Restaurants en Provence

Le Grand Guste avec sourire et le coeur léger

Grand GustePassées les premières semaines de l’ouverture et l’enthousiasme qu’a suscité son retour dans le paysage marseillais, le Grand Guste prend son rythme de croisière. Au fil des services, à la clientèle sérieuse et professionnelle des déjeuners succède celle des tablées de copains le soir cohabitant avec toute la jungle urbaine très en vue du quartier Vauban. Ambiance old style dans l’air du temps, assiettes de grands-mères, argenterie, assises confortables, on renifle une pointe d’autodérision dans le décor de la salle qui assume à fond ses partis pris déco.
La carte aussi reste fidèle à la volonté affichée dès la première heure : rendre hommage à Auguste, le grand-père stéphanois. Rémoulade de céleri-avocat à la chair de crabe, oeuf poché fermier crème de ciboulette, caille rôtie à la broche-jus de raisin, daube de boeuf mitonnée aux légumes fondants, pomme au four, pain perdu, tarte citron… Des valeurs sûres mises en assiettes par Yves Clucher qui ne ménage pas sa peine.
Comment résister à l’appel d’un vol-au-vent financière de volaille tant cette recette avait disparu des cartes marseillaises depuis des décennies ? Aux traditionnels ris de veau et sauce madère habituellement servis, Clucher substitue des blancs de volaille dans une sauce blanche façon béchamel appétissante. La tarte fine aux asperges apporte une touche légumière sur laquelle perlent quelques gouttes d’huile d’olive. L’échine de porc à la peau croustillante et légumes confits rivalise avec le filet de maigre au riz safrané et sauce joliment citronnée. Un café servi avec le pain perdu chapeauté d’une pointe de chantilly apporte contentement et fait naître les sourires. Comme un poisson dans l’eau, Jean-Chri va et vient en salle, accueillant ici, s’inquiétant de savoir si tout va bien là, s’agitant derrière le comptoir…
Alors faut-il y aller ? Oui parce que c’est la table du moment qui relève le défi du prix juste avec des formules déjeuner à 17 et 21 euros d’un bon rapport qualité-quantités-prix. Le soir, l’ambiance y est heureuse alors allez-y le coeur léger !

Le Grand Guste, 31, boulevard Notre Dame, Marseille 6e arr. Résas au 04 91 53 17 82.
Formules déjeuner 17 et 21 euros. Broche du jour : 14 euros.

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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