Restaurants en Provence

Ce Bistrot des Dames qui aurait fait tant plaisir à Georges Simenon

Bistrot des DamesIl y a toujours un restaurant pour répondre aux exigences d’une journée. Ainsi du Bistrot des Dames, rendez-vous parfait pour un déjeuner de boulot comme pour discuter avec un copain qu’on n’aurait pas vu depuis des lustres. Un bistrot, un trio composé de Sylvie Manolino et Fabienne Gaillard côté salle, Sébastien Vion côté cuisine. Voilà plusieurs années que ce triumvirat cultive un équilibre et une harmonie qui résonnent encore à la carte.

Produits de saison et régionaux y sont traités d’une façon « rassurante » et bien moins hasardeuse qu’en bien des adresses : crème brûlée foie gras et morilles braisées au vin jaune-endive croquante et fruits secs ; minestrone de pois cassés-oeufs de caille pochés croustille de parmesan ; entrecôte écossaise Aberdeen Angus cuite dans un beurre persillé et aillé, pied de cochon braisé servi en boudin maison-fricassée paysanne… Simenon estimant que « la bonne cuisine, c’est le souvenir », on dira que Vion excelle dans sa régularité, tous les repas pris chez lui au fil des ans respectant les classiques de la cuisine. La petite formule du jour proposant, outre un très engageant crostini de jambon cru et saint-marcellin au thym pesto et olive verte, une belle fricassée de volaille aux champignons de Paris-pommes grenaille et carottes, il était difficile de résister. Parfaite cuisson, jus réduits, concentration des sucs, sensations salées et viande à la belle tendreté, c’est un carton plein. Comme toujours, le chocolat ayant raison de toute raison, le chaud-froid se présente peu sucré, corsé, en ganache onctueuse, en quenelle de crème glacée surnageant sur un lait émulsionné régressif. Alors faut-il y aller ? Comme on le recommandait il y a un an, deux ans, trois ans, quatre ans… Oui car décidément on ne se lasse pas des valeurs sûres.

Le Bistrot des Dames, 34, place aux Huiles, Marseille 1er arr. ; résas au 06 99 22 25 03.
Formule déjeuner 20 € ; carte de 42 à 50 €.

 

Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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L’Isle-sur-la-Sorgue

Œuf mayonnaise. Le concours du meilleur œuf mayo  du monde s’est tenu à Paris le 14 novembre dernier. Le vauclusien Jérémi Fontin est monté sur la deuxième marche du podium, porté par un œuf fermier bio de gros calibre, cuisson en 8 minutes, « dans de l’eau très salée pour garder un jaune orangé et onctueux » révèle le chef de l’Atelier du Jardin dans le quotidien La Provence. Le grand gagnant 2023 du concours créé par l’Association de sauvegarde de l’œuf mayonnaise (Asom) est la Grande Brasserie de Bastille, à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, la recette œuf-mayo de Jérémi Fontin est proposée au restaurant à 8 € les quatre demi-œufs. L’Asom a été créée par feu le chroniqueur gastronomique et fondateur des Guides Lebey, Claude Lebey. Elle a été relancée en 2018 par quatre gastronomes avertis, soucieux de préserver et promouvoir ce monument de la cuisine bistrotière française.
• L’Atelier du Jardin, 34, avenue de l’Égalité,  84800, l’Isle-sur-la-Sorgue.

Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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