Restaurants en Provence

En 13 ans, la Cantine a imposé son style

la cantine le Grand Pastis okDepuis treize ans, le restaurant a creusé son sillon. On dit désormais de la Cantine qu’on y mange de bons produits, d’origine corse, italienne voire espagnole, que le service est affable et la régularité éprouvée. Un déjeuner en semaine ne dérogera pas à la réputation, l’accueil discret mais prévenant, la pertinence de la carte, dès l’arrivée, prouvent le bien-fondé de la rumeur. Pour ceux qui aiment le partage, il y a quelques intangibles à l’instar des poulpes marinés aux artichauts, fenouil, tomates et mesclun ou la mozza aux tomates rôties-flan de courgette à la menthe, charcuterie, poulpes marinés mesclun et légumes marinés. Dont acte. Mais il y a aussi des assiettes diablement plus excitantes comme les fromages de chèvre bardés à la pancetta et rôtis au miel et romarin sur un pain aux céréales ou les tartines de filets d’anchois boquerones sur poivrons grillés et marinés…

C’est peut-être sur les classiques qu’on attendra la cuisine au tournant mais les viandes (escalopines de veau au citron, aloyau poêlé fleur de sel, filet de boeuf émincé et sauté) sont parfaites, d’une tendreté exemplaire et bien amenées… Annoncé comme un plat du jour, le filet de boeuf juste saisi, servi sur quelques petits cubes de pommes de terre sautées et pousses de roquette aux éclats de noisette peut figurer au rang des plats signature de la Cantine. Viande parfaite, pommes de terre dorées, presqu’un peu confites, salade à l’assaisonnement équilibré réhaussé de tomates cerises pour la touche colorée : rien n’est compliqué ni prétentieux, mais l’assiette est harmonieuse. Pour prolonger cette délicate alchimie, un rosé château La Verrerie, AOP luberon cuvée du Grand Deffand 2015, à la robe soutenue et aux fruits rouges bien marqués, apportera la juste note simple mais de bon goût qui complète le repas.
Un dessert ? Une panna cotta vanille-coulis de framboises et amandes grillées, une mousse citron dense et acidulée, du fruit et encore du fruit pour clore en légèreté. Ultime recommandation : pour le déjeuner, préférez les tables en façade au détriment de la terrasse qui, bien qu’à l’ombre des parasols, est écrasée de soleil. L’ombre des murs de pierre est bien plus rafraîchissante, d’autant que les tables sont bordées de plantes verdoyantes. Alors faut-il y aller ? Oui pour l’accueil et l’efficacité du service qui séduira les hommes/femmes d’affaires. Oui pour la fraîcheur de la carte et son clacissisme finalement très rassurant. Et si vous testiez dimanche prochain ?

27, cours Honoré-d’Estienne-d’Orves, Marseille 1er arr. ; résas au 04 91 33 37 08. Midi de 20 à 30 €. carte 30-40 €.

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Arles

► Céline la camarguaise. Elle s’est fait connaître en chantant les charmes du nomadisme en cuisine mais, finalement, Céline Pham a posé ses valises à Arles, l’été dernier. Suivant à la lettre les conseils de l’ami Armand Arnal qui lui a conseillé l’adresse, face à l’hôtel Voltaire, la cuisinière a jeté son dévolu sur une ancienne chapelle de 1224, ouvrant sa cuisine sur la salle. Fini le pop-uping et les restos éphémères : bistrot à la mi-journée, Inari se fait bistronomique en soirée. En référence à la déesse japonaise du riz et de la fertilité, Inari sert une cuisine inspirée des origines vietnamiennes de Céline. Thon rouge de ligne, aji verde, riz de Camargue soufflé, cébettes, shiso rouge, matcha et huile de sésame expliquent son succès.
Inari, 16, place Voltaire, 13200 Arles ; 09 82 27 28 33. Déjeuner 21, 35 et 41 € ; soirée, 51 €.

Var

Automne des Gourmands.- Le samedi 8 octobre, la 7e édition du festival sera parrainée par Pascal Barandoni, vainqueur d’Objectif Top Chef et chef au Mas du Lingousto. Cette journée mettra à l’honneur la saisonnalité, le terroir local et la découverte du goût. Rendez-vous esplanade Charles De Gaulle où seront installés la cuisine des chefs, le Bar des Gourmands et le marché de producteurs et artisans. L’après-midi, la cuisine accueillera Magali Armando,chef à domicile, et Guillaume Lecomte, chef chez Olives & Beurre Salé à Sanary-sur-Mer. A ne pas manquer non plus, de 10h à 13h, des ateliers peinture avec des ingrédients de cuisine animé par « Avec les mains » (3-6 ans). De 10h à 17h, ateliers sur le recyclage alimentaire et la confection de pâtes de fruits. Toute la journée, commerçants, producteurs et artisans proposeront leurs produits du terroir à savourer sur place ou à emporter. Au déjeuner, les visiteurs savoureront leurs trouvailles à l’espace pique-nique ou dans les restaurants du village.
Samedi 8 octobre 2022 de 10h à 18h au Beausset dans le Var, accès gratuit, infos au 04 94 90 55 10.

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Marseille

Une mozzarella 100% marseillaise.-  La Laiterie marseillaise reste fidèle à sa vocation pédagogique visant à voir et comprendre comment on fabrique des produits laitiers. Aussi, la boutique s’est-elle dotée d’un laboratoire visible depuis une grande baie vitrée. Nouveauté de la rentrée, la Laitterie lance des ateliers de fabrication de mozzarella et burrata pour adultes. À travers la fabrication de ces deux fromages, toutes les étapes de la transformation fromagère seront abordées et réalisées par les participants. Audelà de l’aspect ludique, c’est une vraie acquisition de savoirfaire qui est proposée : après ces 2 heures d’atelier, chacun repartira avec ses réalisations et un livret récapitulatif. Inscription sur le site web de la Laiterie Marseillaise ou se rendre en boutique !

www.lalaiteriemarseillaise.fr Tarif : 55 € par personne.