viticulteurs ont utilisé le doucillon, cépage remplacé au fil des ans par le bourboulenc. En choisissant ce doucillon pour baptiser leur marque de bière, les Faberes ont voulu rendre hommage à la terre des grands-parents maternels qui vivaient dans une propriété éponyme à Cassis et mettre en valeur ce village qu’ils aiment tant.
Chaque recette prend de quelques jours à plusieurs mois avant d’être lancée et à ce jour, la société qui a été fondée en avril 2018, revendique trois références. “Nous avons une American pale ale, une blonde légèrement ambrée à l’amertume caractéristique ; une blonde dans le style belge qui plaît beaucoup aux femmes et qui a cartonné cet été 2020 et, depuis fin août 2020, nous commercialisons une blonde à la mangue, une bière qui tient son goût fruité d’une purée de mangue qui lui confère un délicieux goût fruité”, énumère Jean-François Faberes.

La Doucillon sort une bière par an et l’équipe aimerait monter en cadence en proposant des bières événementielles comme la bière de Noël ou une bière de Printemps par exemple. Jean François Faberes ajoute : – Nous proposons également de la bière en fûts très appréciée lors des événements car, boire une bière à la tireuse, c’est ludique et ça plaît beaucoup à nos clients”. Ces derniers, essentiellement cassidains et un peu varois, se comptent désormais également dans quelques caves à bières, toutes dans les Bouches-du-Rhône. “A l’avenir, je pense que mes deux fils, Quentin et Gauthier rejoindront l’aventure, souffle Jean-François Faberes. Ils aimeraient ouvrir un restaurant, un lieu de dégustation pour nos bières et d’autres marques qu’on aime”.

Infos et renseignements au 06 28 73 52 97.

Photos Aline Gérard et DR

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Christian Qui “meilleure table de l’année” selon le Fooding classement 2021 A l’heure où la restauration française vit les heures les plus noires de son histoire, le guide Fooding, lui, continue à vivre comme si tout allait bien. Le guide, qui vient d’être intégralement racheté par le guide Michelin, a révélé ce lundi 16 novembre son palmarès de l’année 2021. Une approche d’autant plus cynique que la quasi totalité des guides français a décidé de ne pas établir de classement tant la période est dramatique pour la profession.

Meilleur bar d’auteur : Bambino (Paris)
Meilleur bistrot : Café Les Deux Gares (Paris)
Meilleur sandwich : Penny Lane (Paris)
Meilleur chef résistant : Antonin Bonnet chez la Boucherie Grégoire (Paris)
Meilleur cuisinier : Daniel Morgan chez Robert (Paris)
Meilleure table : Christian Qui (Marseille)
Meilleure table : Bistrot Bao (Groix)
Fooding d’Amour : Comète (Saint-Lunaire)
Fooding d’Amour : Rita, la Vierge à la Mer (Saint-Jean-de-Luz)
Meilleure chambre de style : château de la Haute Borde (Rilly-sur-Loire).