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Florian Mongaï, le pâtissier aixois qui enchante le Fouquet’s

Il aurait pu faire de la pâtisserie en boutique, il a préféré travailler dans un hôtel. “Je n’ai jamais bossé en boutique car j’aime l’ambiance d’une brigade, du coup de feu, j’aime le stress du service. En boutique, le rythme n’est pas le même et puis on ne travaille pas ou peu la glace, le chaud ou les tuiles. Au restaurant, on travaille à l’assiette des desserts qui seront mangés dans l’instant et ça ouvre le spectre des possibilités”… A 28 ans, Florian Mongaï est un Aixois heureux. Il est arrivé à Paris en novembre 2017, d’abord pour travailler à l’hôtel Prince de Galles avant de rejoindre, voilà 8 mois, le Fouquet’s, sur les Champs Elysées. “Au Prince de Galles, j’ai travaillé avec Stéphanie Le Quellec et mon chef pâtissier Nicolas Pacciello. Quelques mois après mon arrivée, on a obtenu deux étoiles au Michelin et le propriétaire a fermé le restaurant car ce n’était plus rentable… se remémore Florian Mongaï. Alors mon chef Pacciello est parti au Fouquet’s et m’a proposé de le suivre”.

Florian Mongaï (à droite) : ” Nicolas Paciello c’est un mentor, un ami qui me fait grandir et voir au-delà de mon poste au Fouquet’s”.

De l’aveu même de Florian Mongaï, Nicolas Paciello c’est le “mentor, l’ami, presque un parent. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup et qui me fait grandir, il me permet de voir au-delà de mon poste de pâtissier au Fouquet’s”. Et pour le jeune aixois, la vie parisienne est synonyme d’un perpétuel mouvement, une remise en question rythmée par des défis tels ce dîner de gala servi au Louvre Abu Dhabi, orchestré par Pierre Gagnaire, consultant pour le groupe Barrière, auquel appartient le Fouquet’s. Ce sont aussi des initiatives caritatives destinées à récolter des fonds pour financer des opérations pour les enfants malades : – On fait toujours plein de choses, on se remet en cause, nos structures exigent qu’on fasse parler de nous, on doit créer des événements permanents”, raconte le jeune Aixois.

Florian MongaïLe “revival” du salon de thé
La pâtisserie, c’est une passion pour Florian Mongaï pour qui le dessert est un élément à part entière aussi important que la partition salée d’un repas. Le pâtissier parle du grand revival des salons de thé et du gâteau de 16 heures : – Les gens reviennent à la pâtisserie simple, “désucrée”, de saison et avec du goût” assure-t-il. Mais c’est probablement une tendance hexagonale car, si les Français sont de plus en plus souvent choqués par des desserts aux fruits rouges en janvier, “les clients étrangers nous mettent une grosse pression pour en manger toute l’année et ne comprennent pas qu’on ne leur en propose pas hors saison” semble-t-il regretter.

Cinq ou six fois par an, Florian “redescend” à Aix voir famille et amis parmi lesquels le pâtissier du Renaissance,  Vincent Merly, et le fondateur de la pâtisserie vegan “Instant V”, Quentin Béchard. “Je pense que la pâtisserie vegan a un avenir mais il faut la faire à fond, il n’y a pas de demi-mesure. C’est une spécialité tellement complexe qu’elle exige qu’on s’y consacre pleinement, il n’y a pas de demi-mesure”, analyse celui qui a “considérablement réduit sa consommation de viande et de poisson”. Dans un avenir proche, Florian Mongaï se voit encore à Paris, peut-être ira-t-il exercer à l’étranger, en Europe ou sur une île car “les groupes hôteliers travaillent les buffets et c’est intéressant”. Le retour en Provence ? “Dans une dizaine d’années, dans un bel hôtel car le soleil ça va finir par me manquer” prophétise-t-il. Florian Mongaï imagine également un avenir de plus en plus locavore : – J’espère qu’on aura l’obligation de travailler avec plus de produits agricoles français et que nous respecterons les saisons… Globalement, les choses vont changer mais c’est difficile de préciser quoi et comment”.

Florian Mongaï, “Paris, une ville de provinciaux”

Florian Mongaï mosaique“Comme beaucoup de provinciaux qui se sont installés à Paris, j’ai été surpris d’y retrouver plein d’amis qui venaient d’Aix ou Marseille. Les Parisiens ne sont pas si parisiens que ça et il suffit de parler 3 minutes avec eux pour apprendre qu’ils arrivent de Mulhouse, Brest ou Toulouse… C’est une ville de provinciaux et je rencontre finalement très peu de Parisiens de souche. J’aime ce mélange car ça permet de s’enrichir de la culture des autres, de découvrir leurs expressions. Vu depuis la province, Paris, ça fait un peu peur mais il faut se lancer car, au final, ce n’est pas si compliqué que ça. J’y vis de belles expériences et c’est ce que je dirai à mes enfants pour qu’ils n’aient jamais le regret de ne pas être partis”.

Infos express

A Saint-Tropez Sénéquier ferme ses portes La Direction du Sénéquier, institution emblématique de Saint-Tropez depuis 1887, a décidé de fermer les portes de son restaurant dès ce jeudi 13 août midi pour une durée de deux semaines. Démentant les rumeurs qui couraient dans le village, “cette fermeture n’intervient pas sur demande de l’ARS mais sur décision interne, par mesure de précaution, et pour protéger son personnel et ses clients, suite à la découverte de 2 cas de Covid-19, a tenu à préciser la direction dans un communiqué de presse. Toujours selon le même communiqué, “il est important de prendre le temps nécessaire pour protéger et tester l’intégralité des équipes afin de permettre une réouverture dans la plus grande sécurité. Depuis la rouverture le 3 juin, le restaurant et les équipes ont toujours appliqué les gestes barrières avec beaucoup de vigilance”.

Découvrir la conchyliculture en Camargue A Port-Saint-Louis-du-Rhône, Camargue coquillages propose une journée spéciale pour se plonger dans le quotidien des ostréiculteurs : visite de la cabane ostréicole et de l’atelier de conditionnement, activité “collage d’huîtres”, explications des méthodes de productions propres à la Méditerranée et à l’agriculture biologique. Pour conclure cette journée, un plateau de coquillages huîtres/moules accompagné d’un verre de blanc. www.camarguecoquillages.fr

Parcourir les Alpilles au volant d’une voiture vintage 2CV, Méhari, Coccinelle décapotable, Mini cooper, Combi van… Yann, Sébastien et Xavier, trois passionnés de voitures vintages en Provence proposent à la location des voitures anciennes avec ou sans chauffeur. Grâce à une application mobile dédiée, on part découvrir les belles routes et villages des Alpilles : Saint-Rémy de Provence, Maussane-les-Alpilles, Les Baux de Provence, Eygalières, Fontvieille…
www.yesprovence.com

Un verre aux jardins à Avignon Tous les jeudis et vendredis jusqu’au 11 septembre, de 18h30 à 20h30, vignerons et négociants investissent les jardins du palais des papes pour déguster les vins des Côtes du Rhône et Côtes du Rhône villages en trois couleurs (vente sur place possible). Ambiance musicale avec DJ les jeudis et groupes les vendredis. Tarif : 10 et 6,50 € (gratuit pour les -18 ans) ; le tarif comprend : 5 jetons de dégustation Côtes du Rhône + 1 sachet «grignotage». Infos et réservations au 04 32 74 32 74.