Restaurants en Provence

Jérôme Caprin au Ventre de l'Architecte, c'est du lourd

ventre de larchitecte 1Votre prochaine sortie : le Ventre de l’Architecte. Non, le Ventre de l’Architecte, ce n’est pas le film de Peter Greenaway mais le restaurant sis au 3e étage de la Cité Radieuse boulevard Michelet. Il y a là-bas un jeune chef, bourré de talent, qui a tâtonné pendant quelques années avant de parvenir à l’âge de raison. Jérôme Caprin est un garçon très attaché à la saisonnalité dans le genre, “je ne sers des fraises de France qu’à partir du 10 mai parce qu’avant, ça ne vaut pas le coup”… Son style ? Plutôt tradi et respectueux des convenances : il aime la bourride, les artichauts barigoule mais leur donne un coup de fouet, les travaille avec toute sa fougue et une nervosité bien palpables à 34 ans.

ventre de larchitecte 3Au final ? Un menu déjeuner incroyable : la gambas rôtie-coquillages minutes guacamole et crème de romarin illustre bien cette nouvelle restauration décomplexée. Quelques pointes d’iode, un suprême de citron à l’acidité arrondie par les oignons confit, des palourdes, coques, couteaux qui tiennent tête à la gambas frottée à la poutargue et au combawa. Un bel échange. La déclinaison de lapin-carottes ensuite aligne comme une BD, une brochette coeur-foie au vinaigre balsamique, un sublime râble farci aux rognons et coriandre fraîche, des côtes juste rôties et croustillantes comme des chips, un nem à la mloukhia que les Orientaux connaissent bien. Une assiette de très haute volée, un plat signature emblématique des ambitions de Caprin.
Un dessert ? Oubliez la tartelette rhubarbe-betterave au profit d’un très délicat macaron aux fraises girly à souhait imaginé par la chef pâtissière Céline Rouffanche.

Alors faut-il y aller ? Mais 27 fois oui car Caprin sera le chef dont on reparlera dans quelques mois alors autant dire que vous y êtes allé avant tout le monde. Et puis franchement, pour 27 euros, on ne réfléchit pas !

3e rue, immeuble Le Corbusier-la Cité radieuse, 280, bd Michelet, 8e arr. ; 04 91 16 78 23.
Menus midi : 27 € ; soir : 61 €.

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En bref

Le grand marché de la friche sera poulpesque A chaque nouvelle saison, les grands marchés mettent en vedette un produit et le lundi 7 octobre, pour la session d’automne, le poulpe fera l’objet de toutes les attentions. Ce soir-là, 40 producteurs de la région seront présents (fruits et légumes d’automne, des fromagers, viande de volaille et de bœuf, du vin et du pain, des épices et des infusions, des herbes aromatiques ainsi que du poulpe frais, séché, fumé, en conserve…)
En cuisine, Philippe Ivanez (Les Jnoun Factory / Gargantuart) cuisinier, artiste, plasticien et photographe fera chanter les supions, encornets, seiches sur sa plancha accompagnés de panisses frites nappées de black (encre de seiche, wasabi) ou orange mayo (paprika basque fumé). La brigade des grandes Tables préparera une marmite de daube de poulpe, pour rassasier les plus affamés. Au four à bois, une pizza de la mer. Au micro de Pierre Psaltis (Le Grand Pastis) et Jonah Senouillet (Radio Grenouille), on examinera le poulpe avec passion aux côtés d’invités et experts qui se succéderont à table de 18h à 20h. De 20h15 à 21h30, place au solo poulpesque et psychédélique de LpLpo, créature énigmatique qui se nourrit de courant électrique et de sons cabalistiques. Sans oublier la plongée sous-marine et lunaire avec les photos de Denis Cartet. Toutes les infos ici.

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