
Le gyros est une déclinaison grecque du döner kebab turc, dont la plus ancienne trace remonte à 1855. C’est aussi un très proche parent du chawarma des pays du Levant, Syrie, Liban, Jordanie et Palestine en tête. Peut-être plus « léger » chez les Grecs par l’usage du tzatziki dans la sauce, en lieu et place du tahine (purée de sésame), omniprésent dans le kebab, le gyros se résume lui aussi par une garniture de crudités (des oignons rouge, des cubes de concombre, des tranches de tomate), agrémentée par de la viande en copeaux. L’ensemble est roulé dans du pain pita et on croque dedans sans bouder sa gourmandise, en s’en mettant plein les doigts qu’on doit lécher… C’est la constituante indispensable d’un délicieux gyros.
A Marseille la phocéenne, cette adresse remuera les souvenirs de ceux qui ont eu la chance d’arpenter le Péloponnèse au moins une fois dans leur vie. Ce bouclard se compose d’un comptoir dans une salle à la décoration ultra simple faite de chaises de bois avec un alignement d’abat jour en osier tressé sur le comptoir, et une télé accrochée au mur du fond.
Pour le moment, l’entrée est interdite ; on commande sur le trottoir face à une ardoise on ne peut plus succincte : trois gyros (poulet, porc et végétarien), deux accompagnements (feuilles de vigne, salade) et les frites ont disparu de la carte. Pour plus de praticité, les prix ont été calqués sur le montant d’un ticket restaurant : 6, 8 et 10 €.
Assurément, le gyros au porc, viande salée et croustillante, est plus gourmand que sa déclinaison au poulet pour autant très bon. Si votre sandwich refroidit dans le transport, passez-le au four en mode gril 3-4 minutes, il sera délicieux. La sauce tzatziki apporte de la fraîcheur et un peu de légèreté à l’ensemble en parfait accord avec les légumes. Alors faut-il commander ses gyros au Gyros ? Oui pour leur viande croustillante, leur sauce légère et le bon équilibre entre le pain et la garniture. Oui pour le rapport qualité-prix d’un sandwich rassasiant et gourmand. Oui, enfin, parce qu’ en mordant dedans, c’est un peu de Grèce d’Asie Mineure que vous allez savourer… Et pour trinquer, pensez à la bière Mythos !
Le Gyros, 129, rue Sainte, Marseille 7e arr. Infos au 07 61 92 22 27. De 6 à 10 €. Fermé le week-end.

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
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