Restaurants en Provence

La Fabrique de Ravioli, l’art de la pasta depuis 1971

Il fait beau et chaud, il souffle comme un air d’Italie sur la Provence. Sur le boulevard Baille, la devanture de la fabrique de ravioli regarde défiler les étés depuis 48 ans sans une ride avec toujours la même antienne : l’arte della pasta. Passée la porte, la salle raconte sa gastronomie en notes rouge et blanc en combinant avec bonheur les matières naturelles, bois/terre cuite. Le regard joue au ping-pong, allant et venant de l’ardoise à la vitrine : aubergines parmesane, gnocchi al pesto, jambon cru sélection Levoni, petits chèvres frais roulés au speck… A l’accueil, une dame qui se confie volontiers, tissant un lien quasi-naturel avec le client même s’il vient à la Fabrique de Ravioli pour la première fois. Les Marseillais de souche sont tous venus ici au moins une fois, quand ce n’était leurs grands-parents qui venaient prendre “deux douzaines pour le petit”

Chaise tirée, attablés, nous voici dans un décor d’étagères chargées de sauces tomates Mutti, de risotti Principe, polenta Valsugana et de pâtes sèches (Pastificio G. di Martino) directement importée de Naples, ville jumelée avec Marseille, comme chacun sait, et qui en partage beaucoup de points commun. Quelques sanguins à l’huile suffiront à ouvrir les agapes qui joyeuses et animées… C’est incroyable comme cette gastronomie incite à parler haut et fort. Les raviolis chèvre-miel comme ceux à la tomate-mozza et basilic ont été plongés dans une eau frémissante de 3 à 4 minutes et sont arrivés al dente à table, juste maquillés par un trait d’huile d’olive, dorée comme un champ de blé en été. On arrose l’assiette de parmesan : “Vous avez bien fait, c’est le fromage le plus riche en calcium” sourit notre serveuse avec amitié. Les rares silences qui parsèmeront la conversation seront ponctués par de larges sourires.
Un dessert ? La crème au citron et speculoos et le tiramisu allaient de soi mais la mousse au chocolat, maison elle aussi, avançait un sérieux argument : – C’est la propriétaire qui la fait et c’est sans sucre ajouté… Que le sucre du chocolat et pas plus” dit notre hôte. Et elle valait le détour, très dense, ferme avec un puissant goût de cacao noir à 71%  qui appelait un petit espresso simple mais de bonne tenue. Alors, faut-il y aller ? Oui car les épiceries du quotidien de qualité de sont pas légion. Oui pour l’accueil, chaleureux et souriant, de notre hôte qui nous a instantanément transportés en Italie. Oui, enfin, pour le rapport qualité-prix qui s’est avéré excellent.

74, bd Baille, Marseille 6e arr. Infos au 04 91 79 86 70. Menus déjeuner 14,50 et 16,50 €.

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Vite lu, vite su

chicoulon Chicoulon descend dans la rue Edouard Mireur et toute l’équipe du Chicoulon font sauter les bouchons le 21 novembre prochain. La rue Grignan sera fermée à la circulation auto de l’angle de la rue Breteuil jusqu’à la place Lulli. De 19 heures à 23 heures, dans un décor de bottes de pailles, guirlande guinguette et petites tables renouant avec l’ambiance place de village, un DJ fera monter le son… Trois beaujolais rouges d’appellation (un fleurie, un chiroubles et un morgon) un un beaujolais blanc contribueront à l’ambiance. “Ce sera la fête du beaujolais, on va faire bouger le centre-ville”, assure Edouard qui, pour la soirée, a demandé à tomy de préparer des planches et cornets de charcuteries et fromages. Comptez 20€ la bouteille, 5 et 10 € les fromages et charcuteries. Pour toute info, cliquer ici.

Pierre Onde Pierre Onde au restaurant du Novotel Avignon centre Depuis le mois de juillet dernier, date de son arrivée, le jeune cuisinier de 37 ans conduit une brigade de 8 personnes avec l’ambition de hisser la table du Patio au meilleur niveau et l’espoir d’entrer dans les guides gastronomiques. Pour y parvenir, Pierre Onde a revu son panel de fournisseurs pour être au plus près des produits locaux et de saison (poissons de Méditerranée, agneaux des Alpilles, porcs du Ventoux et fruits et légumes du Vaucluse). Très influencé par les cuisines provençale et corse, Pierre Onde a repensé la carte en mode cuisine méditerranéenne et bistronomique. La carte des vins, elle aussi, est désormais très marquée par les grandes appellations de la vallée du Rhône. Fleurs de courgette farcies, thon snacké, gibier en automne… le chef, issu de l’école hôtelière d’Avignon a fait ses armes auprès des frères Jacques et Laurent Pourcel avant de rejoindre le Cloître Saint-Louis. L’année qui commence sera décisive. Restaurant le Patio, Novotel Avignon centre, 20, bd Saint Roch ; infos au 04 32 74 70 22.