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Henri Di-Nola, marseillais et meilleur ouvrier de France Barman

C’était mercredi 4 février dernier, il était 18 heures. Le marseillais Henri Di-Nola, enseignant au lycée hôtelier de Marseille-Bonneveine était sacré Mof Barman. « C’est un moment magnifique car le titre de Mof barman est seulement né en 2011 », raconte ce dynamique papa de 47 ans. Déjà, le 15 octobre, les demi finales avaient réuni les 24 meilleurs barmen de France. Sélectionné, Henri s’est retrouvé confronté à 6 autres compétiteurs pour une finale au niveau très élevé.

Henri Di Nola Bis« Il y avait une épreuve écrite sur l’histoire, la culture générale et l’actualité des Mof. Nous devions ensuite créer un cocktail pour 4 personnes en choisissant nos ingrédients dans un panier composé de sirops, jus de fruits et nectars, des eaux de vie, des bières etc. Moi, j’ai travaillé sur le thème du made in France en mariant une bière blonde, du sirop de violette, du jus de Cranberry et du kirsh ». Le compétiteur devait ensuite argumenter, présenter élégamment, évoquer l’inspiration de sa composition, en bref : donner vie et corps à sa recette.
« Une autre épreuve consistait à promouvoir et servir un vin effervescent selon les règles de la sommellerie française sur le thème : 19h au bar d’un grand hôtel ». Sans parler d’un questionnaire oral sur le cognac (histoire, cépages, vieillissements) et les 40 minutes allouées pour rédiger en anglais une fiche technique sur le thème : « Une maison de champagne vous sollicite pour créer un cocktail autour de sa cuvée Fleur de Printemps ».

A la lecture des épreuves, ce titre de Mof Barman est d’un très haut niveau et on imagine sans peine la fierté qu’Henri Di-Nola éprouve à l’idée de porter une chemise au col tricolore. « Ce fut un bel exercice pour apprendre à gérer le stress et c’est un bon état des lieux de mes savoirs » lâche-t-il. Une aubaine pour le lycée hôtelier de Marseille-Bonneveine qui voit sa pédagogie reconnue…

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Aix-en-Provence

Jean-Luc Le Formal n’est plus. 2002-2022, le  plus breton des chefs provençaux a mis 20 ans dans la cité du Roy René pour gravir tous les échelons de la notoriété. Las, ce samedi 3 décembre, le cœur de Jean-Luc Le Formal a décidé de siffler la fin de la partie. Au Grand Pastis qui lui avait demandé s’il avait des regrets, Le Formal avait répondu : – Je n’en ai pas. Il faut assumer ce qui a été fait car on ne peut plus revenir dessus ». Fort de sa devise, « Profiter du moment présent à 100%, vivre et partager sa passion », Jean-Luc Le Formal a vecu pleinement pour la cuisine avec une douleur et une incompréhension : le mutisme du guide rouge à son encontre. Généreux dans le verbe et en actes, solidaire et confraternel, Le Formal tire définitivment le rideau sur son restaurant de la rue Espariat. En ces journées pénibles, chacun pensera à Yvonne sa compagne ; une cérémonie sera célébrée à Aix, jeudi 8 décembre.
Son interview au Grand Pastis.

Marseille-Cassis

EXCLUSIF. – C’est bien le chef des Roches Blanches, Alexandre Auger, qui succédera à Dominique Frérard au piano du restaurant les Trois Forts du Sofitel Marseille-Vieux-Port. Auger est arrivé à Cassis le 7 juin 2021 et devrait en partir tout début janvier 2023. Avant d’acter son départ, deux soirées seront organisées dans le 5 étoiles cassidain les 15 et 16 décembre. Le 15 décembre, Alexandre Auger et Randy Siles, chef costaricien, créateur du concept « Agro-Marino », serviront un dîner à 4 mains sur la thématique « Agro-Marino ». Le 16 décembre, le cuisinier Randy Siles s’associera cette fois au chef italien Gabriele Boffa, 2 étoiles au guide rouge, originaire du Piémont en Italie, pour un dîner à 4 mains. Valentin Fabry, chef pâtissier des Roches Blanches, quant à lui, proposera deux desserts uniques pour clore subtilement ces deux rendez-vous sur une belle note sucrée… Et dire au-revoir au chef Auger. Emule de Yannick Alléno avec qui il a travaillé au Meurice, Auger a aussi dirigé la brigade du Sofitel Faubourg, rue Boissy d’Anglas (Paris VIIIe), voisin de l’Elysée.

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Marseille

Le lycée hôtelier de Marseille Bonneveine a soufflé ses 40 bougies le 29 novembre 2022. L’établissement de formation a annoncé qu’il sera renommé du nom de Jean-Paul Passédat, décédé le mercredi 10 août dernier, à l’âge de 88 ans. Ce 29 novembre, Gérald Passédat, est venu rappeler que son père avait compté à l’époque parmi les plus fervents soutiens de la création d’un lycée hôtelier à Marseille. Le président de la région Sud, Renaud Muselier, figurait parmi les invités.

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